Nicole McLaren développe sa boîte d’abonnement axée sur les autochtones – et aide ses fournisseurs à prendre de l’expansion en même temps.

Nicole Mclaren

Lorsque Nicole McLaren a créé son petit club de lecture sur son lieu de travail, au sein d’une grande société minière de Vancouver, son objectif était de faire participer ses collègues à la réconciliation en utilisant la littérature pour les sensibiliser aux effets dévastateurs des pensionnats sur les peuples autochtones du Canada, ainsi qu’aux problèmes de société actuels.

Nicole, qui a des origines mixtes et des racines autochtones, s’est concentrée sur les auteurs autochtones pour aider ses collègues à mieux comprendre les choses. Réalisant qu’elle voulait toucher un public plus large que celui d’une seule entreprise, Nicole a créé l’entreprise Raven Reads, une boîte d’abonnement à des articles cadeaux et à des livres autochtones. En 2017, elle a lancé son entreprise depuis sa table de sa cuisine en ayant quelques abonnés seulement – et un objectif d’inspirer, d’éduquer et de créer un espace sûr pour le dialogue.

Aujourd’hui, les choses sont bien différentes. Grâce aux milliers d’abonnés et à sa portée beaucoup plus large, Nicole a pu transformer une activité secondaire en une entreprise florissante, ce qui lui a fourni des conseils précieux à transmettre. Elle agit maintenant à titre de mentor et de coach pour sa vaste chaîne d’approvisionnement d’entreprises appartenant à des Autochtones. Nicole élargit même ses activités pour y inclure des activités d’exécution des commandes. 

J’ai rencontré Nicole pour en apprendre davantage sur l’entreprise Raven Reads et sur sa mission permanente visant à soutenir et à renforcer l’économie autochtone en restant fidèle à ses valeurs et en travaillant en étroite collaboration avec sa vaste chaîne d’approvisionnement et ses investisseurs. 

 

Je sais qu’il n’est pas facile de transformer un projet qui nous passionne en une entreprise commerciale prospère. Pouvez-vous me parler des débuts de Raven Reads et de la façon dont vous avez commencé?

En arrivant dans le monde des boîtes d’abonnement, je me suis sentie un peu en retard. La plupart des grosses pointures ont démarré vers 2006 et 2007, mais aucune entreprise ne se concentrait sur les livres ou les articles cadeaux autochtones. À l’époque, je devais faire un trajet de quatre heures en bus et en train. J’ai donc augmenté mes données et passé tout ce temps à faire des recherches sur les boîtes d’abonnement et à rédiger un plan d’affaires. 

De plus, je me suis abonnée à d’autres boîtes et j’ai tout analysé – la qualité de la boîte, l’épaisseur du carton, le nombre d’articles et la façon dont ils étaient expédiés. J’ai ensuite demandé l’aide de l’entreprise Small Business BC pour résumer mes projections financières, laquelle m’a aidée à accéder à des fonds de démarrage par l’entremise d’une institution financière autochtone locale, Futurpreneur Canada, et de BDC. 

En septembre 2017, j’ai fait un prélancement, et lors du Cyberlundi, j’ai été interviewée par l’émission Unreserved de la CBC Radio. Du jour au lendemain, nous sommes passés de 20 à 200 abonnés. 

À cette époque, vous aviez une idée très précise – une boîte d’abonnement contenant un livre et deux cadeaux par période – et maintenant, vous travaillez pour encadrer, soutenir et promouvoir votre propre chaîne d’approvisionnement d’entreprises appartenant à des Autochtones. L’entreprise a-t-elle évolué dans cette direction de manière organique?

L’entreprise Raven Reads, qui représentait au début la quintessence de la boîte à outils pour la réconciliation, s’est transformée en une plateforme destinée à promouvoir les auteurs et les entrepreneurs autochtones, et ce changement s’est fait de manière organique. 

J’ai toujours été consciente du risque de me heurter à un mur en matière de capacités de fabrication des fournisseurs. Les fournisseurs ne manquaient certainement pas, et bon nombre d’entre eux faisaient preuve d’une plus grande créativité dans leurs offres. Cependant, il y a environ deux ans, j’ai commencé à réfléchir à la possibilité de développer une intégration plus verticale tout le long de la chaîne d’approvisionnement. Il s’agissait d’une approche de gestion des risques. Au cours des 18 derniers mois, nous avons examiné la façon de mettre en place un système plus intégré qui soutiendra les fournisseurs et nous aidera à diversifier et à faire croître notre entreprise. 

En ce qui concerne l’encadrement, nous aidons nos fournisseurs sur le plan des pratiques exemplaires pour la croissance, de la vente en gros, de l’expédition et de l’emballage, entre autres choses. Certains de nos fournisseurs sont devenus des amis proches, et nous essayons également de leur proposer des idées concernant les produits. Par exemple, SheNative est une créatrice et fabricante d’articles de maroquinerie qui est située à Saskatoon, et nous travaillons actuellement avec elle en vue d’élaborer un produit personnalisé qui sera exclusif à Raven Reads. Je suis toujours à la recherche d’occasions de collaboration comme celle-ci. 

“Du point de vue du consommateur, nous offrons certainement un moyen pratique d’accéder à des produits authentiques. Je sais qu’au cours de la dernière année, on a pris conscience de l’importance de vérifier l’origine des produits et de savoir qui les produit.”

Je suppose que les consommateurs utilisent votre boîte d’abonnement comme un moyen d’en apprendre davantage sur les entreprises et les produits appartenant à des Autochtones. Pouvez-vous surveiller le comportement des consommateurs pour voir si la boîte favorise la croissance des ventes de vos fournisseurs?

Nous sommes en train d’examiner la façon dont nous pourrions surveiller la boucle de rétroaction. Ce mois-ci, nous inclurons dans la boîte un code de réduction unique pour chacun de nos fournisseurs. Ainsi, si vous aimez quelque chose qui se trouve dans la boîte de ce mois-ci, vous pourrez utiliser le code pour acheter d’autres produits sur le site Web, et nous pourrons commencer à faire le suivi des ventes de manière plus quantitative. Nous savons que nous contribuons à faire connaître les marques et les auteurs autochtones. 

Du point de vue du consommateur, nous offrons certainement un moyen pratique d’accéder à des produits authentiques. Je sais qu’au cours de la dernière année, on a pris conscience de l’importance de vérifier l’origine des produits et de savoir qui les produit. Nous fournissons cette transparence afin que nos abonnés sachent qu’ils peuvent faire confiance aux produits que nous offrons. 

De nombreuses organisations lancent des programmes de diversité des fournisseurs dans le cadre de leur engagement à l’égard de la diversité, de l’équité et de l’inclusion. Pensez-vous que ces programmes pourraient avoir un impact? 

Je pense certainement que ces programmes pourraient avoir un impact. Toutefois, d’après les observations que j’ai faites en travaillant avec d’autres femmes autochtones essentiellement au Canada, je constate un certain fossé entre l’offre et la demande en ce qui concerne les programmes de diversité des fournisseurs. 

De nombreux fournisseurs souhaitent y participer, mais il y a un retard dans les mesures d’orientation et de soutien qui sont mises en place pour leur permettre de fabriquer des produits susceptibles d’être demandés par un grand nombre de ces programmes. De plus, si un fournisseur a un produit susceptible d’entrer dans cette catégorie, il ne disposera peut-être pas de la capacité de fabrication ou du capital requis afin de produire les quantités nécessaires pour passer les commandes. 

Selon vous, quelle est la solution à ce problème?

Il faudra davantage de financement. Il existe beaucoup de financement pour aider les gens à démarrer leur entreprise, mais je vois beaucoup de collègues et de fournisseurs qui sont en situation d’attente. Ils ne peuvent pas profiter de ces possibilités de mise à l’échelle massive en raison du manque de capitaux pour obtenir le matériel nécessaire à cette fin, ou parce que la perturbation de la chaîne d’approvisionnement entrave leur capacité à obtenir des matériaux d’emballage ou des matières premières. Par conséquent, ils sont sollicités par les acheteurs qui veulent obtenir différentes choses, mais ils doivent refuser leurs demandes. 

Je sais que vous avez obtenu des fonds dès le début, y compris de BDC, pour lancer Raven Reads. Avez-vous éprouvé des difficultés à trouver d’autres sources de financement pour votre entreprise?

À mon avis, il est beaucoup plus facile de trouver des fonds de démarrage. Lorsque vous êtes en phase de croissance, vous devez prendre des décisions importantes quant à vos besoins de financement et au type de financement le mieux adapté à ces besoins. 

Pour moi, l’examen des options dilutives a été une grande courbe d’apprentissage – c’est quelque chose que je ne connais pas très bien. Selon mon expérience, l’investissement en actions est encore assez nouveau pour les femmes autochtones propriétaires de petites entreprises. L’idée de renoncer à une partie de ce que l’on possède peut être assez intimidante. Plus vous en verrez, plus ce sera facile pour vous et moins vous aurez peur. Le fait de se mettre au travail et d’apprendre comment cela fonctionne constitue un investissement en temps. 

“En tant que propriétaire d’une marque axée sur les impacts, je recherche des investisseurs axés sur les impacts, des partenaires qui cadrent avec nos valeurs.”

Je comprends que vous êtes actuellement à la recherche d’une autre ronde de financement. Quelles sont les prochaines étapes pour Raven Reads en termes de plans de croissance?

Nous étudions actuellement la manière d’assurer l’expansion de l’entreprise Raven Reads. Nous avons des exigences opérationnelles, et nous devons innover et nous améliorer afin d’y répondre. La pandémie nous a finalement obligés à quitter notre sous-sol en octobre dernier, et nous avons déménagé dans un entrepôt – lequel est déjà devenu trop petit pour nous. 

Nous avons un plan de croissance ambitieux pour Raven Reads afin d’occuper une plus grande place sur le marché nord-américain du commerce électronique par abonnement. En même temps, nous cherchons également à lancer un réseau logistique entièrement intégré pour les marques autochtones et les autres marques sous-représentées de l’Ouest canadien. Ce réseau comprendra un entrepôt de 100 000 pieds carrés, une fabrication en sous-traitance, et une entreprise de logistique ici en Colombie-Britannique. Il est donc certain que nous avons des besoins en capitaux importants. 

De mon côté, je tente de mobiliser des fonds simultanément pour ces deux aspects. Nous voulons pouvoir répondre aux besoins de Raven Reads et de ses fournisseurs en matière de logistique et d’exécution des commandes, tout en proposant une composante de fabrication en sous-traitance qui permettrait aux clients de confier la production de leurs produits à une entreprise appartenant à des femmes autochtones. Cela leur permettrait de produire des quantités plus importantes et de pouvoir ainsi tirer parti des commandes des grands détaillants. 

En tant que propriétaire d’une marque axée sur les impacts, je recherche des investisseurs axés sur les impacts, des partenaires qui cadrent avec nos valeurs. 

Grâce à votre entreprise, vous êtes devenue mentor pour de nombreuses autres femmes entrepreneurs autochtones. Quels conseils leur donnez-vous généralement lorsque vous les encadrez?

J’ai l’impression que les femmes entrepreneurs autochtones ont tendance à être timides lorsqu’il s’agit de formuler leurs objectifs les plus ambitieux, que ce soit en raison de leur culture ou de la façon dont elles ont été élevées. Elles hésitent à dire « Je voudrais créer une entreprise de plusieurs millions de dollars », et le fait de parler de « sorties » peut aussi les rendre mal à l’aise. Je les encourage donc à être plus transparentes, à planifier leur croissance et à accepter d’être des propriétaires d’entreprises ambitieuses. Je trouve également que bon nombre d’entre nous cherchent à offrir une vaste gamme de produits, et mon conseil serait de ne pas trop vous éparpiller en ce qui concerne la diversité de votre offre de produits. Vous devriez plutôt vous concentrer sur l’établissement d’une offre de produits de base et de le faire vraiment bien.

En parlant d’une offre de produits de base, votre engagement à présenter des livres en tant que principale composante d’une boîte d’abonnement de Raven Reads s’est-il affaibli au fil du temps? Je suis également curieux de savoir comment vous choisissez les livres et les auteurs à présenter. 

Le livre demeure le fondement de Raven Reads car il permet d’apporter un apprentissage concret et d’accroître la sensibilisation. J’ai lancé la boîte dans la foulée de la publication des rapports de la Commission de vérité et réconciliation, et l’appel à l’action a été immédiat. Le livre de Tanya Talaga intitulé Seven Fallen Feathers est le premier que nous avons choisi, car il s’agissait d’un livre essentiel pour lancer le projet. Depuis ce temps, nous n’avons pas choisi beaucoup d’œuvres non romanesques. Nous recherchons toujours des livres qui ont été publiés au cours des 90 derniers jours afin d’éliminer le risque qu’ils aient déjà été achetés, et nous essayons de rester à l’affût des nouveautés des auteurs autochtones canadiens et américains. 

Pour les personnes qui commencent leur aventure dans la littérature autochtone, quels sont les cinq livres les plus importants que vous leur recommandez de lire en premier?

Mon étagère est remplie de livres que je recommande, mais les cinq livres suivants sont particulièrement bouleversants. In Search of April Raintree de Béatrice Mosionier, Indian Horse de Richard Wagamese, Birdie de Tracey Lindberg, The Break de Katherena Vermette. Et, bien sûr, Seven Fallen Feathers, que je recommande toujours comme un bon point de départ. 

Q et R: Katell Burot, la PDG et cofondatrice de Carrément Tarte a choisi ses priorités: la santé de ses employés et de ses fournisseurs avant tout et malgré les circonstances difficiles dans laquelle elle navigue.

Katell Burot

Katell Burot est cofondatrice et PDG de Carrément Tarte, une entreprise de transformation alimentaire primée et en pleine croissance, spécialisée dans la fabrication de produits gastronomiques prêts à garnir et prêts à servir. Comptable professionnelle agréée en France et au Canada avant de se lancer dans son aventure entrepreneuriale, Katell s’engage désormais dans le développement du secteur agroalimentaire, travaillant à bâtir son entreprise et à changer l’image et la perception de l’industrie.

 

Comment avez-vous géré les finances de votre entreprise pendant la pandémie?

L’arrivée de la pandémie a fait peser beaucoup d’incertitudes : pertes de certains marchés (la restauration), ralentissement de notre croissance et mise sur la glace de notre projet d’agrandissement, risque sur plusieurs comptes clients à recevoir. L’approche a tout de suite été réactive au niveau du cash-flow. Quelle est le risque pour les 3 prochains mois, y-a-t-il des facilités dont nous pourrons bénéficier? Le partage entre entrepreneur a été clé dans cette période, pour partager les bons et mauvais coups. Nous avons utilisé les possibilités de financement qui se sont offertes à nous : prêt d’urgence, moratoire…Heureusement pour nous, les effets des premières semaines se sont rapidement estompés au profit d’une croissances des affaires sur le marché du détail et des épiceries en ligne.

Votre approche des ventes et du marketing a-t-elle changé? 

Nous avons en effet recentré l’ensemble de nos ventes sur le marché des épiceries, et à l’intérieur de celui-ci avons fait grandir nos partenariats avec des joueurs de l’épicerie en ligne. La stratégie était simple, puisque le développement des affaires et le démarchage traditionnel, via les visites de magasin, n’était plus possible, concentrons-nous à faire grandir nos partenaires actuels. Malheureusement ce recentrage nous a obligé à mettre certaines de nos forces de travail à temps partiel. 

Nous avons aussi participé à de nombreuses initiatives de plateforme de ventes en ligne. Certaines avec plus ou moins de succès, il faut avouer…chaque jour une nouvelle plateforme apparaissait ! Aujourd’hui, il ne reste pas beaucoup de ces initiatives encore actives. Mais cela a initié la réflexion de la vente en ligne au sein de l’entreprise.

Quel rôle la technologie a-t-elle joué dans votre entreprise pendant cette période? 

E-commerce, E-commerce, E-commerce…le maitre mot du tournant qu’à fait prendre la pandémie aux entreprises de la transformation alimentaire. Carrément Tarte suit cette tendance, après avoir procédé à une planification stratégique, nous travaillons actuellement à la mise en place d’un site transactionnel et d’une stratégie digitale, qui viendra s’intégrer à notre modèle d’affaires de manufacturier. 

Comment avez-vous préservé votre moral (et celui de votre équipe)?

Définitivement, « care/porter attention » est le mot qui décrit le plus l’état d’esprit de ces mois tumultueux! Porter attention à nos employés, qui attendaient des gestes forts pour répondre à une certaine anxiété. Carrément Tarte comme transformateur alimentaire n’a jamais arrêté ses opérations.  Porter attention à nos clients, dont certains en restauration, ont vécus des mois extrêmement difficiles. Porter attention à nos fournisseurs qui subissaient des arrêts d’approvisionnements, des réductions de main d’œuvre. Et pour finir, porter attention à nous en tant qu’entrepreneur! On est des tout-terrains, la gestion de crise nous apporte de l’adrénaline…mais nous ne sommes pas tous égaux dans cet environnement.  

Quel conseil donneriez-vous aux entrepreneurs de votre secteur aujourd’hui?

Mon mantra depuis le début de notre aventure est « make-it happen! ». Il n’appartient qu’à nous de réaliser notre rêve. Évidemment, c’est un peu comme faire l’équilibriste, car nous savons tous qu’il faut aussi avoir une dose de réalisme er de pragmatisme. Une chose est sure par contre, il ne faut pas écouter tout le monde et encore mois au début. Les bonnes idées et les opportunités n’existent que parce qu’elles ne sont pas vues par tout le monde justement!  

Q&A: Katell Burot, CEO of Carrément Tarte, put the health of her employees and vendors first when navigating difficult circumstances.

Katell Burot

Katell Burot is the Co-Founder and CEO of Carrément Tarte, an award winning and fast-growing food processing company specializing in the manufacturing of ready-to-garnish and ready-to-serve gourmet food products. A professional Chartered Accountant in both France and Canada before embarking on her entrepreneurial journey, Katell is now committed to the development of the agri-food sector, working to build her business and change the image and perception of the industry

 

How have you managed your business finances through the pandemic?

The onset of the pandemic created many uncertainties: Losses in certain markets (the restaurant industry), the slow down in our growth, the shelving of our expansion project, and the risk to a number of accounts receivable. The approach was immediately reactive to cash flow. What was the risk for the next three months? Were there any facilities we could take advantage of? Entrepreneurial sharing was key during this period, to share the good and the bad. We used the financing opportunities available to us: an emergency loan and moratorium. Luckily for us, the effects of the first few weeks quickly diminished in favour of business growth in the online grocery and retail markets.

Has your approach to sales and marketing changed? 

We refocused all our sales efforts in the grocery market, and in that market grew our partnerships with online grocery players. The strategy was simple: business development and traditional canvassing through store visits are no longer possible, so let’s focus on growing our existing partnerships. Unfortunately, this change in focus forced us to put some of our workforce on part-time hours. 

We also participated in numerous online sales platform initiatives. Admittedly, some with varying degrees of success — every day a new platform emerged! Today, few of these initiatives remain active, but this did stimulate thinking about online sales in the company.

How has technology played a role in your business during this time? 

E-commerce, e-commerce, e-commerce — the key word for the new direction that the pandemic is leading food processing companies to take. Carrément Tarte is following this trend. After having engaged in strategic planning, we are currently working on implementing a transactional site and a digital strategy, which will be incorporated in our manufacturing business model. 

How have you managed your mindset (and that of your team)?

“Care” is definitely the word that best describes our mindset during these tumultuous months! Care for our employees, who were waiting for strong action to address a degree of anxiety. As a food processor, Carrément Tarte never stopped operating. Care for our customers, some of whom are in the restaurant business, who experienced extremely difficult months. Care for our suppliers, who were experiencing supply disruptions and workforce reductions. And, lastly, care for us as entrepreneurs! We’re all-terrain vehicles — crisis management gives us adrenaline, but we’re not all equal in this environment.  

What’s the one piece of advice you’d give to all entrepreneurs in your industry today?

My mantra since the beginning of our adventure has been “make it happen!” It’s up to us to make our dream a reality. Of course, it’s a bit of a balancing act, because we all know that a dose of realism and pragmatism is also necessary. One thing is for sure though: You shouldn’t listen to everyone, especially at the start. Good ideas and opportunities only exist because not everyone sees them! 

Nicole McLaren is scaling her Indigenous-focused subscription box — and helping to grow her suppliers along with it.

Nicole Mclaren

When Nicole McLaren began her small workplace book club in a large mining company in Vancouver, her goal was to engage her co-workers in reconciliation — using literature to educate them on the devastating impact residential schools had on Indigenous people in Canada, and the societal issues present today.

Nicole, who is of mixed heritage and Indigenous roots, focused on Indigenous authors to help her co-workers gain understanding. Realizing she wanted to reach more broadly than one company, Nicole developed Raven Reads, an Indigenous literature and giftware subscription box. She launched from her kitchen table in 2017 with just a handful of subscribers — and an aim to inspire, educate, and create a safe space for dialogue.

Today things look quite different. With thousands of subscribers and a much broader reach, her experience growing a side-hustle into a thriving venture has provided her with invaluable advice to share. Nicole has become a coach and mentor to her vast supply chain of Indigenous-owned businesses. She’s even expanding into fulfilment operations. 

I sat down with Nicole to learn more about Raven Reads and her on-going mission to support and elevate the Indigenous economy by staying true to her values and working closely with her extensive supply chain and investors. 

 

I know it’s not easy to turn a passion project into a successful business venture. Can you tell me about the early days of Raven Reads and how you got your start?

Coming into the subscription box world, I felt a bit late to the game. Most of the heavy hitters got their start around 2006 and 2007, but there was nothing with a focus on Indigenous books or giftware. I had a four-hour commute by bus and train at the time, so I jacked up my data and spent all of that time researching subscription boxes and writing a business plan. 

I subscribed to other boxes and analyzed everything — the quality of the box, the thickness of the cardboard, the number of items, and the way they were shipped. I then sought help from Small Business BC to wrap up my financial projections, and they helped me access start-up funds through a local Aboriginal financial institution, Futurpreneur Canada, and BDC. 

I did a soft launch in September 2017, and on Cyber Monday I was interviewed by CBC Radio’s Unreserved. We went from 20 subscribers to 200 overnight. 

At that time it was still a very focused idea — a subscription box with one book and two gifts per season — and now you’re doing work to coach, support, and promote your own supply chain of Indigenous-owned businesses. Did the business evolve in that direction organically?

Raven Reads started as the quintessential reconciliation toolkit and it has evolved into a platform for amplifying Indigenous authors and entrepreneurs — and that shift was organic. 

I was always aware of the risk that I would hit a bit of a wall in terms of suppliers’ manufacturing capabilities. There was certainly no shortage of suppliers out there, and many were getting more creative with their offerings, but about two years ago I started to think about integrating more vertically throughout the supply chain. It was a risk management approach. What we’ve been examining over the past year and a half is how do we build out a more integrated system that supports suppliers and supports us to grow and diversify. 

In terms of coaching, we help our suppliers with best practices for growth, wholesale, shipping and packaging, among other things. Some of our suppliers have become close friends and we try to offer suggestions on product ideas as well. One example, SheNative, is a leather goods designer and manufacturer from Saskatoon and we’ve actually been working with her on a custom product that will be exclusive to Raven Reads. I’m always looking for collaborative opportunities like this. 

“From the consumer perspective, we certainly offer a convenient path to accessing authentic products. I know over the past year there’s been a heightened sense of fact checking where products come from and who is actually behind them.”

I imagine consumers use your subscription box as a way to learn more about Indigenous-owned businesses and products. Are you able to track consumer behaviour to see if the box drives sales for your suppliers?

We are in the process of looking at how we can track the feedback loop. This month we’ll be including a unique discount code for each of our suppliers in the box. So, if you like something in this month’s box, you can use the code to buy more goods from their website, and we’ll be able to start tracking sales in a more quantitative way. We do know that we are helping to raise awareness of Indigenous brands and authors. 

From the consumer perspective, we certainly offer a convenient path to accessing authentic products. I know over the past year there’s been a heightened sense of fact checking where products come from and who is actually behind them. We offer that transparency, so our subscribers know they can trust the products we include to be authentic. 

Many organizations are launching supplier diversity programs as part of their commitment to diversity, equity and inclusion. Do you see these programs making an impact? 

Certainly, I can see these programs making an impact — but in my observations of working with other Indigenous women primarily across Canada, I see a bit of a gap between supply and demand when it comes to supplier diversity programs. 

There are a lot of suppliers keen to participate, but there’s a lag in terms of guiding and supporting them to be manufacturing products that are likely to be in demand by a lot of these programs. And, if they do have a product that’s likely to fall into scope, they may not have manufacturing capability or capital to produce in volumes needed to take on the quantity required to make the purchase orders.  

What do you see as the solution for this?

What’s needed is more funding. There’s a lot of funding to get people started, but I see a lot of colleagues and suppliers who are in a holding pattern. They can’t take advantage of these massive scaling opportunities because of the lack of capital to get the necessary equipment to do that, or because supply chain disruption is hindering their ability to get packaging or raw materials. So they’re getting approached by buyers for various things and having to turn them down. 

I know you accessed funding early on, including some from BDC, to launch Raven Reads. Have you faced challenges getting funding beyond that?

It’s much easier to find start-up funds, in my opinion. When you’re in the growth stage, you have to make some big decisions around what you need the funding for and what type of funding would be best for that type of need. 

For me, looking at dilutive options has been a big learning curve — it’s something I don’t know much about. In my experience, equity investment is still fairly new to Indigenous women small business owners. The idea of giving up a piece of something you own can be quite intimidating. The more you see out there, the easier it will be and it will become a little less scary. It’s an investment of time to put yourself out there and learn in order to find out how it works. 

“As an impact driven brand, I’m looking for impact-driven investors, partners who are aligned with our values.”

I understand you’re currently looking to raise another round of funding. What’s next for Raven Reads in terms of plans for growth?

We are currently looking at how to scale Raven Reads. We have operational demands and we need to innovate and improve in order to meet those. The pandemic did finally force us out of my basement last October, and we moved into a warehouse — which we’ve already outgrown. 

We have an ambitious growth plan for Raven Reads to take up a bigger space in the North American subscription e-commerce market. In the same breath, we are also looking to launch a fully-integrated logistics network for Indigenous and other underrepresented brands from Western Canada, which will include a 100,000 square foot warehouse, contract manufacturing, and logistics venture here in BC. So, we definitely have big capital needs. 

What I’m doing is simultaneously raising funds for both. What we want to be able to do is support the logistics and fulfilment needs of Raven Reads as well as our suppliers, while also offering the component of contract manufacturing that would allow clients to outsource their product production to an Indigenous-owned, women-owned business. This would make it possible for them to produce higher volumes and therefore be able to capitalize on purchase orders from major retailers. 

As an impact driven brand, I’m looking for impact-driven investors, partners who are aligned with our values. 

Through your business you’ve become a mentor to many other Indigenous women entrepreneurs. What advice do you typically share when coaching them?

I feel like Indigenous women entrepreneurs, whether it’s cultural or the way we are raised, tend to be shy about articulating our most ambitious goals. There’s a hesitancy to say, ‘I want to build a multi-million-dollar business’ and talking about exits can also feel awkward. So, I encourage them to be more transparent, to plan for growth, and to come to terms with being ambitious business owners. I also find many of us chase broad product offerings, and my advice would be to not spread yourself too thin in terms of the diversity of your offering — to instead focus on establishing a core product offering and doing that really well.

Speaking of core product offering, has your commitment to featuring books as the main component of a Raven Reads box wavered over time? Also, I’m curious, how do you go about choosing books and authors to feature? 

The book is still the foundation of Raven Reads, because that’s where the concrete learning and awareness building happens. When I launched the box, it was on the heels of the release of the Truth and Reconciliation Commission Reports, and the call to action was immediate. We went with Seven Fallen Feathers by Tanya Talaga as our first book because it was a critical book to kick things off. We have not done a lot of non-fiction since. We always look for books that have been released in the last 90 days to help eliminate the risk that they’ve already been purchased, and we try to stay ahead of what’s coming up from Canadian and American Indigenous authors. 

For those beginning their Indigenous literature journey, what are the top five books you’d recommend people start with?

My bookshelf is filled with books I’d recommend, but these five are especially poignant. In Search of April Raintree by Beatrice Mosionier, Indian Horse by Richard Wagamese, Birdie by Tracey Lindberg, The Break by Katherena Vermette. And, of course, Seven Fallen Feathers, which I always recommend as a good place to start.  

Q&A: Natalie Dusome, founder and designer of Poppy & Peonies, is making life easier (and more stylish) for moms.

Natalie Dusome

Natalie Dusome is the founder and designer of Poppy & Peonies, a sustainable, functional Canadian accessory brand named after her daughter Poppy. With dreams of becoming a fashion designer since she was a young girl, Natalie founded her brand in response to a direct personal need of hers: Functional accessories that could accommodate being a new mom. Confident she wasn’t alone in that need, Natalie created Poppy & Peonies to design practical pieces that would help other women navigate motherhood a little easier and much more stylishly. Since the brand’s formation, Natalie has appeared on Dragons’ Den and Poppy & Peonies continues to grow rapidly, collaborating with other brands and influencers in the process. 

 

How have you managed your business finances through the pandemic?

COVID really affected our business — we had to examine our entire business model and pivot quickly to survive. We had to preserve cash flow and lean out on all aspects of the business, from our marketing spend to our inventory purchasing. We participated in and were very grateful for the government programs available, including wage subsidy, rent subsidy, Métis Business Recovery Financing loan, and the Canada Emergency Business Account (CEBA) loan. We didn’t want to take on any more debt, but we couldn’t turn down the forgivable portion of these loans — especially when we really needed the cash flow to offset the slowdown in sales. These funds came in handy to optimize our website and get in front of our audience who was now spending more time online shopping.

Has your approach to sales and marketing changed? 

Social media platforms play a huge role in how we connect with our customers. As a brand, we had to get crystal clear on our brand values so we could connect with our customers on a deeper level. Our marketing strategy has definitely shifted since COVID. Video content has never been more important, especially since Instagram is competing with Tik Tok and is no longer a photo sharing platform, but an entertainment platform. We had to get more comfortable in front of the camera talking to our customers on Instagram stories and creating videos and reels. We also launched an affiliate program where we could partner with, empower, and reward brand ambassadors for creating and sharing user generated content. 

How has technology played a role in your business during this time? 

We made the decision a year ago to have our entire team work remotely permanently. Women need more flexibility in the workplace to juggle the new, ever evolving landscape of school, work, kids’ activities, and trying to balance it all. Our team is more productive and much happier working from home. Having a remote team requires technology to keep us connected; we use a number of software tools for that. We use Shopify and a ton of apps to optimize our website. We also switched our bookkeeping to cloud accounting, which means less paperwork, more efficiency, and better monthly finance reporting.

How have you managed your mindset (and that of your team)?

As a company, we really try to focus on the silver linings of COVID. We believe in gratitude, and express it regularly to our community of customers and our team. When you come from a place of gratitude there is so much to be thankful for, so the energy is high and positive. We believe in a growth mindset, always learning new ways to work and optimize the business, and new ways to grow — this keeps us curious and sharp. 

For personal care, I really value meditation. I try to squeeze in one or two five-minute sessions a day; it resets my mind. Time blocking has really helped with my productivity. Instead of bouncing around between five different tasks, I’ve learned to focus on one task at a time. This allows me to get into a flow and produce a higher quality result. I’m also learning that rest is productive — our brains do a lot of problem solving when they’re resting, so now, instead of burning the midnight oil, I go to bed. 

What’s the one piece of advice you’d give to all entrepreneurs in your industry today?

This year, I got a mentor and it’s changed everything. She’s someone who really inspires me; she’s in my industry and is where I want to be. She’s also a mom, a CEO, and is running a huge online Canadian brand, and the advice she gives me is like gold, because she’s been there and done it. My advice would be to find a mentor in your industry who inspires you and is where you want to be. You’ll probably talk yourself out of it by thinking, they’re too busy — why would they want to help me? But be bold, reach out, and just ask and see if they’re interested; 30 minutes once or twice a month isn’t a lot to ask, and it’s rewarding for them too.  

My other advice is to get clear on your business goals. Write them down, hang them in front of you, look at them every day, and ensure every step you’re taking that day is getting you closer to that goal. 

Lastly, get out of your comfort zone as a business. The opportunities that gave me the biggest rewards were the ones that scared the shit out of me the most — like going on Dragons’ Den or collaborating with Jillian Harris. Get comfortable being uncomfortable; that’s where the growth happens. 

Q&A: Nicole McLaren, founder of Raven Reads, guided her Indigenous subscription box business through supply-chain challenges.

Nicole Mclaren

Nicole McLaren is an award winning Métis entrepreneur from British Columbia and Saskatchewan. Combining her passion for supporting Indigenous entrepreneurs and leveraging her extensive knowledge of industry supply chains and economic development, Nicole was able to turn a small book club into Raven Reads, the world’s first Indigenous subscription box. With thousands of subscribers across Canada, the U.S., and Europe, Raven Reads continues to grow at a rapid rate while giving back to local communities. Through the success of the business, Nicole has been able to invest over $400,000 back into the Indigenous economy and over $2,000 to literacy programs for Indigenous youth and children.  

 

How have you managed your business finances through the pandemic?

The pandemic really impacted our supply chain and ability to ship and receive products. To adjust to this, we sought out additional cash (debt) to support purchasing our raw materials earlier, allowing us to assemble our packages and ship them to customers sooner to meet our deadlines. We accessed term loan options that were offered as a result of the pandemic through our local Aboriginal Financial Institution (AFI) and via Futurpreneur. While we have increased our debt burden, we had the advantage of going into the pandemic with a fairly low debt load.

Has your approach to sales and marketing changed? 

As an online business, we have not had to make any major changes to our approach to reaching our customers. Our current approach includes a blend of paid social media advertising, organic social media engagement, email marketing, and partnerships or collaborations. For example, this year we partnered with Pow Wow Pitch to host the execution of their annual mailer box featuring products curated from past and present pitch participants. This year, we have begun to focus more on our email marketing strategy and reducing our dependence on paid advertising. This is to reduce our marketing costs and reduce our dependency on specific social media platforms.

How has technology played a role in your business during this time? 

While the pandemic did not necessarily impact our usage of technology, Raven Reads relies heavily on technology to handle our transactional activities with customers, such as taking their orders and handling order fulfillment. We are also a team that is 70% virtual and technology is what allows us to communicate and collaborate on tasks and company objectives. We are currently seeking capital to assist us in boosting our use of technology and enhance our website and e-commerce functionality. Heading into 2022, we will leverage technology better and develop digital products that not only complements our physical product, but provides an enhanced ongoing experience for our subscribers.

How have you managed your mindset (and that of your team)?

I had a baby 18 months ago and continued to operate my business throughout the entire time of having a newborn and homeschooling my older daughter. To manage all of this, I have had to employ working in blocks of time and compartmentalizing my priorities each day. I work around nap times and do what I can later in the day. I make sure I take time for myself and always get plenty of sleep when I can. I engage regularly with my team as they are what keeps me going — and they make sure I keep moving forward and continue to innovate. I also have a strong network of like-minded entrepreneurs who I can rely on if I am stuck or struggling to overcome seemingly impassable barriers in business. I keep sane by keeping busy and focus on keeping my family running. And when everyone goes to sleep, I take time for myself and enjoy a good (fictional) book or TV show.

What’s the one piece of advice you’d give to all entrepreneurs in your industry today?

Being an entrepreneur, or working for yourself, is very different from working a nine-to-five job for an employer. You are responsible for setting your schedule, and no one is there to tell you if you are doing a good or bad job. We often leave day jobs thinking we will have this newfound freedom and not have to work as much. This is somewhat of a falsehood — especially if you are entering an aggressive growth stage of your business. Be sure that you have a support network around you to help on your new journey. Because you don’t have someone else to set the expectation around your work, you can be prone to overworking. It is entirely up to you to set boundaries, set expectations, and ensure you employ a practice to take care of yourself while also keeping your business moving forward.

Q et R : Priya Chopra, fondatrice et PDG de 1Milk2Sugars, a créé l’une des entreprises de relations publiques ayant connu la croissance la plus rapide au Canada.

Priya Chopra

Priya Chopra est la fondatrice et directrice générale de 1Milk2Sugars, une agence de communication bilingue spécialisée dans le marketing numérique et les relations publiques pour les marques de style de vie. Lancée en 2012, cette agence primée dispose désormais de bureaux à Montréal et à Toronto, et au cours des deux dernières années à peine, a connu une croissance de plus de 200 %. Ardente défenseure de l’égalité, en novembre 2020, Priya a lancé son initiative la plus ambitieuse : Double shot, une division de gestion des talents visant à mieux faire entendre la voix des PANDC et des personnes sous-représentées dans le secteur de marketing de style de vie.

 

Comment avez-vous géré les finances de votre entreprise pendant la pandémie?

La pandémie a démontré la nécessité pour les entreprises de se préparer à diverses situations financières, et 1Milk2Sugars ne fait pas exception. 

Avec l’aide de nos partenaires financiers, nous examinons régulièrement nos objectifs et établissons des prévisions financières pour nous aider à allouer nos ressources. Ce processus, couplé à notre budget annuel, fournit une vue d’ensemble de nos finances et nous indique comment nous évoluons par rapport à nos estimations. 

De plus, nous avons également obtenu un financement abordable qui a considérablement augmenté notre fonds de roulement. La sécurité financière est essentielle pour nous permettre d’accepter davantage de clients, de réaliser des campagnes et de pouvoir faire face aux périodes d’inactivité. Ce financement a également été crucial pour nous aider à lancer notre nouvelle entreprise, Double shot, en sachant que notre situation financière était solide. Le maintien d’une source stable de capitaux restera une priorité pour 1Milk2Sugars tout au long de la pandémie et au-delà.

Votre approche des ventes et du marketing a-t-elle changé? 

Nous avons la réputation d’offrir un service à la clientèle inégalé dans le secteur. L’attention que nous apportons à nos clients et les résultats que nous obtenons ont renforcé le marketing de bouche à oreille, au point que notre activité est désormais principalement basée sur les recommandations. Alors que nous effectuions autrefois des visites de représentant pour promouvoir notre entreprise, ce sont les clients qui viennent désormais à nous! 

Toutefois, nous ne prenons pas notre succès pour acquis. Nous mettons en pratique ce que nous prêchons et utilisons un bon nombre des techniques de valorisation de la marque que nous appliquons à nos clients. Par exemple, nous avons un responsable des relations publiques spécialement chargé d’assurer la couverture de nos agences dans les médias spécialisés, du milieu des affaires et du style de vie. De plus, nous recherchons les occasions de faire preuve de leadership éclairé qui mettent en valeur notre expertise en matière de communication de marque. 

Pour renforcer notre réputation et notre position auprès de notre clientèle cible, nous postulons régulièrement à des prix qui mettent en lumière notre activité et notre travail. Par exemple, notre agence a été désignée comme l’une des entreprises à la croissance la plus rapide du Canada selon la Growth List 2020, et nous sommes certifiés Great Place to Work®. Nous avons reçu des distinctions du secteur d’activité, notamment un prix d’excellence en communication de la SCRP qui reconnaît nos réalisations en matière de promotion de la diversité et de l’inclusion, ainsi qu’un prix PR Daily qui reconnaît l’excellence en matière de journalisme de marque et de création de contenu. Sur un plan personnel, j’ai récemment été nommée Leader inspirante de l’année par un grand magazine d’affaires canadien. 

Dans le cadre de notre stratégie marketing, nous mettons activement à jour notre blogue, « No Filter », en y ajoutant des informations et des perspectives utiles sur le milieu de la communication de marque. Nous distribuons également deux bulletins d’information destinés aux abonnés, l’un pour 1Milk2Sugars et l’autre pour Double shot, et nous maintenons de solides profils de médias sociaux pour les deux agences. 

Tous ces facteurs fonctionnent conjointement dans le but de faire de 1Milk2Sugars la meilleure agence de marketing numérique et de relations publiques pour répondre aux besoins de nos clients.

Quel rôle la technologie a-t-elle joué dans votre entreprise pendant cette période? 

En tant qu’agence de marketing numérique, la technologie est au cœur de notre activité, qu’il s’agisse de la surveillance et de l’analyse des médias, de la gestion du contenu ou de la diffusion d’informations. Ces systèmes logiciels nous permettent d’optimiser nos services et de rationaliser nos flux de travail afin de garantir que nos clients tirent le meilleur parti de leur budget marketing. 

Au cours de la seule année dernière, nous avons dévoilé une série de nouveaux services numériques, notamment le commerce électronique et le développement web, le marketing par courriel, la publicité par référencement payant et le conseil en référencement, afin d’aider nos clients à intensifier leur présence en ligne. Depuis le début de la pandémie, nous avons continué à créer du contenu en demandant à notre photographe de travailler seul en studio et de transmettre le contenu numériquement à l’équipe chargée des comptes pour les approbations pré-clients.

De plus, nous avons lancé une salle d’exposition numérique pour aider nos marques à maximiser leurs relations publiques en l’absence d’événements de lancement en personne ou d’entretiens au bureau pendant la pandémie. Cette nouvelle plateforme, la première du genre au Canada, permet aux médias de consulter en toute transparence des images haute résolution, des communiqués de presse et la tarification des produits, et de vérifier la disponibilité des produits ainsi que les détails d’emprunt pour nos clients, sur demande et 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Enfin, notre équipe s’est rapidement tournée vers l’organisation d’événements virtuels dans le contexte de la pandémie. Des tutoriels de coiffure en ligne avec des coiffeurs célèbres aux séances de yoga virtuelles, nous avons misé sur la technologie et la créativité afin de réaliser des expériences de marque vraiment mémorables pour nos clients et leurs publics cibles. 

Comment avez-vous préservé votre moral (et celui de votre équipe)?

Le côté positif de cette pandémie, c’est qu’elle a révélé l’importance de la santé et a obligé les dirigeants à réexaminer leurs engagements en matière de bien-être au travail. 

Même si, chez 1Milk2Sugars, nous accordons depuis longtemps la priorité à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, la pandémie de COVID-19 nous a fait redoubler d’efforts pour garantir cet équilibre comme jamais auparavant. Au cours des 18 derniers mois, nous avons mis en place plusieurs initiatives visant à rapprocher notre équipe, même si nous travaillons séparément. Certaines activités, comme les séances hebdomadaires de méditation guidée, étaient de nature plus légère, tandis que d’autres, comme les tables rondes vidéo, visaient à promouvoir la productivité et la collaboration entre pairs.

Nous avons également lancé un nouveau bulletin d’information sur les « victoires hebdomadaires » afin d’insuffler la positivité et de mettre tout le monde au courant des réalisations de l’agence, comme les nouvelles acquisitions d’entreprises, les renouvellements de contrats ou la couverture médiatique positive pour nos clients et l’agence. Pour nous-mêmes, entre collègues, nous avons créé « l’appréciation sur la sellette » : un membre de l’équipe s’assoit sur la « sellette » et tous les employés disent à tour de rôle ce qu’ils aiment et admirent chez cette personne. C’était notre façon d’insuffler la positivité pendant une période autrement stressante et inquiétante.

Quel conseil donneriez-vous aux entrepreneurs de votre secteur aujourd’hui?

Le seul conseil que je donnerais à mes pairs entrepreneurs est de consacrer du temps (et des ressources au besoin) à la définition de leur énoncé mission. Ne le traitez pas comme une réflexion après coup; c’est l’étoile polaire qui guidera votre prise de décisions dans tous les domaines, des nouvelles affaires au recrutement en passant par la responsabilité sociale des entreprises. 

Non seulement votre énoncé de mission expliquera de façon transparente aux employés et aux clients la raison d’être de votre entreprise, mais il clarifiera vos priorités lorsque des événements imprévus, comme cette pandémie, se produiront soudainement. Je ne saurais trop insister sur l’importance d’un énoncé de mission bien pensé pour gérer une équipe et diriger une entreprise prospère.

Q&A: The co-founders of Ryan Murphy Construction have successfully led their general contracting business through a few economic downturns.

Lara + Karen

Lara Murphy is one half of Ryan Murphy Construction, a woman-owned construction and contracting company based in Calgary, Alberta. Lara and her co-founder Karen Ryan met on a construction site in 2008. Acknowledging how rare it is to work with other women in the construction, renovation, and general contracting arenas, they teamed up to bring something new to the construction industry. Ryan Murphy Construction has been growing steadily and has been disrupting the industry with each of their corporate, commercial, and residential projects across Canada.

 

How have you managed your business finances through the pandemic?

Events like the global pandemic and fluctuations in the economy requires us to always maintain an in-depth working knowledge of our financial performance, and goodness knows there has been a lot of fluctuation in Alberta in the last 12 years! We launched our business during the 2008 global financial crisis, made it through the Calgary flood of 2013, and persevered during Alberta’s oil and gas market decline. Our team’s agility in accommodating these changes has been crucial to our momentum, and it continues to show throughout the pandemic. 

Hard decisions had to be made about staffing; we decided that we had to put some team members on temporary leave to ease cash flow strain, and fortunately, we were able to bring people back in September of 2020. 

Before the pandemic began, we were working with strategic consultants to evaluate the business and collaborate with our team on scalability. When the pandemic hit, we actually had the time to sit with our core team and personally evaluate our company goals and strategic direction, which wouldn’t have been possible without the “down time” during the pandemic. At the time, it seemed counterintuitive because we didn’t know how the pandemic would impact the company, but the insights we gained and the changes we made refocused our business and resulted in geographical and fiscal growth.

Has your approach to sales and marketing changed? 

During the pandemic people were shocked, sad, frustrated, and unsure of anything. Some of our clients and friends lost their businesses, and many people had lost loved ones. We knew this was not the time for traditional marketing and decided that we’d share uplifting, optimistic, comforting, and supportive messaging. Our social media posts were inspirational, humourous, informative, and provided people with a much-needed smile and the reassurance that we were in this together and were going to pull through together. 

Check-ins with clients, partners, and tradespeople were frequent and more focused on their well-being. Video calls with them became the norm and included a combination of laughter, vented frustrations, tears, and, occasionally, wine. This dedication to our clients resulted in strengthened relationships and new projects once the province began to reopen. 

How has technology played a role in your business during this time? 

Technology certainly helped prove to clients that remote work is effective, and it created an alternative, efficient work life balance for our team — a new hybrid model for people to move more freely while accomplishing their goals. We were able to encourage our team to continue feeling purposeful and supported during a difficult time, while placing emphasis on their ability to be successful — both individually and collectively. Video conferencing platforms replaced our in-person meetings for project and client management, and it was also used to check in with the team when we were all working from home.

At our sites, we wanted to prioritize the safety of our clients and people in trades, so we implemented and invested in a touchless QR code system as a new approach to an onsite safety measurement for required sign-in’s, health checks, meetings, and more. This allowed us to continue to work during the pandemic and was easy for our tradespeople to manage on their cell phones.

How have you managed your mindset (and that of your team)?

Because of COVID-19, I’ve learned to adapt to having a day-to-day mindset, and to appreciate small joys and achievements more fully. Pre-pandemic, I was constantly going from meeting to meeting, gone all day from the office and from home. Once lockdowns began, there were no more events or travel (and no hair colouring!), which was somewhat of a welcomed relief — I was able to spend time with my partner Liv and our dog, Ruby, during her final days. A few months after Ruby left us, we were lucky enough to adopt two new pugs, a mother and son — sweet Rosie and hilarious Bubba. Spending so much more quality time with Liv and the “kids” has been fabulous, and we even carved up the mountains on a ski trip together. This slower pace made me able to be more productive and focused, and allowed me the space to not only imagine new personal and professional goals, but to achieve them.

Our team felt the same way, at times choosing to work from home or adjust their schedules to better suit their work and their mental health during such turbulent times. We had many more check-ins, supporting each other and sharing our experiences. This work environment has lasted, as we saw that our staff were happier and just as productive — if not more so — when they are able to have flexible schedules.

What’s the one piece of advice you’d give to all entrepreneurs in your industry today?

Make time to strategize as a team — no interruptions, no rainchecks. Get everyone in a room — safely in person or virtually — and have them do exercises to define the company and ways to envision growth and enrichment opportunities. During a brainstorm session, everyone can call out words that define the company, or write down ideas for change. This dedicated time is priceless. It creates a real investment in the business, allows everyone to have a chance to share their diverse voice, and strengthens team bonds.

Q&A: serial STEM entrepreneur Sherry Shannon-Vanstone on launching and scaling a social network.

Sherry Shannon-Vanstone

Sherry Shannon-Vanstone is a serial entrepreneur, mathematician, innovator, philanthropist, and mentor. Passionate about STEM, business, and philanthropy, Sherry is the Founder and CEO of Profound Impact Corporation, a social engagement and interaction platform that helps universities, colleges, research institutions, and social impact organizations increase connectivity, collaboration, and measure their impact. Additionally, Sherry is the co-founder and co-chair of the Waterloo Region chapter of Women in Communications and Technology (WCT-WR), and co-chair of Perimeter Institute’s Emmy Noether Council.

 

How have you managed your business finances through the pandemic?

As the pandemic progressed, factors related to our socioeconomic systems shifted, forcing businesses to change their traditional models and adapt. Many small businesses and startups were disproportionately impacted due to a lack of cash reserves and borrowing power to sustain operations. Like many others, Profound Impact focused on reevaluating our current position and trajectory so we could further understand exactly what we needed to do as a business to continue to scale.

When managing our own finances throughout the pandemic, it was crucial to remain informed and ask important questions. Some of these included: How can we ensure sustainable financing and stable cash reserves? How can we adapt our business model to reduce costs, both in the short and medium term? How can we best invest in our team to keep our momentum?

Our team operated under the terms that we can always run leaner. When focused on scaling, you’re not always focused on efficiency. The pandemic forced us to reevaluate every area of spend and every contract to achieve better terms, find savings, or determine where to cut altogether.

We did take on an operating line of credit to ensure that we have the cash flow required to add functionalities and features to the digital community platform, and also expanded our product offering, including our recently launched career trajectory solution and a soon-to-be announced research/researcher matching solution.  

Prior to COVID, we decided to maintain a virtual office with rented meeting space at locations across North America. Because we did not have the overhead of an office space and because the majority of our staff are contractors, we did not participate in any of the COVID wage subsidy or rent relief programs.

Has your approach to sales and marketing changed? 

Profound Impact officially launched its next-generation social network and interaction platform during the pandemic — a time where the capacity for in-person interactions was very limited. We leveraged this in our sales and marketing approach to position our platform as a solution during and post-pandemic. To connect with customers, we refined our messaging and positioned our platform as an inclusive digital community used to connect people and empower collaboration — two of the primary challenges that our customer base were facing as a result of the pandemic. 

We focused our sales and marketing on providing solutions to our customers within the changing technological landscape. This involved adapting our marketing strategy to expand our approaches and develop new channels for connecting with our clients. We placed an increased emphasis on social media and content marketing, exploring new ways to connect with our audiences. Profound Impact hosted a variety of webinars over the last year and conducted research to understand what pain points our customers are talking about, what challenges they are facing, and how we can provide a solution. 

As in-person events and networking shifted in 2020, emphasizing the importance and value of online digital communities became a key message in much of our marketing. As the world shifted to virtual workplaces and classrooms, people have been spending more time online than ever. The focus of online engagement, through tools such as webinars, surveys, and engaging social media content, have been essential to our marketing strategy and growth. 

Through trial and error, we’ve gained an understanding of the interests of our target audience and use that in our marketing and communications on social media and other owned channels. Ensuring the content is relatable and engaging has been crucial while doing this, emphasizing the human and relationship building aspect of our platform. For example, instead of looking at our platform as a way to grow your network, we emphasize it is a place where like minded people can foster long-term and meaningful connections. Ensuring that our messaging aligns with the needs of our customers and the current socio-economic landscape has been crucial to helping us reach our audience and grow organically while pushing towards profitability. 

How has technology played a role in your business during this time? 

Technology has played an integral role in our ability to reach our target audiences and build relationships with stakeholders. At the height of the pandemic, in-person events and meetings were not an option for us to connect — whether that be internally or with our customers. Like many other organizations, we had to adapt to a completely remote environment. We not only utilized video conferencing platforms for internal and external meetings, but also seamlessly integrated it into our Profound Impact platform so that our customers can engage in more robust virtual experiences. In addition to integrating several other third-party applications, we continued our own development of features such as discussion boards, LinkedIn sign-on, and automatic uploading of profile data using PDF and other formats.

With a virtual, tech-enabled workforce, the Profound Impact team was set up for success using multiple platforms to keep close on the information that mattered. All team meetings are done virtually and synchronously at this time. 

The acceleration of digital during the COVID-19 pandemic influenced additional product offerings. We invested heavily in tech, data, processes, and people, allowing us to deploy digital strategies such as leveraging data analytics and AI, investing in privacy and security, and integrating the scalability of our product offerings at rapid speed. 

When it came to connecting externally with customers and stakeholders, our marketing approach and business model transformed to account for remote sales and marketing. To do so, we utilized our Profound Impact platform to host webinars and other virtual events. Understanding that digital communities are one of the most important tools that businesses can leverage to continue innovating, scaling, and strengthening as we come out of the pandemic, our team capitalized on building our Profound Impact digital community while leveraging our online channels and placing a heavier focus on digital marketing. 

How have you managed your mindset (and that of your team)?

It is incredibly important to remain positive when scaling a business, especially during times of uncertainty. Looking back at the past 18 months, the pandemic not only made us stronger, but I can confidently say it also made us better. Remaining agile, resilient, and purposeful during times of change will help shape a positive mindset.  

Managing a team during times of crisis has proven to be a rewarding challenge. It sounds simple, but those who believe in your mission, bring an internal sense of gratitude to your company, and are willing to see the hurdles through with you make all the difference. With that said, putting employee well-being above all else is of utmost importance. Your people are your greatest asset. Putting the health and safety of employees first, emphasizing support, and managing team morale in your organization is crucial. Some ways we’ve been able to achieve this at Profound Impact are: Our monthly all hands meeting; highlighting and matching team members’ volunteer and philanthropic donations; providing professional development programs; and timely communications. 

Some of my best tricks for staying positive would be to try to find a silver lining in every situation and ensure you set boundaries. Many of us are working from home or hybrid — and do not have a distinct boundary between work and home life. It is important to set boundaries (this can include anything from turning off email notifications, putting your phone on do not disturb, etc.) at specific times to ensure that you have dedicated time to unwind and decompress. 

On that note, prioritizing time for yourself and for your family and friends is important. Life is all about balance — and boundary setting is key to achieving that balance. This is something we encourage every team member to embody.

What’s the one piece of advice you’d give to all entrepreneurs in your industry today?

The one piece of advice I’d give to all entrepreneurs is to think about the true impact your business can make on society. Businesses can be profitable and purposeful at the same time. I grew up in a time when not many girls studied Mathematics and it has always been important to me to open everyone’s eyes to what’s possible in STEM. I am able to align this societal impact with my business as an important element of how we make decisions, how we build team engagement, and how we support the next generation of tech-skilled workers. All entrepreneurs (big and small) can start early in identifying their purpose and how it will positively impact society. 

Q&A: Chef Nuit Regular, Executive Chef and Co-Owner and Toronto’s top Thai restaurants, managed weeks with zero revenue — and then pivoted.

Nuit Regular _Photo credit Graydon & Herriott

Chef Nuit Regular is the Executive Chef and Co-Owner of PAI, Kiin, By Chef Nuit, Sabai Sabai, and Sukhothai. Creating authentic Thai dishes inspired by her roots in Northern Thailand, Chef Nuit has been instrumental in transforming the Thai food scene in Toronto, Canada. In addition to operating her many restaurants, Chef Nuit has also been a guest judge on MasterChef Canada and Top Chef Canada, is a resident judge on Food Network Canada’s Wall of Chefs, and is the author of Kiin: Recipes and Stories from Northern Thailand, which was shortlisted for the IACP Cookbook Awards and the Taste Canada Awards. 

 

How have you managed your business finances through the pandemic?

Because we closed our restaurants for several weeks during the initial lockdown of the pandemic, we had zero revenue coming in. We had to adjust how we managed our finances, and we reached out to our bank to get lines of credit approved. We always had really positive relationships with our landlords and suppliers, so they were very understanding and willing to help us out in any way they could — whether it was allowing us to defer payments, or working with us to create payment plans that would make sense with our reduced cash flow. We also signed up for various government programs, including the Canada Emergency Rent Subsidy (CERS), Canada Emergency Wage Subsidy (CEWS), and small business loan programs, which allowed us to continue to pay our staff wages, rent, and other overhead costs, even with greatly reduced revenue.

Has your approach to sales and marketing changed? 

I work in the hospitality industry, which is all about connecting and interacting with our guests in person. It’s been very hard these past 16 months to not be able to give our guests the full dining experience. I started hosting virtual cooking classes and events as an alternative way to connect and interact with my customers. It allowed me to have facetime with guests that I couldn’t have at the restaurants, and I could offer them something experiential and of value in return by continuing to bring my Thai cuisine and culture into their homes. I’ve also become more active on social media as a way of communicating and staying relevant and connected with my customers.

We’ve heard the word “pivot” a lot in the hospitality industry during the pandemic, and that is what we did — offering new products and services based on customer needs. When people were locked down in their homes and cooking more, we created meal kits so customers could easily cook their favourite Thai dishes themselves. Utilizing ingredients we already had available at our restaurants, we also opened an online marketplace selling Thai produce and products directly to customers, including items that are harder to find like holy basil and magrud limes.

How has technology played a role in your business during this time? 

With the various lockdowns, we were mostly only able to operate for take-out and delivery, so developing deeper relationships with our various delivery app partners was essential. Before the pandemic, take-out and delivery was only about 30% of our business. Suddenly, it became 100% of our business. To maximize ease and efficiency we upgraded our POS systems to ensure they were fully integrated to streamline all online orders, including incoming orders from our various delivery app partners.

The pandemic also helped move our business into doing more contactless transactions. Many of our guests inquired about purchasing gift cards as a way to support our business. Before the pandemic, we only sold physical gift certificates, but we finally transitioned to fully electronic gift cards.

From a business operations perspective, we transitioned to using electronic invoices versus paper invoices, and made payments via e-transfer over physical cheques. This not only ensured the health and safety of our team and our suppliers, but also increased efficiency and convenience for our business.

How have you managed your mindset (and that of your team)?

I think this pandemic showed me the importance of self-care and taking the time for myself and my family. During the early months of the pandemic, I was able to spend all this time at home with my kids and my husband — time I never had before — and I loved it! I loved being present with them. I was also able to take care of myself — exercise more, get some rest, cook with my family, and do some creative things outside of work. It helped reinvigorate me and allowed me to better focus on work. I was reminded that it’s important to take the time to reset your body and your mind, and to have quality time with your family and with yourself. Now that we’re back to somewhat normal business operations, I still ensure I take time for myself and my family every day. I have my mornings off for family time — whether it’s exercising together or just spending quality time together.

I also ensure that we bring that self-care mindset and positive energy to my team. Being a chef is hard on the body because we’re always on our feet and using our hands, using very repetitive motions. I’ve implemented regular exercise breaks for my team during work, where the team will stop what they’re doing and run through a program of stretches for the hands, the legs, the back, etc. This helps loosen up the muscles and joints and helps prevent chronic pain or long-term injuries. We’ve also created a healthier staff meal program to encourage a healthy and nutritious lifestyle, and we have regular team-building activities and meetings to promote a fun and positive work environment.

What’s the one piece of advice you’d give to all entrepreneurs in your industry today?

My piece of advice to entrepreneurs is to stay positive and to take care of yourself. Things may not always turn out the way you want them to, but if you approach your life and your work with a positive attitude, you can achieve anything.You also need to take care of yourself in order to take care of others — whether that’s your staff or your customers. I used to be go-go-go all the time, but the pandemic made me rethink my priorities and focus more on my physical and mental health. It hit me hard when I was forced to stop working, and I realized just how exhausted I was, physically and mentally. I discovered that I needed to have my “me” time. 

So don’t be afraid or feel guilty to take the time for yourself to enjoy the little moments in life. For me, I now start my mornings just enjoying the flowers and the birds in my backyard, and leisurely sip a cup of coffee. I make sure I set aside time to exercise. Adjusting your daily routine to ensure you’re taking time for yourself will help recharge your “internal battery,” and give you more motivation to work harder and achieve greater things at work.

Comment les personnes inspirantes peuvent contribuer à la réussite d’une carrière, quel que soit le secteur d’activité.

Indira Moudi

De nombreux entrepreneurs acquièrent les connaissances dont ils ont besoin pour lancer leur entreprise en travaillant d’abord sur le terrain pour quelqu’un d’autre. Indira Moudi, une cliente de longue date de BDC, a pris un chemin très différent. Elle a mené des carrières couronnées de succès en entreprise et en tant qu’entrepreneure, dans deux secteurs très différents. 

Diplômée en génie industriel de Polytechnique Montréal, Indira a commencé sa carrière comme ingénieure sur le terrain dans le secteur de l’énergie. Elle a ensuite gravi les échelons jusqu’à des postes de direction, pour finalement devenir présidente régionale de Baker Hughes, l’une des plus grandes entreprises de services pétroliers au monde. Au cours de ses 20 ans de carrière dans le secteur de l’énergie, elle a vécu et travaillé dans le monde entier, notamment en Afrique occidentale et centrale, en Europe, aux États-Unis, au Canada et en Inde. 

La suite de sa carrière l’a conduite à Shawinigan, au Québec – à deux heures de route au nord de Montréal, ou au sud de la ville de Québec – où elle s’est installée pour diriger Viandes Lafrance, une entreprise de transformation alimentaire qu’elle a acquise en 2012 avec son mari, le Dr Guillaume Pham. Indira est présidente et directrice générale de l’entreprise, dans un secteur d’activité qui présente une similitude notable avec le secteur de l’énergie : ces deux industries sont majoritairement dirigées par des hommes.  

Indira a travaillé dur pour changer cela, à la fois comme modèle et comme leader. Elle a contribué au recrutement et à la promotion de jeunes ingénieures et techniciennes dans le domaine de l’énergie et, dans sa propre entreprise, elle a délibérément fait en sorte que son personnel compte 20 % de femmes. 

Elle m’a récemment rencontrée pour me parler de son histoire hors du commun et des modèles qui ont contribué à façonner son propre parcours professionnel, l’inspirant à relever de nouveaux défis, à apprendre de nouvelles choses et à apporter son appui aux autres en cours de route. 

 

Il est fascinant de constater que vous êtes passée du statut de cadre international dans le secteur de l’énergie à celui de propriétaire d’une PME de transformation alimentaire en pleine campagne québécoise. Comment cette transition s’est-elle faite?

À 18 ans, j’ai dit à ma mère que je posséderai ma propre entreprise, et c’est la principale raison pour laquelle j’ai étudié le génie industriel à Polytechnique de Montréal. Il n’est pas surprenant qu’après avoir travaillé pendant cinq à six ans pour une société, j’ai envisagé de diriger ma propre entreprise.  Au début, je me voyais bien à la tête d’une entreprise en démarrage. En 2004, tout en travaillant à plein temps, j’ai lancé African Suppliers, qui fournissait aux entreprises africaines une expertise en matière de contrôle de la qualité, de ressources humaines et de gestion de projet. J’ai constaté que les choses n’allaient pas assez vite pour moi, et j’ai réalisé qu’en acquérant une entreprise existante, je pouvais m’y mettre directement et avancer plus rapidement. 

En 2008, j’ai commencé à rechercher activement des occasions d’affaires. Je suis venue au Canada avec mon mari, et nous avons visité une quinzaine d’entreprises de la Mauricie, au Québec, par le biais de la SADC (Société d’aide au développement des collectivités). J’avais décidé de fonder une famille dans la quarantaine, et mon mari et moi voulions avoir nos enfants au Canada. Je n’avais pas d’exigences particulières sur le secteur; je ne voulais rien de trop petit, et je voulais quelque chose qui me mette au défi. 

Après des années de recherche, l’occasion s’est présentée en 2012 avec cette entreprise familiale qui était en bonne santé financière et qui avait des propriétaires compétents. Le marché de la production de viande était en pleine croissance et, bien que nous ne connaissions rien à l’industrie agroalimentaire, nous étions convaincus que c’était une occasion à saisir. Nous nous sommes vraiment bien entendus avec le propriétaire de l’entreprise, dont nous sommes d’ailleurs encore très proches aujourd’hui, et nous lui avons fait une offre.

« En réalité, cela a été l’une des années les plus chargées de ma vie. Au cours de cette année, j’ai donné naissance à mon premier enfant, j’ai acquis la société et j’ai commencé à occuper un poste de direction en tant que présidente régionale de Baker Hughes en Afrique centrale. »

Alors, c’était tout? Vous avez quitté le secteur de l’énergie pour vous consacrer à plein temps à Viandes Lafrance?

En réalité, cela a été l’une des années les plus chargées de ma vie. Au cours de cette année, j’ai donné naissance à mon premier enfant, j’ai acquis la société et j’ai commencé à occuper un poste de direction en tant que présidente régionale de Baker Hughes en Afrique centrale. Dans le secteur de l’énergie, ce poste chez Baker Hughes représentait l’un des sommets de ma carrière, et il m’était impossible de le refuser. Mon mari m’a dit : « Ma chère, tu es une femme de carrière, accepte ce travail et je m’occuperai de l’entreprise ». Nous avons donc mené ces deux activités en parallèle pendant quelques années.

Pendant cette année, nous avons eu beaucoup de choses à faire, et honnêtement, je n’aurais pas pu le faire sans l’aide de ma famille. Mes parents, tous deux médecins récemment à la retraite, m’ont aidée en prenant soin du bébé pendant que j’allais travailler. J’ai vu ma mère travailler et élever une famille, et je savais que je pouvais faire les deux, grâce au merveilleux modèle que j’avais en elle. En fait, mes deux parents ont toujours été des modèles pour moi.

C’est merveilleux de pouvoir grandir avec des modèles forts dans son propre foyer. En dehors de cet équilibre entre carrière et éducation, y a-t-il d’autres choses que vous avez apprises d’eux et qui ont influencé votre propre parcours?

Tout à fait. Je suis née en Algérie, je suis deuxième de trois filles et j’ai été élevée dans huit pays différents. Ce n’est que lorsque j’ai eu 16 ans que mes sœurs et moi nous sommes installées à Montréal, mais mes parents ont continué à voyager pour leur travail. J’avais des racines dans tellement de pays différents que je n’ai jamais eu peur de me déplacer, de relever de nouveaux défis, d’apprendre de nouvelles choses partout où j’allais, ou d’embrasser la diversité.  

Mes parents ont tous deux joué un rôle de premier plan dans leur carrière. Ils ont compris mon dynamisme et mon ambition et m’ont soutenu tout au long de mon parcours. Cela a eu un impact certain. Le premier emploi que j’ai occupé était un poste d’ingénieure de terrain au Nigéria pour Schlumberger, une entreprise multinationale de technologie travaillant dans le secteur du pétrole et du gaz, et trois ans plus tard, j’ai obtenu un poste de direction au Gabon. 

Ma fille aînée étudie l’ingénierie et je trouve surprenant de voir aussi peu de femmes inscrites dans ce programme, encore aujourd’hui. J’imagine que lorsque vous avez commencé, à la fin des années 1990 et au début des années 2000, le secteur était encore plus dominé par les hommes? 

Oui, mais le secteur mondial de l’énergie était très conscient de la nécessité d’attirer davantage de diversité. Le secteur en particulier était en plein essor, et Schlumberger était très avant-gardiste en matière de recrutement et de formation des femmes. En fait, en 2002, on m’a demandé de travailler au service des RH de Schlumberger, dans le domaine du recrutement, avec pour mission de rechercher davantage de personnes comme moi. Ce poste m’a conduit à Paris, où j’ai rencontré mon compagnon de vie, et pendant ces années, j’ai pu engager, avec mon équipe de 12 recruteurs, plus de 3 000 nouvelles recrues par an pour l’entreprise. 

C’est impressionnant! J’imagine qu’avec votre propre succès, vous étiez un modèle très inspirant pour les femmes qu’ils espéraient attirer.  

Oui, et j’ai senti qu’il était de mon devoir d’être ce modèle. Au cours de ma carrière dans le secteur de l’énergie, de nombreuses personnes ont participé à l’avancement des femmes leaders, puis c’était à notre tour de faire de plus grandes choses, d’aider d’autres femmes à progresser et d’être des modèles pour la prochaine génération de femmes dans le secteur.

« Chez Lafrance, nous avons non seulement augmenté la représentation des femmes dans nos effectifs à 20 %, mais nous sommes également passés d’une seule nationalité dans l’entreprise au début, à 12 aujourd’hui. »

Qu’en est-il dans votre rôle actuel, dans un autre secteur dominé par les hommes? 

C’est le même dévouement qui m’anime. En tant que femme et membre d’une minorité à Shawinigan, je crois qu’il est de ma responsabilité d’ouvrir la voie aux autres. Je ne suis pas arrivée là où j’en suis aujourd’hui sans aide ni soutien, et plus j’aide et encadre les autres, plus je me sens épanouie. Qu’il s’agisse d’aider les filles de mes amis qui poursuivent des études d’ingénieur, d’encadrer mon équipe à Lafrance ou de participer à des groupes d’experts ou à des événements, je consacre toujours du temps aux autres. 

Et cela va au-delà du genre. Chez Lafrance, nous avons non seulement augmenté la représentation des femmes dans nos effectifs à 20 %, mais nous sommes également passés d’une seule nationalité dans l’entreprise au début, à 12 aujourd’hui. Pourtant, notre effectif compte seulement 40 personnes. Je peux vous dire que la création d’une entreprise diversifiée n’est pas une mince affaire. Trouver les bonnes personnes et faire en sorte que tout le monde se comprenne et travaille ensemble demande du courage et de la patience, mais c’est la bonne voie vers la prospérité et l’inclusion.  

Compte tenu de votre expérience, quels conseils donnez-vous aux autres femmes qui souhaitent emprunter une voie similaire à la vôtre? 

Le conseil que je donne aux autres femmes est le même que celui que je donne à mes propres enfants : lorsque vous tombez, relevez-vous et allez de l’avant, avec courage et résilience. Rêvez en grand et poursuivez votre rêve. 

Je crois aussi qu’il est important que les femmes sachent que le temps de l’épuisement est révolu. J’ai pu mener toute cette carrière sans m’épuiser, et c’est parce que j’ai pris le temps de prendre soin de moi, à la fois physiquement et mentalement. Je demande de l’aide et j’accepte de l’aide, car aucun de nous ne peut y arriver seul. En particulier, si vous souhaitez vous concentrer sur votre carrière, fonder une famille et élever un enfant, il est essentiel de disposer de l’aide et du soutien adéquats. 

En tant que femme de carrière et mère, je tiens à exprimer une autre réflexion sur la maternité : nous ne sommes pas mères uniquement pour avoir donné naissance, mais aussi lorsque nous nous occupons d’enfants. Beaucoup d’enfants dans ce monde ont des parents qui sont absents de leur vie quotidienne, pour quelque raison que ce soit; pour moi, c’est une grâce d’avoir des neveux, des filleuls, des enfants de la famille ou d’amis dont nous pouvons nous occuper et qui nous considèrent comme leurs mères ou leurs tantes. Dans certaines cultures africaines ou indiennes, par exemple, il est très naturel d’élever un enfant qui ne vous appartient pas. Si au cours de notre carrière de femme, nous ne pouvons pas donner naissance à un enfant pour une raison quelconque, la possibilité de s’occuper d’autres enfants est vraiment une source d’épanouissement. Mon père a toujours dit que nous ne sommes pas uniquement le fruit de l’éducation de nos parents, mais aussi de la contribution de nos professeurs, de nos voisins et de la communauté qui nous entoure. Il faut un village pour élever un enfant.   

J’ai consciemment choisi d’avoir des enfants à la quarantaine parce que je voulais me concentrer sur le développement de ma carrière, et aussi parce que je voulais être en mesure de consacrer du temps de qualité à nos enfants. Mon père disait toujours : « Voyage loin, mais fais-le tant que tu es jeune. » Et il avait raison. Plus récemment, j’ai été heureuse de pouvoir ralentir un peu le rythme, de diriger Lafrance ici au Québec et d’élever nos deux enfants. Le prochain chapitre de ma vie consistera à redonner, à partager mon expertise en tant que leader mondiale et à inspirer la prochaine génération. Nous devons laisser un monde meilleur à nos enfants, et cela se fera en montrant l’exemple tout en étant responsable.

How role models can help shape a successful career — regardless of the industry.

Indira Moudi

Many entrepreneurs gain the knowledge they need to launch their business by first working in the field for someone else. Indira Moudi, a long-time client of BDC, took a very different path. She has had very successful corporate and entrepreneurial careers —in two wildly different industries. 

Graduating with an Industrial Engineering degree from Polytechnique Montréal, Indira started as a field engineer in oil and gas and worked her way up into executive roles, ultimately becoming a regional president with Baker Hughes, one of the world’s largest oil field services companies. During her 20-year career in the energy sector, she lived and worked all over the world, including cities in West and Central Africa, Europe, the United States, Canada, and India. 

Her next chapter brought her to Shawinigan, Quebec — a 2-hour drive north of Montreal, or south of Quebec city — where she settled in to run Viandes Lafrance, a food processing business she acquired in 2012 with her husband, Dr. Guillaume Pham. Indira is CEO and chair of the business, which does share one notable similarity with the energy sector:  both industries are dominated by men.  

Indira has worked hard to change that — as a role model and a leader. She helped to recruit and advance young women engineers and technicians in the energy field,  and with her own business, she’s purposefully built up her workforce to be 20% women. 

She joined me recently to talk about her unique story, and the role models that helped shape her own career journey — inspiring her to take on new challenges, learn new things, and support others along the way. 

 

It’s fascinating that you went from being a globetrotting executive in the energy industry to the owner of a food processing SME  in the Quebec countryside. How did that transition happen?

At 18 years old, I told my mother that I will own my own company, and this is the main reason for studying Industrial Engineering at Polytechnique of Montréal. It’s no surprise that after five to six years of working for a corporation, I had been thinking about running my own company.  At first, I thought I’d like to have a start-up. In 2004, while working full time, I launched African Suppliers, which provided expertise in Quality Control, HR, and Project Management to African companies. What I found was that things weren’t going fast enough for me, and I realized that by acquiring an existing company, I could jump right in and get going more quickly. 

In 2008, I actively started looking for business opportunities. I came to Canada with my husband, and we visited about 15 companies in the Mauricie Region in Québec, through the SADC (Société d’aide au développement des collectivités). I had decided that I wanted to have kids in my 40s, and my husband and I wanted to have our kids in Canada. I knew I wasn’t picky about the sector; I didn’t want anything too small, and I wanted something that would challenge me. 

After years of looking, the opportunity came up in 2012 for this family business that was in good financial health with competent owners. The market — meat production — was growing, and while we didn’t know anything about the agri-food industry, we felt really good about the opportunity. We really hit it off with the company’s owner, who we are still very close with today, and we made an offer.

“That was one of the busiest years of my life. In the span of that year, I gave birth to my first child, acquired the company, and started in an executive role as President of Central Africa with Baker Hughes.”

So, was that it? You left the energy sector  behind and started to run Viandes Lafrance full time?

Actually, no. That was one of the busiest years of my life. In the span of that year, I gave birth to my first child, acquired the company, and started in an executive role as President of Central Africa with Baker Hughes. In the energy sector, this job with Baker Hughes was one of the summits of my career, and it was impossible to turn it down. My husband said to me, ‘My dear, you are a career woman, take the job and I’ll run the business.’ So, we did that in parallel for a few years.

During that year we had a lot on the go, and I honestly couldn’t have done it without the help of my family. My parents, both young, retired medical doctors, helped me with the baby while I went to work. I have seen my mum  working and raising a family, and I knew I could do both, thanks to the wonderful role model I had in her. Both my parents, in fact, have always been role models to me.

It’s wonderful to be able to grow up with strong role models in your own home. Outside of seeing that balance of career and parenting, are there other things you learned from them that impacted your own path?

Absolutely. I was born in Algeria, the second of three daughters, but I was raised in eight different countries. It wasn’t until I was 16 that my sisters and I settled in Montreal — but my parents continued to travel for work. I had roots in so many different countries that I was never afraid to move around, taking on new challenges, learning new things wherever I went, or embracing diversity.  

My parents both had leadership roles in their careers. They understood my drive and ambition and supported me along the way. That definitely had an impact. My first job was as a field engineer in Nigeria with Schlumberger, a multinational tech company working in the oil and gas sector — and within three years, I had moved into a managing role in Gabon. 

My oldest daughter is studying Engineering and I’m surprised by how few women are in the program, even today. I can imagine when you were starting out, in the late 1990s and early 2000s, it was even more male-dominated? 

Yes, but the global energy sector was very conscious about the need to attract more diversity into the field. The sector in particular was booming, and Schlumberger was quite forward thinking when it came to recruiting and training women. In fact, in 2002, I was sought out to work in Schlumberger’s HR department in recruiting, with a mandate of looking for more people like me. That job took me to Paris —where I did meet my life partner — and during those years, I was able to hire, with my team of 12 recruiters, more than 3,000 new recruits a year for the company. 

“During my career in the energy sector, there were many people helping move women leaders forward, and then it was our turn to do greater things — to develop other women and be role models for the next generation of women in the industry.”

That’s impressive! I imagine with your own success, you were a very relatable role model for the women they were hoping to attract.  

Yes, and I felt it was my duty to be that role model. During my career in the energy sector, there were many people helping move women leaders forward, and then it was our turn to do greater things — to develop other women and be role models for the next generation of women in the industry.

What about in your current role, in yet another industry dominated by men? 

I have the same dedication. As a woman and a minority in Shawinigan, I believe it’s my responsibility to pave the way for others. I didn’t get to where I’m at today without help and support, and the more I help and mentor others, the more fulfilled I feel. From helping daughters of my friends who are pursuing an education in engineering, to mentoring my team at Lafrance, or participating on panels or in events, I’m always giving time to others. 

And it goes beyond gender. At Lafrance, we have not only increased the representation of women in our workforce to 20%, but we also went from one nationality in the company when we started, to 12 today — and we only have a staff of 40 people. I can tell you that creating a diverse company isn’t the easy path — finding the right people and getting everyone to understand each other and work together takes courage and patience — but it’s been the right move towards prosperity and inclusion.  

With all your experience, what advice do you offer other women who want to follow you on a similar path? 

The advice I offer other women is the same advice I give my own kids — when you fall down, stand back up and move on, with courage and resilience. Dream big and go after your dream. 

Also, I believe it’s important for women to know that the time for burnout is over. I’ve been able to have this whole career without burnout, and that’s because I’ve taken time to take care of myself — physically and mentally. I ask for help and accept help, because none of us can do this on our own. Especially if you want to focus on your career, have a family, and raise a child, having the right help and support in place is essential. 

As a career woman and mother, another thought I want to share on motherhood is this:  We are moms not because we gave birth, but because we take care of children. Many children in this world have parents that are absent from their daily lives, for whatever reason; for me, it is a grace to have nephews, godchildren, and family or friends’ children that we can take care of, who consider us mothers or aunts. In some African or Indian cultures, for example, it is very natural to raise a kid that does not belong to you. If during our career as women, we cannot give birth for whatever reason, the avenue of taking care of other children is really fulfilling in life. My father has always said that we are not made only from our parents, but with the help of our teachers, neighbors, and community. It takes a village to raise a child.   

I consciously chose to have kids in my 40s because I wanted to focus on building a career, and also I wanted to be in a position to give quality time to our kids. My dad always said, ‘Travel far, but do it while you’re young.’ And he was right. Most recently, I’ve been happy to slow down a bit, to run Lafrance here in Québec, and raise our two children. My next chapter is all about giving back, sharing my expertise as a global leader, and inspiring the upcoming generation. We must leave a better world for our kids, and this will be done by leading by example while being responsible.

Q&A: Priya Chopra, founder and CEO 1Milk2Sugars, built a PR firm that’s one of Canada’s fastest growing companies.

Priya Chopra

Priya Chopra is the founder and CEO of 1Milk2Sugars, a bilingual communications agency  specializing in digital marketing and public relations for lifestyle brands. Launched in 2012, the award winning agency now has hubs in Montreal and Toronto, and has grown by over 200% in the last two years alone. An outspoken advocate for equality, in November 2020, Priya launched her most purpose-driven initiative yet: double shot, a talent management division aimed at amplifying BIPOC and underrepresented voices in lifestyle marketing.

 

How have you managed your business finances through the pandemic? 

The pandemic has demonstrated the need for businesses to prepare for various financial scenarios — and 1Milk2Sugars is no exception. 

With guidance from our financial partners, we routinely examine our goals and undertake financial forecasting to help us allocate our resources. This process, together with our annual budget, provides a holistic view of our finances and tells us how we’re trending versus our estimates. 

Notably, we also secured affordable financing which has greatly increased our working capital. Being secure financially is key to us taking on more clients, executing on campaigns and bridging the periods between remuneration. It was also critical in helping us launch our newest venture, double shot, knowing we were on solid financial ground. Maintaining a stable source of capital will remain a priority for 1Milk2Sugars throughout the pandemic and beyond.

Has your approach to sales and marketing changed? 

We have a reputation for unmatched client service in the industry. The level of care we provide to our clients and the results we deliver has fueled word-of-mouth marketing to the point that our business is now primarily based on referral. Whereas we were once making sales calls to promote our business, clients are now coming to us! 

Still, we don’t take our success for granted. We practice what we preach and employ a lot of the same brand-building techniques that we employ for our clients. For example, we have a dedicated PR lead to generate coverage about our agencies in lifestyle, business, and trade media. Moreover, we pursue thought leadership opportunities that highlight our expertise in brand communications. 

To further reinforce our reputation and standing among our target clientele, we regularly apply for awards that shine a spotlight on our business and showcase our work. Notably, our agency was named one of Canada’s Fastest-Growing Companies by the 2020 Growth List and we are Great Place to Work-certified. We’ve been recognized with industry accolades, including a CPRS ACE Award acknowledging our achievements in promoting diversity and inclusion, and a PR Daily award recognizing excellence in brand journalism and content creation. On a personal note, I was recently named Inspirational Leader of the Year by a leading Canadian business magazine. 

Further to our marketing strategy, we actively update our blog, “No Filter”, with useful insights and perspectives about the world of brand communications. We also distribute two subscriber-based newsletters, one for 1Milk2Sugars and one for double shot, and maintain robust social media profiles for both agencies. 

All these factors work in tandem to help make the case for 1Milk2Sugars as the premier digital marketing and public relations agency to serve our clients’ needs. 

How has technology played a role in your business during this time? 

As a digital marketing agency, technology is core to our business in everything from media monitoring and analytics to content management and news distribution. These software systems enable us to optimize our services and streamline our workflows to ensure our clients are getting the most for their marketing budget. 

In the last year alone, we unveiled a suite of new digital services including e-commerce and web development, email marketing, paid search advertising and SEO consulting to help our clients bring their online presences up to speed. Since the onset of the pandemic, we’ve kept our content creation active by having our photographer work alone in the studio and transmit content digitally to the account team for pre-client approvals.

Additionally, we launched a digital showroom to help our brands maximize their PR in the absence of in-person launch events or deskside interviews during the pandemic. This new platform, which was the first of its kind in Canada, enables the media to seamlessly access hi-res images, press releases, product pricing, product availability, and credit details for our clients on-demand and 24/7.

Lastly, our team quickly pivoted to the world of virtual event planning amid the pandemic. From online hair tutorials with celebrity hairstylists to virtual yoga sessions, we leveraged technology and creativity to execute some truly memorable brand experiences for our clients and their target audiences

How have you managed your mindset (and that of your team)? 

If there was a silver lining to this pandemic, it’s that it put health in the spotlight and forced executives to reexamine their commitments to workplace wellness.

Even though we’ve long prioritized work-life balance at 1Milk2Sugars, the COVID-19 crisis had us doubling-down on these assurances like never before. Within the last 18 months, we’ve instituted several initiatives aimed at bringing our team together even as we worked apart. Some activities, like weekly guided meditation sessions, were more lighthearted in nature while others, like video roundtables, were aimed at promoting productivity and peer-to-peer collaboration.

We’ve also instituted a new “weekly wins” newsletter to spread positivity and update everyone on the agency’s achievements like new business acquisitions, renewed contracts or positive media coverage for our clients and the agency. On a more peer-to-peer level, we created the “appreciation hot seat” where one member of the team would sit in the ‘hot seat’ and every employee would take a turn saying what they love and admire about that person. It was our way of spreading positivity during an otherwise stressful and worrying time. 

What’s the one piece of advice you’d give to all entrepreneurs in your industry today? 

The one piece of advice I’d offer my fellow entrepreneurs is to spend time (and resources, if necessary) defining your agency’s mission statement. Don’t treat it as an afterthought; it’s the North Star that will guide your decision making on everything from new business to recruitment to corporate social responsibility (CSR).

Not only will your mission statement provide transparency to employees and customers about what your company is about, but it will clarify your priorities when unforeseen events, like the pandemic, strike out of the blue. I can’t stress enough the importance of a well thought out mission statement in managing a team and running a successful business. 

Q&A: Jennifer Denouden, President & CEO of Avana, is reimagining real estate development to be purpose-led.

Jenn Denouden

Jenn Denouden is the President and CEO of Avana, a purpose-led real estate development company in Saskatchewan that has grown by 9888% in five years, holds 45% of Regina’s new development permits, and was named Canada’s tenth fastest growing company on the Profit 2020 Growth List. Transitioning out of a career in private banking to real estate, Jenn founded Avana in 2014, intent on disrupting the male-dominated space of real estate and property development while providing people with quality housing. Additionally, Jenn is passionate about helping women and children that are victims of domestic abuse find safe and affordable housing with privately funded housing support through her work with the Avana Foundation.

 

How have you managed your business finances through the pandemic? 

Sadly, during the pandemic, women and children needed our business more than ever. Due to the economic downturn, homelessness has been on a steady incline in Saskatchewan. This meant that the need for affordable housing is at an all-time high. With that being said, our team has continued to grow at a rapid rate. Not only did we not lay any of our employees off, we extensively grew our team in order to continue to provide housing to people in need. Although we experienced slight disruptions due to lower processing times, we did not see a significant impact on cash flow. 

The only government program we utilized was the Canada Emergency Business Account loan of $40,000, which we repaid the same year. Because we continued to grow and expand so aggressively through COVID, the financial institutions’ hesitancy to provide assistance during the peak of the pandemic posed the biggest risk to our strategic business plan, but we were able to navigate that successfully.  

Has your approach to sales and marketing changed? 

Like most businesses, when the pandemic initially hit, we were forced to pivot what had once been done in-person to online or virtual spaces. When you’re a rental home company that traditionally would rely on potential residents seeing themselves in the space, the pandemic made things more challenging. However, the reality is that you can either pivot and try something new, or you can attempt to stick to old habits that no longer fulfill their purpose. We chose to pivot, ensuring we still could give our potential residents the Avana experience in-person or virtually: socially distanced viewings, 3D tours of our homes, better video and photography on our listings, and a more holistic, personalized approach to every single inquiry. 

Our marketing strategy has been changing non-stop over the last seven years of business. As we grow and work our way through hypergrowth, our marketing needs change. The pandemic was simply another factor to consider when we thought through our strategy for the next few years to come. Over the last year and a half, our digital presence has grown exponentially. Sure, the pandemic put added stress on ensuring your digital marketing was where it should be, but that was inevitable. Digital marketing, social media, and engaging online content are at the forefront of the new marketing era, and COVID-19 just expedited that transition. We’ve begun investing heavily into these channels and will continue to do so. Not only have we put a heavier emphasis on our digital efforts, but we also decided to bring on an in-house marketing team. 

How has technology played a role in your business during this time? 

In our efforts to implement more efficient and effective procedures, we’ve upgraded the technology and systems we use immensely. We leaned heavily on our property management platform. We needed to quickly provide leasing, maintenance, and resident support services, with as little in-person interaction as possible. This meant that we needed to digitize our interactions with residents. Our software system allowed us to communicate and engage with residents through the platform. This helped to lessen our in-person interactions and contact while still providing the care our residents needed. 

Without these platforms, we would have seen a significant drop in our ability to support our residents properly; however, we saw our positive ratings and feedback rise. This pandemic was a direct opportunity to show us some of our blindspots. A more automated, less manual cadence to our resident support processes has benefited our team and residents. 

How have you managed your mindset (and that of your team)? 

I avoid burnout by ensuring I still found moments for myself. My moments are my time with friends and family, the glass of wine before bed, the “geeking out” over spreadsheets, or cooking a meal. No matter how busy or chaotic things may have been or will be, I will always take opportunities to do the things I enjoy most. It also helps if you love what you do while driving with your purpose and ethos first. Before anyone starts with Avana, we ensure they have similar values and beliefs; this helps them succeed in the long run at Avana. If we do a good enough job in the recruitment process, the work rarely feels like work for the team hired. 

It is a rigorous process to find people who are so purpose-led in their own beliefs that they wholeheartedly believe in Avana’s mission, but it has proven to be the most critical step. We look for big picture thinkers who can aid in our journey towards a better future. When an organization has employees who understand that the work will lead to more significant social change, they will stay motivated. Our relentless pursuit of gender equality is inspiring and rejuvenating to our employees. Standing side-by-side every day with people who share this same passion is an immense motivator. On top of this, regular check-ins and as much communication as possible were and are vital for our team during the pandemic and beyond. 

What’s the one piece of advice you’d give to all entrepreneurs in your industry today? 

In order to pave the way, to do something that has never been done, to change the status quo, you need to learn to be comfortable with the uncomfortable. In order for your business to be extraordinary, you’re going to have to make hard choices — the type of choices that may keep you up at night. Stick to your values, lead with your purpose, and push past fear. Take calculated risks and trust your gut. Be unapologetic in your pursuit of becoming purpose-led. Our business changed forever when we “pivoted to purpose” a few years ago, and our hypergrowth truly began. Throughout the pandemic, it was more important than ever to stick to this approach. 

Sarah White puise dans son courage pour conduire le changement et être elle-même authentique.

Sarah White

On dit souvent qu’il faut du courage pour être entrepreneur, mais je pense que c’est plus compliqué que cela. Après avoir travaillé pendant près de 27 ans auprès d’entrepreneurs à BDC, j’ai appris que chaque personne avait sa propre définition du mot courage. 

Parfois, il s’agit du courage d’un innovateur qui lance une idée inédite n’ayant jamais été éprouvée jusqu’ici dans le monde. D’autres fois, il s’agit de la capacité à faire face à n’importe quel obstacle et à le transformer en une occasion de croissance. Il arrive aussi qu’un entrepreneur doive faire preuve de courage pour être simplement lui-même et bâtir son entreprise comme il l’entend (un problème pour de nombreux propriétaires d’entreprises sous-représentés – problème que mon équipe et moi aidons à résoudre). 

Il est rare que ces trois définitions s’appliquent, mais c’est le cas pour Sarah White et Denise Taschereau, cofondatrices de Fairware. Au cours des 16 dernières années, elles ont fait de leur entreprise de Vancouver, qui a démarré dans le garage de Sarah, le premier fournisseur nord-américain de produits promotionnels durables et éthiques.

Non seulement Sarah et Denise ont maintenu leur engagement ferme pris dès le début quant à l’impact sur l’environnement et la communauté (elles possèdent la certification B Corporation [BCorp] depuis des années), mais elles se sont également inspirées de leurs propres difficultés en tant que petite entreprise appartenant à des membres de la communauté queer, qui plus est à des femmes, pour orienter leurs politiques d’entreprise. Elles ont délibérément mis en place une équipe diversifiée et surtout, une culture qui encourage à être soi-même au travail. 

J’ai rencontré Sarah pour qu’elle nous parle de son parcours personnel et entrepreneurial, notamment de son engagement permanent en faveur de l’approvisionnement éthique et des pratiques commerciales durables, de l’importance qu’elle accorde aux objectifs ainsi qu’à la diversité et à l’inclusion, et de sa capacité à survivre et à prospérer en période d’incertitude. Sarah est une force à ne pas négliger. Elle s’est engagée, avant tout, à se servir du monde des affaires pour faire le bien. 

Laura : Lorsque vous et Denise avez lancé Fairware en 2005, l’accent mis sur la durabilité et la volonté d’améliorer le monde par le biais des affaires était une idée relativement nouvelle. Comment vous est-elle venue?

Sarah : Fairware a vu le jour parce que mon amie Denise, qui est désormais ma partenaire commerciale et qui travaillait à l’époque comme Directrice, développement durable et relations communautaires à MEC dans le domaine de la durabilité et de l’approvisionnement éthique, avait constaté que de nombreuses marques de qualité offraient des cadeaux publicitaires fabriqués dans des conditions suspectes. À cette époque, le sujet de la responsabilité sociale des entreprises commençait à être abordé dans la presse et un peu partout dans le monde, et il y avait un décalage avec ces grandes marques qui distribuaient des produits inconvenants. C’est de cette constatation qu’est née l’idée de Fairware. 

« Notre objectif a toujours été d’aligner nos valeurs d’entreprise sur nos valeurs personnelles. »

Laura : Comment l’idée a-t-elle été reçue à l’époque? Comment vous êtes-vous aperçues que les choses évoluaient? Je suppose que les entreprises sont aujourd’hui plus ouvertes à parler des pratiques durables. 

Sarah : Si le développement durable est aujourd’hui bien plus ancré dans les esprits, ce n’était certainement pas le cas à l’époque. Dès le départ, lorsque nous prenions le téléphone pour appeler un fournisseur potentiel, nous lui disions « nous aimerions discuter de l’origine de vos produits », et souvent, on nous raccrochait au nez. 

Au fil des ans, cette conversation a considérablement évolué. Nous avons commencé avec la conformité et la sécurité des produits, puis nous nous sommes intéressées aux droits des travailleurs et à l’impact environnemental. Depuis quelques années, nous discutons avec d’autres distributeurs de l’antiracisme et de la justice sociale. Nous discutons avec les fournisseurs d’emballages durables d’une représentation diversifiée dans les catalogues. Ce que nous vivons aujourd’hui est en net contraste avec la situation qui prévalait au début de notre parcours entrepreneurial. 

Aujourd’hui, nous allons également au-delà de notre chaîne d’approvisionnement traditionnelle pour travailler avec des entreprises qui ont un impact – des entreprises à vocation sociale, souvent locales, appartenant à des entités issues de la diversité – qui n’auraient pas autrement la capacité de répondre à de grosses commandes d’entreprise. Nous consultons ces entreprises pour les aider à fixer leurs prix et à renforcer leurs capacités afin qu’elles soient en mesure de créer des produits à notre intention. Ainsi, notre succès nous permet non seulement d’aider les autres à se développer, mais aussi de contribuer à construire un écosystème qui soutient nos convictions en matière de durabilité et d’équité.   

Franchement, si nous avons créé notre entreprise, ce n’est pas parce que nous aimons les babioles, mais parce que nous voulions faire bouger les choses. Notre objectif a toujours été d’aligner nos valeurs d’entreprise sur nos valeurs personnelles. 

Laura : Et je sais que cela s’applique non seulement à la façon dont vous faites affaire avec vos clients et vos fournisseurs, mais aussi à la manière dont vous avez façonné la culture d’entreprise de Fairware. Pouvez-vous nous dire en quoi vos valeurs personnelles et même vos expériences personnelles ont joué un rôle à cet égard?

Sarah : Je plaisante parfois en disant que j’ai créé une entreprise simplement pour pouvoir m’habiller comme je l’entendais et être en accord avec moi-même, mais franchement, je pense que c’est en grande partie la vérité. Donner le ton de l’acceptation et de l’inclusion confère un certain pouvoir, et en me montrant telle que je suis, j’espère encourager les autres à en faire de même. Pour vous donner une idée de la culture que nous avons créée, une année à Halloween, un de nos employés s’est habillé en tenue de travail, juste pour nous embêter. 

Mais être moi-même n’a pas toujours été facile. Étant de genre non conforme, j’ai souvent été mégenrée et confrontée à l’homophobie et à la misogynie, sous forme de micro-agressions. Alors que de nombreux membres de la communauté des entreprises progressistes se considèrent très au fait des questions d’antiracisme, de LGBTQ+, etc., nous nous sommes rendu compte cette année que la plupart d’entre nous ne l’étaient pas. Nous avons tous encore beaucoup à apprendre et à faire.  

Laura : Nous savons que de nombreux propriétaires d’entreprises LGBTQ+ cachent cet aspect de leur identité pour éviter les répercussions. À votre avis, qu’est-ce qui vous a donné le courage de faire preuve de tant d’ouverture et de transparence pour vous montrer comme vous êtes?

Sarah : Le parcours a été long. Je suis avec ma partenaire depuis 36 ans et j’ai deux enfants adultes. Avoir des enfants en tant que couple homosexuel était pour le moins avant-gardiste dans les années 1990. Je ne suis pas certaine d’avoir beaucoup changé depuis, mais j’hésite maintenant moins à être moi-même, je suis plus consciente des problèmes qu’éprouvent les personnes LGBTQ+ et j’en parle ouvertement. 

Toutefois, pour le bien de mes enfants, même à l’époque, je n’ai jamais cherché à dissimuler qui j’étais vraiment, même si c’était difficile pour eux d’avoir une maman qui ne ressemblait pas aux autres mamans. Si j’avais dû changer à l’époque, mes enfants en auraient conclu qu’il n’est pas acceptable d’être soi-même et que l’on doit se conformer pour ne gêner personne. De plus, certains d’entre nous n’ont pas d’autre choix que de s’accepter. Certaines personnes peuvent passer pour cisgenres, d’autres non. Je veux que les autres se reconnaissent en moi et sachent qu’eux aussi ont leur place dans le monde de l’entreprise. 

« Pour nous, la culture consiste à laisser les gens mettre leur propre diversité à contribution. »

Laura : Pouvez-vous indiquer aux propriétaires d’entreprise qui espèrent créer la même culture inclusive que la vôtre – y compris ceux qui n’ont pas vécu les mêmes expériences – quelques tactiques précises que vous avez utilisées pour harmoniser votre équipe avec vos valeurs?

Sarah : Pour nous, la culture consiste à laisser les gens mettre leur propre diversité à contribution. Bien que Denise et moi ayons toujours été des militantes – elle en politique, et moi dans le milieu communautaire – nous faisons de notre mieux pour ne pas engager des personnes comme nous. Nous encourageons tous ceux qui travaillent avec nous à intégrer leurs propres intérêts et passions à l’entreprise. Nous sommes également très transparentes sur notre site Web et dans nos offres d’emploi : si vous postulez pour travailler avec nous, vous rejoindrez un environnement de travail inclusif. Si cela ne vous convient pas, vous ne postulerez pas.

De plus, ce n’est pas parce que la durabilité est un sujet qui nous passionne, à Denise et à moi, qu’elle doit susciter le même degré d’intérêt chez nos employés. Lors d’un entretien d’embauche, nous posons la question suivante : « Sous quelle forme contribuez-vous au développement durable dans votre vie quotidienne? ». Si la réponse est : « Je recycle, mais je veux en savoir plus », cela nous suffit. Avant tout, nous recherchons des personnes ouvertes et intéressées. 

Lorsque nous accueillons de nouveaux employés, nous appliquons une pratique que j’ai apprise durant un atelier sur la réconciliation. Nous demandons au nouveau membre du personnel de donner son nom, son nom traditionnel s’il en a un, et son identité culturelle, ainsi que toute information à son sujet dont il souhaite faire part à l’équipe. Dans une entreprise comptant moins de 20 employés, on parle au moins 11 langues différentes. La diversité est incontestablement ancrée dans notre culture. 

Laura : Vous êtes également une société certifiée B Corporation, ce qui signifie que vous vous êtes engagées à créer un impact positif pour vos employés, ainsi que pour les communautés et l’environnement. Ce n’est pas chose facile, mais vous l’avez fait en 2010, en tant que l’un des membres fondateurs de la Canadian B Corp. Comment s’est déroulée cette expérience et pourquoi était-elle si importante pour vous?

Sarah : Au début, nous étions une petite entreprise dont l’équipe était restreinte. Nous nous sommes demandé si, étant donné que nous observions déjà ces pratiques de toute façon, nous disposions de la capacité ou du temps nécessaire pour nous soumettre au processus rigoureux d’obtention de cette certification. Mais à mesure que nous rencontrions des personnes du milieu des affaires de Vancouver qui avaient les mêmes idées que nous, nous avons commencé à comprendre qu’il ne s’agissait pas seulement de nous, mais de faire partie d’un mouvement qui utilise les entreprises comme une force pour faire le bien. 

L’obtention de la certification B Corp a contribué à structurer nos engagements, à nous responsabiliser et à nous montrer les points que nous devions améliorer. Aujourd’hui encore, cette certification nous pousse à aller plus loin, à réfléchir à des choses auxquelles nous n’aurions pas pensé autrement et à nous dépasser pour atteindre nos objectifs. Cela va de la gestion de la chaîne d’approvisionnement aux pratiques durables, en passant par la culture interne, les salaires, les engagements sociaux, et bien plus encore. 

Nous avons eu beaucoup de chance d’avoir BDC comme partenaire de financement, car non seulement vous nous avez fourni d’excellents conseils et services au fil des ans, ainsi que de l’aide pour renforcer nos capacités, mais vous avez vous-même obtenu la certification B Corp, ce qui signifie que nous avons encore plus de valeurs en commun. 

« L’obtention de la certification B Corp a contribué à structurer nos engagements, à nous responsabiliser et à nous montrer les points que nous devions améliorer. »

Laura : Je suis certaine que votre engagement à construire une entreprise basée sur des valeurs et une culture inclusive a joué un rôle primordial dans le succès de Fairware, mais qu’en est-il pendant les périodes difficiles? Comment avez-vous, vous et votre entreprise, vécu les 18 derniers mois d’incertitude engendrée par la pandémie? 

Sarah : En tant que jeune entreprise, nous avons survécu à la récession de 2008-2009, ce qui nous a donné un bonne idée du comportement à adopter pendant la pandémie de COVID-19. Lorsque la pandémie a frappé, nous venions de terminer une année durant laquelle nous avions engagé des dépenses importantes, ainsi qu’une rénovation majeure de nos bureaux. D’ailleurs, notre équipe de Vancouver avait été configurée pour travailler à distance en raison de cette rénovation, puis personne n’est revenu au bureau à cause de la COVID-19. 

Nous avons alors compris que nous avions très peu de marge de manœuvre; Nous savions que nous devions procéder à des mises à pied et que si nous tergiversions, nous pourrions perdre l’entreprise. Ce furent les moments les plus durs et les plus pénibles de notre vie. Nous avons dû licencier la moitié de notre effectif. Vous parlez d’un impact sur la culture. Heureusement, nous sommes restées proches de tout le monde et avons aidé ces gens à accéder à des ressources et à du soutien. Petit à petit, nous avons pu les réembaucher grâce aux subventions du gouvernement. 

Pendant la pandémie, comme vous le savez, de grandes questions sociales ont également surgi, notamment le mouvement Black Lives Matter et, plus récemment, la découverte de tombes non marquées d’enfants autochtones assassinés. Malgré tous ces événements, nous avons continué à parler, à travailler et à apprendre. Notre objectif et nos valeurs sont demeurés les mêmes. Nous nous réunissons quotidiennement en ligne et, petit à petit, les gens commencent à revenir au bureau.

Malgré les défis auxquels sont confrontés le monde des affaires et notre secteur, la COVID-19 a fourni à certaines entreprises une bonne occasion d’utiliser les budgets normalement alloués aux événements ou aux conférences pour montrer de la bienveillance à leurs employés en leur remettant des colis et des paniers, et nous avons pu les aider dans cette démarche. Nous sommes demeurés engagés à n’offrir que des produits et des cadeaux pratiques qui ne finiraient pas à la décharge, et nous avons mis au point un programme qui permet à une personne qui ne souhaite pas recevoir de cadeau de choisir de faire un don en son nom. 

Dans l’ensemble, nous en sommes sorties plus fortes et plus dévoués que jamais à notre mission. Et nous nous réjouissons de voir notre bureau nouvellement rénové, qui était trop calme, rempli de gens à nouveau.

Sarah White taps into her courage to drive change — and be her authentic self.

Sarah White

As Vice President, Client Diversity at BDC, Laura Didyk is leading the bank’s efforts to understand and address the challenges faced by underrepresented and underserved entrepreneurs — whether they be racialized, identify as women, identify as members of the LGBTQIA2S+ community, be living with a disability, or exist within a combination of these identities. She’s sharing their journeys through conversations, and this month it’s with Sarah White, co-founder of Fairwaire, North America’s leading provider of sustainable, ethically sourced promotional products.

 

It is often said that being an entrepreneur takes courage — but I think that’s a bit of an oversimplification. After nearly 27 years of working with entrepreneurs at BDC, I’ve learned that courage tends to take on different meanings for each individual. 

Sometimes it’s the courage to be an innovator, bringing a new and unproven idea out into the world. Sometimes it’s the ability to face down any obstacle and turn it into an opportunity for growth. Sometimes it’s a courageous act by an entrepreneur to simply be their authentic self, and build their company their own way (an issue for many underrepresented business owners — one that me and my team are working on improving). 

Rarely is it all three, as is the case with Sarah White and Denise Taschereau, co-founders of Fairware. Over the past 16 years, they have built their Vancouver-based business — which got its start in Sarah’s garage — into North America’s leading provider of sustainable, ethically sourced promotional products.

Not only have Sarah and Denise maintained a steadfast commitment to environmental and community impact since day one (they’re a Certified B Corporation (BCorp) and have been for years) — but they’ve also tapped into their own struggles as a queer-owned, women-owned, small business to guide their corporate policies. They’ve intentionally built a diverse team and, more importantly, a culture where people are encouraged to bring their true selves to work. 

I sat down with Sarah to unpack her personal and entrepreneurial journey, including her ongoing commitment to ethical sourcing and sustainable business practices, her intense focus on purpose, diversity, equity, and inclusion, and her ability to survive and thrive during uncertain times. Sarah is a force to be reckoned with — committed, above all else, to use business as a force for good. 

Laura: When you and Denise launched Fairware in 2005, a focus on sustainability and bettering the world through business was relatively novel. How did the idea come about?

Sarah: Fairware started because my friend, and now business partner, Denise was the Director of Sustainability and Community at MEC in sustainability and ethical sourcing, and she found that many really good brands were giving away swag that was manufactured under suspect conditions. This was at the time that corporate social responsibility was bubbling up in the press and around the world, and the disconnect between good brands giving away bad stuff meant there was a gap — which was how the idea for Fairware was born. 

“To be honest, we started our business not because we love chachkies, but because we wanted to drive change. Our purpose was always to align our business values with our personal values.”

Laura: How was the idea received then? And how have you seen that evolve? I imagine companies today are more open to conversations around sustainable practices. 

Sarah: While sustainability is now much more embedded in the mainstream, it certainly wasn’t then. From day one we’d pick up the phone, call a potential supplier, and say, ‘we’d like to talk to you about where your products come from’ — and we were often hung up on. 

Over the years, that conversation has evolved significantly. It began with compliance and product safety, and moved into workers’ rights, environmental impact, and over the last few years, we’re now talking with other distributors about anti-racism and social justice. We are talking to suppliers about sustainable packaging and diverse representation in the catalogues. What we are seeing is night and day from the beginning of our entrepreneurial journey. 

Today, we are also reaching beyond our traditional supply chain to work with impact businesses — diverse-owned social enterprises that are often local — that wouldn’t otherwise have the capacity for large corporate orders. We consult with these companies to help them with pricing and capacity building so that they can create products for us. So, through our success, we’re not only lifting others up, we’re also helping to build an ecosystem that supports our beliefs on sustainability and equity.   

To be honest, we started our business not because we love chachkies, but because we wanted to drive change. Our purpose was always to align our business values with our personal values. 

Laura: And I know that applies not only to how you do business with your customers and suppliers, but also to how you’ve shaped the corporate culture at Fairware. Can you share a bit about how your personal values and even your personal experiences have played a role in that?

Sarah: I sometimes joke that I started a business just so that I could dress and be how I wanted to be — but honestly, there’s a lot of truth in that. There’s power in setting the tone of acceptance and inclusion, because when I show up as myself, I hope I make it easier for others to do the same. To give you a sense of the culture we’ve created, one Halloween, our staff dressed up in business attire just to bug us. 

But being my true self in the world hasn’t always been easy. Because I’m gender non-conforming, I’ve often been misgendered, and I’ve experienced homophobia and misogyny in the form of microaggressions. While a lot of folks in the progressive business community see themselves as up to speed with anti-racism, LGBTQ+ issues, etc., what we’ve learned this year is that most of us aren’t. Some of us have a ton of work and learning to do.  

Laura: We know that many LGBTQ+ business owners actively hide this aspect of their identity to avoid repercussions. What do you think gave you the courage to be open and transparent about who you are?

Sarah: That journey has been a long one. I’ve been with my partner for 36 years and I have two adult kids. Having kids as a gay couple in the 1990s was pretty trailblazing. I’m not sure I’ve actually changed too much since then, but I do have more courage now to be myself, I feel more aware of LGBTQ+ issues, and I openly speak out about them and myself. 

But for my kids’ sake, even back then, I never wanted to change who I was, even if it was tough for them having a mom that didn’t look like all the other moms. If I were to have changed then, I would have given my kids the message that it’s not okay to be who you really are, that you must conform for others’ comfort. Plus, some of us don’t have a choice but to embrace who we are. Some people can pass as cisgender, and others can’t. I want others to see themselves in me and know they too have a place in the corporate world. 

“For us, culture is about letting people bring their own diversity to the table. While Denise and I have always been activists — her in politics, and me in community work — we try our best not to hire people like us. We encourage everyone who works with us to bring their own interests and passions to the company.”

Laura: For business owners that hope to create the same inclusive corporate culture that you have — including those that don’t have the same lived experience to draw from — can you share a few specific tactics you’ve used to align your team and your values?

Sarah: For us, culture is about letting people bring their own diversity to the table. While Denise and I have always been activists — her in politics, and me in community work — we try our best not to hire people like us. We encourage everyone who works with us to bring their own interests and passions to the company. We’re also very transparent on our website and in our job postings that if you apply to work with us, you’ll be joining an inclusive work environment, and if that doesn’t resonate with you, you’re not going to apply.

Also, while Denise and I are both hugely passionate about sustainability, our employees don’t necessarily have to be. We’ll say in an interview, ‘how does sustainability show up in your life?’ and if the response is, ‘I recycle, but I want to learn more about it,’ that’s good enough for us. We want people who are open and interested, above all else. 

When we on-board new staff we have a practice that I borrowed from participating in a reconciliation workshop. We have the new staff member say their name, their traditional name if they have one, and how they identify culturally, plus anything else they want the team to know about them. In a company of fewer than 20 employees there are at least 11 different languages spoken. Diversity is unquestionably ingrained in our culture. 

Laura: You’re also a Certified B Corporation, which means you’ve committed to create a positive impact for your employees, as well as for communities and the environment. It’s not an easy feat — and you did it back in 2010, as one of the founding members of the Canadian B Corp. What was that experience like and why was it so important to you?

Sarah: In the beginning we were a small company with a small staff. We wondered, if we are doing all of this anyway, do we have the capacity or time to undergo the rigorous process to gain this certification? But as we began to meet more like-minded folks in the Vancouver business community, we began to see that this wasn’t just about us, it was about being part of a movement that uses business as a force for good. 

Becoming B Corp certified helped give structure to our commitments, provided accountability, and showed us where we needed to improve. To this day it pushes us to go further, to think about things we wouldn’t have otherwise, and to stretch us to meet goals. This is everything from supply chain management, to sustainable practices, to internal culture, to wages, to social commitments — and more. 

We’ve been really fortunate to have BDC as a funding partner, because you’ve not only provided great advice and service over the years, helping us build capacity, but you’ve become B Corp certified, which means we have even more values aligned. 

“Becoming B Corp certified helped give structure to our commitments, provided accountability, and showed us where we needed to improve.”

Laura: I am sure your commitment to building a values-based business with an inclusive culture has played a huge role in Fairware’s success, but what about during the tough times? What have the last 18 months of pandemic uncertainty been like for you and your business? 

Sarah: As a young business, we survived the recession of 2008/2009, and that gave us a lot of insight into how to behave during COVID. We had just come out of a significant year of spending and had completed a major office renovation right before the pandemic hit. Incidentally, our team in Vancouver was set up to work remotely because of that reno —and then because of COVID, no one came back to the office. 

From there, we knew our runway was short — we knew we’d have to lay people off, and procrastinating could lead to losing the business. Those were the hardest and most brutal moments of our lives. We had to let half of our staff go. Talk about an impact on culture. Thankfully, we stayed close with everyone, and helped them access resources and support. Slowly, we were able to hire people back, thanks to Government subsidies.

During the pandemic, as you know, some major social issues also came up, including the Black Lives Matter movement, and more recently the discovery of unmarked graves of murdered Indigenous children. Through it all we kept talking, kept working, and learning. Our focus and values haven’t shifted at all. We meet daily online and slowly, people are starting to come back into the office.

And despite the challenges to the corporate world and our industry, COVID provided a nice opportunity for some companies to take their budgets that they weren’t spending on events or conferences and show their employees some love with packages and baskets — and we were able to help with these. We remained committed to only providing products and gifts that were practical and wouldn’t end up in the landfill, and we developed a program that if someone opted out of the gift, they could choose to have a donation made in their name instead. 

All in all, we came out stronger and more committed than ever to our mission. And we’re certainly excited to see our newly renovated office that’s been all too quiet, filling up with people again.

Comment la communication narrative peut aider les entrepreneur.es à se sentir eux-mêmes au travail, y compris ceux dont le genre est marginalisé.

Bradley Sensabaugh

Au travail, vous montrez-vous tel.le que vous êtes, autrement dit, êtes-vous vous-même? 

Nombreux sont ceux et celles qui parmi nous peuvent répondre « oui », sans réaliser à quel point c’est un privilège. Pour la communauté LGBTQ2S+, et les personnes transgenres et non binaires en particulier, ce n’est pas aussi simple. Il existe encore des pratiques, des croyances et des barrières systémiques qui font qu’il est difficile, voire dangereux, d’être soi-même sur le lieu de travail.  

De plus, vous pouvez éprouver ces difficultés quel que soit votre statut, employé.e ou entrepreneur. Selon un sondage mené par la CGLCC (Chambre de commerce LGBT+ du Canada) et l’Institut Deloitte, sur les quelque 28 000 entreprises appartenant à des personnes LGBTQ+ au Canada – combinant un chiffre d’affaires de plus de 22 $ milliards et un effectif plus de 435 000 Canadiens – une sur deux a délibérément caché le fait que ses propriétaires étaient des personnes LGBTQ+, et trois sur dix ont été victimes de discrimination. 

Afin d’approfondir ces questions et de découvrir des solutions potentielles, j’ai rencontré Brad Sensabaugh, conseiller principal, Diversité et inclusion, à BDC. Brad s’est joint à BDC il y a quelques mois à peine, mais en peu de temps, il a eu un impact déterminant sur notre stratégie de diversité et d’inclusion. Homme transgenre engagé à faire connaître les défis auxquels sa communauté est confrontée, il a passé près de dix ans en tant que spécialiste de la diversité et de l’intégration à rendre le milieu de travail plus inclusif pour tous les groupes marginalisés.  

Brad a expliqué pourquoi il est plus difficile d’être soi-même pour certaines personnes, en quoi la communication narrative peut contribuer à changer ce paradigme et comment nous pouvons tous être de meilleurs alliés à l’avenir. 

 

Laura : Je suis persuadée que pour certaines personnes, il est difficile de se faire à l’idée de ne pas pouvoir être soi-même au travail. Commençons si vous le voulez bien par explorer les raisons pour lesquelles certaines personnes, comme les membres de la communauté transgenre, ne peuvent tout simplement pas être elles-mêmes sur le lieu de travail?  

Brad : Je pense que pour les personnes trans, non binaires et de divers autres genres, le concept de dévoilement est incommensurable. Imaginez donc les défis que cela pose sur le lieu de travail. De bien des façons, nous pouvons être dévoilés sans le vouloir. 

Par exemple, il se peut que notre carte d’identité ne corresponde pas à notre expression de genre, comme c’est le cas pour un homme transgenre dont la carte d’identité indique qu’il est de sexe féminin. L’acte extrêmement banal et simple de s’identifier légalement peut être un processus intimidant, avec parfois des conséquences telles que l’échec d’une affaire ou une occasion manquée, et quelquefois aussi une sécurité compromise. 

Cela peut aussi se manifester très simplement, sous forme d’exclusion. Lorsqu’elles entendent parler de parité des sexes, c’est-à-dire d’une représentation de 50 % de femmes et de 50 % d’hommes, les personnes non binaires ont en quelque sorte le sentiment de ne pas exister.

 

« Imaginez que vous essayiez de fournir le nom d’une personne citée en référence et que vous deviez expliquer pourquoi cette personne ne vous reconnaîtrait pas sous votre nom ou votre genre actuel. »

 

Laura : Qu’en est-il pour les entrepreneur.es? Selon une étude canadienne, environ 50 % des propriétaires d’entreprises LGBTQ+ choisissent de ne pas divulguer cette partie de leur identité.    

Brad : Pour commencer, c’est souvent une question de sécurité. Bien que de multiples droits et protections soient en vigueur ici, au Canada, nombreuses sont les personnes qui craignent encore la transphobie et l’homophobie et choisissent donc de ne pas être complètement franches ou transparentes – de peur que cela ait un impact sur le succès de leur entreprise, ou pire. D’autres entrepreneurs et entrepreneures doivent faire attention lorsqu’ils font affaire dans des pays ou des territoires – même dans certaines parties des États-Unis – dépourvus de ces droits et protections. Cette réalité peut être encore plus préoccupante. 

Les personnes appartenant à la communauté transgenre ont parfois des trous dans leurs antécédents en matière d’emploi, de crédit ou de logement. Imaginez que vous essayiez de fournir le nom d’une personne citée en référence et que vous deviez expliquer pourquoi cette personne ne vous reconnaîtrait pas sous votre nom ou votre genre actuel. Cette difficulté peut également se présenter lorsqu’il faut fournir des relevés de notes ou des diplômes. Tout cela peut susciter le sentiment de ne pas agir avec franchise et une attention plus insistante à l’endroit d’une personne transgenre. 

Il ne s’agit là que de quelques exemples. Chaque membre de la communauté a son propre vécu qui définit la mesure dans laquelle il ou elle se sentira à l’aise pour partager son histoire. 

Laura : Je sais que vous vous sentez à l’aise pour partager votre propre histoire, et j’aimerais en savoir plus. Comment avez-vous commencé votre carrière dans le domaine de la diversité et de l’inclusion?  

Brad : La défense des intérêts des autres et un sens aigu de la justice ont toujours fait partie de ma vie – ce sont des valeurs qui m’ont été inculquées par mes parents dès mon plus jeune âge. Ensuite, tout au long de mon propre parcours en tant qu’homme trans déclaré, j’ai vécu directement certains des défis, obstacles et problèmes auxquels les personnes trans peuvent être confrontées dans les environnements de travail. Mais cela ne m’a pas empêché de regarder ma vie en face; ce n’était pas quelque chose que j’allais essayer de cacher. J’ai saisi les occasions d’entamer le dialogue sur ce que signifie être un homme transgenre. 

J’ai longtemps soutenu la communauté transgenre de façon parallèle. Puis, il y a environ dix ans, j’ai commencé à évoluer professionnellement dans le domaine de la diversité et de l’inclusion, et j’ai beaucoup appris sur d’autres communautés également. J’ai décidé de devenir un expert en matière de diversité et d’inclusion, en mettant l’accent sur l’inclusion. Car si la diversité est une question de mesure, l’inclusion est une question d’impact – et c’est là, je pense, que nous pouvons vraiment faire évoluer les choses dans les organisations. Ces convictions et ces valeurs s’accordent parfaitement avec le fait de travailler pour une entreprise qui a une optique sociale comme BDC, et je me suis senti extrêmement bien accueilli depuis mon arrivée, il y a quelques mois.  

Laura : Je suis heureuse de l’entendre. En quoi, à votre avis, votre propre expérience a-t-elle façonné votre façon d’aider les autres communautés marginalisées? 

Brad : Ce que j’ai appris durant ma transition touche aux concepts de privilèges et de stéréotypes. De nombreuses personnes trans sont visiblement trans, un terme qui, je considère, ne s’applique plus à moi. Je veux dire par là que si nous nous rencontrions par hasard, vous ne me percevriez probablement pas comme un trans, mais comme un homme cisgenre. C’est un privilège dont je jouis, contrairement à d’autres membres de ma communauté et à de nombreuses autres minorités visibles. Je ne suis pas dévisagé ou menacé à cause de mon apparence et je ne subis pas de moqueries. 

Cela n’a pas toujours été le cas, à l’instar de nombreuses personnes transgenres. C’est pour cette raison que je me sens obligé d’affirmer qui je suis et de rappeler à tout le monde qu’il ne suffit pas de regarder une personne pour savoir si elle est transgenre. En partageant mon histoire personnelle, je contribue modestement à corriger ce qui se dit sur ce sujet ainsi que tant d’autres idées fausses. 

 

« La communication narrative est indissociable de l’éducation; elle nous aide à élargir nos horizons et à ouvrir les esprits. »

 

Laura : Comme vous le savez, nous avons ajouté une composante de communication narrative à notre stratégie de diversité et d’inclusion à BDC, en présentant des témoignages d’employés et de clients pendant le Mois de l’histoire des Noirs, le Mois de l’histoire des femmes, le Mois de l’histoire des Autochtones, etc. Comment voyez-vous le rôle de la communication narrative dans l’inclusion? 

Brad : La communication narrative est indissociable de l’éducation; elle nous aide à élargir nos horizons et à ouvrir les esprits. L’évolution et la compréhension qui en résultent peuvent être très puissantes. Plus nous écouterons et nous nous sentirons à l’aise pour poser des questions, et plus nous admettrons honnêtement nos lacunes et demanderons davantage de renseignements, mieux nous serons tous informés.  

Chaque entrepreneur.e a une histoire qui contribue d’une manière ou d’une autre à son entreprise, et c’est également le cas pour chaque membre du personnel. Personne ne fait son parcours tout seul. Lorsque j’ai commencé ma transition, j’ai réalisé que mon histoire n’était pas uniquement la mienne. Mes parents ont eu leur propre parcours en devenant les parents d’un fils trans, et mon frère, qui avait autrefois une sœur, avait dorénavant un frère. Ainsi, je vivais ma propre expérience, ma propre histoire et ma propre vérité, et ils vivaient les leurs. Vous ne pouvez pas vous attendre à connaître absolument tout de l’expérience de quelqu’un d’autre. 

L’acceptation et la compréhension progressent lorsque nous accordons aux autres le bénéfice du doute, que nous leur permettons de vivre leur propre parcours et que nous cherchons à trouver des moyens d’être de meilleurs collègues, amis et alliés en cours de route. 

Laura : Y a-t-il des ressources que vous pouvez recommander aux personnes qui ne sont pas non binaires ou transgenres afin de les aider à mieux comprendre et à devenir de meilleurs alliés?

Brad : Il existe des organisations exceptionnelles qui offrent non seulement un soutien aux personnes non binaires et transgenres, mais qui proposent également des ressources – FAQ, témoignages, conseils précis, etc. – pour aider toutes les personnes, ainsi que les organisations, à améliorer leurs connaissances et leur compréhension.

Je commencerais par citer The 519, un centre communautaire situé à Toronto qui dispose de nombreuses ressources pour les entreprises. Fierté au travail Canada est un excellent outil pour les entrepreneurs, et Pflag Canada aidera les particuliers et les familles. Enfin, il existe une excellente ressource au Québec : Jeunes identités créatives

 

« Être un véritable allié ou une véritable alliée exige des actions, et pas seulement de l’empathie ou de la sympathie. Quelquefois, cela peut vous mettre mal à l’aise, mais il vaut mieux agir et en tirer des leçons que de ne pas agir du tout. »

 

Laura : Ces connaissances et cette compréhension sont si importantes. Et si on passait à l’action? Avez-vous des conseils sur la façon dont un allié ou une alliée peut offrir son soutien? 

Brad : J’aime l’idée de se demander cinq fois « Pourquoi? » avant de commencer à poser des questions concernant la communauté. Ce que je veux dire, c’est que vous exprimez votre souhait de devenir un allié ou une alliée pour cette communauté : Pourquoi? La réponse à cette question pourra vous donner des pistes d’action. Ensuite, posez la question « Pourquoi? » encore et encore et vous déterminerez plus précisément ce que vous pouvez faire ou ce sur quoi vous souhaitez vous concentrer. Souvent, le fait de demander aux autres « Que puis-je faire? » sans y réfléchir soi-même peut sembler être de la paresse. Commencez plutôt par lancer une idée : « Voici ce que j’aimerais faire », puis posez la question : « Qu’en pensez-vous? »

Être un véritable allié ou une véritable alliée exige des actions, et pas seulement de l’empathie ou de la sympathie. Quelquefois, cela peut vous mettre mal à l’aise, mais il vaut mieux agir et en tirer des leçons que de ne pas agir du tout. Il suffit souvent d’une seule personne pour briser la glace, défendre quelqu’un, ou agir – et cela suffit pour que tout le monde en parle. Nous voulons parvenir à parler ouvertement, afin de provoquer le changement. 

Laura : Quel est le changement que vous aimeriez voir se produire concernant le genre? 

Brad : Je voudrais que nous commencions à réfléchir à la parité des genres en comprenant que les femmes et les hommes n’ont pas toujours l’apparence, la voix ou le comportement « dont on a l’habitude ». L’appellation des femmes transgenres est souvent erronée, au téléphone et en personne. Mais pour être honnête, il en va de même pour les femmes cisgenres. Je pense qu’en tant que société, nous avons beaucoup d’attentes quant à l’apparence, à la voix et au comportement d’une femme, et chaque variation provoque un déclic.

J’aimerais que nous réfléchissions davantage à la diversité parmi les femmes, les hommes et les personnes non binaires. Le genre n’est pas la seule chose qui nous définit, ou qui fait de nous ce que nous sommes. Mais quelles que soient les expériences et les identités qui s’entrecroisent et nous façonnent, nous méritons tous de vivre et de travailler en étant vraiment nous-mêmes. 

How storytelling can help entrepreneurs break down gender bias at work.

Bradley Sensabaugh

As Vice President, Client Diversity at BDC, Laura Didyk is leading the bank’s efforts to understand and address the challenges faced by underrepresented and underserved entrepreneurs — whether they be racialized, identify as women, identify as members of the LGBTQIA2S+ community, be living with a disability, or exist within a combination of these identities. This month, she’s speaking with Bradley Sensabaugh, BDC’s own Senior Advisor, Diversity and Inclusion, on addressing gender bias at work.

 

When you go to work, are you showing up as you, as in your true, authentic self? 

Many of us can say yes — without realizing how much of a privilege it is. For the LGBTQ2S+ community, and transgender and non-binary people in particular, it’s simply not that easy. There are still practices, beliefs, and systemic barriers that make the workplace a challenging or even unsafe place for expressing who they really are.  

And these challenges can be present whether you’re an employee or an entrepreneur. According to a survey conducted by CGLCC (Canada’s LGBT+ Chamber of Commerce) and Deloitte Institute, of the approximately 28,000 LGBTQ+ -owned companies in Canada — who have total revenues of more than $ 22 billion and employ more than 435,000 Canadians — one in two had purposely hidden the fact that their company has LGBTQ+ ownership, and three in 10 had faced discrimination. 

To further explore these issues and uncover potential solutions I sat down with BDC’s own Senior Advisor, Diversity and Inclusion, Brad Sensabaugh. Brad only joined BDC a few months ago, yet in a short time he’s had a big impact on our diversity and inclusion strategy. A transgender man who is committed to raising awareness around the challenges his community faces, he’s spent nearly a decade making the workplace more inclusive for all marginalized groups as a Diversity and Inclusion specialist.  

Brad shared his insights on why showing up as your authentic self can be more challenging for some, how storytelling can play a role in changing that paradigm, and how we all can be better allies going forward. 

 

Laura: I’m sure for some people, it’s difficult to understand the concept of not being able to bring your true self to work. Can we start by exploring why some individuals, such as members of the transgender community, face barriers just being their authentic self in the workplace?  

Brad: I think for trans, non-binary and other gender diverse people, the concept of coming out is really big. You can imagine how, in the workplace, this presents challenges. In many ways, we can be outed without our choice. 

For example, our ID might not match our gender presentation — as in a transgender man might still have an ID that lists him as female. The extremely mundane and simple act of legally identifying oneself can be an intimidating process, sometimes with consequences such as loss of business or opportunity, and sometimes compromised safety as well. 

And sometimes it can manifest in really simple ways — such as not being included. For Non-Binary people, there is a sense of literally being non-existent when we hear people talk about gender parity meaning 50% representation of women and 50% men.

 

“Imagine trying to provide a reference, and having to explain why that reference would not know you under your present name or gender. There can be the same difficulty providing transcripts or diplomas. All of this can culminate in a sense of not being forthcoming with someone, which can further enhance the scrutiny being placed on a trans person.” 

 

Laura: What about for entrepreneurs? According to one Canadian study, about half of LGBTQ+ business owners choose not to disclose this part of their identity.    

Brad: To begin with, it’s often about feeling safe. While there are many rights and protections offered here in Canada, many still fear transphobia and homophobia and choose not to be completely honest or transparent for that reason — worrying that it will impact the success of their business, or worse. Other entrepreneurs have to worry about doing business in countries or jurisdictions — even parts of the US — where those rights and protections do not exist at all. That reality can be even more concerning. 

For people within the transgender community, they may have to navigate around gaps in their employment, credit, or housing history. Imagine trying to provide a reference, and having to explain why that reference would not know you under your present name or gender. There can be the same difficulty providing transcripts or diplomas. All of this can culminate in a sense of not being forthcoming with someone, which can further enhance the scrutiny being placed on a trans person. 

Those are just a few examples. Everyone within the community has their own lived experiences which contributes to their comfort around sharing their story. 

Laura: I know you’re comfortable sharing your own story, and I’d love to hear more about it. How did you get started down a career path of Diversity and Inclusion?  

Brad: Advocacy for others and a strong sense of justice have always been part of my life — they’re values my parents instilled in me at a young age. And then, with my own journey as a trans identified man, I experienced firsthand some of the challenges, barriers and issues that can confront trans people in professional work environments. Still, I saw it as the truth of my life; it wasn’t something I was going to try to hide. I welcomed the opportunity to open the discussion around what it means to be a transgender man. 

I supported the trans community for a long time from the side of my desk. Then about 10 years ago I moved into the diversity and inclusion space professionally, and learned a great deal about other communities as well. My focus turned toward becoming a Diversity and Inclusion subject matter expert, with a focus on inclusion. Because while diversity is measurement, inclusion is impact — and that’s where I think we can really make the greatest difference across organizations. These beliefs and values align really well with working for a purpose-driven organization like BDC, and I’ve felt extremely welcome since I arrived a few months ago.  

Laura: That’s great to hear. How would you say your own experience has shaped your approach to helping other marginalized communities? 

Brad: What I’ve learned throughout my transition relates to the concepts of privilege and stereotypes. Many trans people are visibly trans, a term which I would say no longer applies to myself. By that I mean, if we met randomly, you wouldn’t likely perceive me as trans, you would likely perceive me as a cisgender man. This is a privilege I carry, which others in my community — and in many other visible minorities as well — do not. I am not stared at or mocked or threatened because of my visual appearance. 

This wasn’t always the case for me and not the case for many trans people. It is for this very reason that I feel compelled to be out and to remind everyone that you don’t always know when someone is trans just by looking at them. Sharing my personal story is one small way to contribute to changing the narrative on this, and so many other misconceptions. 

 

“There’s a huge educational component to storytelling; that’s how we broaden horizons and open minds. The growth and understanding we experience as a result can be very powerful.”  

 

Laura: As you know, we’ve added a storytelling component to our Diversity and Inclusion strategy at BDC, featuring employees’ and clients’ stories during Black History Month, Women’s History Month, Indigenous History month, and many others. How do you see storytelling playing a role in inclusion? 

Brad: There’s a huge educational component to storytelling; that’s how we broaden horizons and open minds. The growth and understanding we experience as a result can be very powerful. The more we listen and become comfortable asking questions and the more we can honestly admit the things we do not know and request more information, the better informed we all will be.  

Every entrepreneur has a story and that contributes to their business in some way, as does every employee. And no one is on their journey in isolation. When I began my transition, what I realized was that my story wasn’t just mine. My parents had their own journey, becoming the parents of a trans son, and my brother who once had a sister, now had a brother. So, while I knew my experience, my story, and my truth, they had their own journey as well. You can never expect to know anyone else’s experience absolutely. 

What increases acceptance and understanding is when we give others the benefit of the doubt, allow them to experience their own journey, and look to find ways to be better colleagues, friends, and allies along the way. 

Laura: For those who are not non-binary or transgender, are there any resources you can recommend that can help with increasing our understanding, so we can become better allies?

Brad: There are some great organizations that not only offer support to non-binary and transgender individuals, they also have resources — from FAQs to shared stories to specific guidance — to help individuals and organizations increase their knowledge and understanding.

I’d start with The 519, which is a Toronto-based community centre with lots of corporate resources. Pride at Work Canada is great for entrepreneurs to tap into, and Pflag Canada is helpful for individuals and families. Finally, there is a great French language resource based out of Quebec called Gender Creative Kids

 

“True allyship requires action, not just empathy or sympathy. Sometimes this may make you uncomfortable, but it’s better to act and learn from it, then to not act at all.”

 

Laura: That knowledge and understanding is so important. What about taking action? Do you have advice on how an ally can offer support? 

Brad: I like the idea of asking yourself “Why?” five times before you start asking the community questions. What I mean is, you say you want to be an ally for this community: Why is that? The answer you come up with may give you some actions you can take. Then ask “Why?” again and again and you’ll hone in on specific things you can do or focus on. Often asking others, “what can I do?” without giving it any thought on your own can come across as lazy. Instead begin with an idea, “Here is what I would like to do,” and then ask, “How would you feel about that?”

True allyship requires action, not just empathy or sympathy. Sometimes this may make you uncomfortable, but it’s better to act and learn from it, then to not act at all. Often it just takes one person to break the ice, to stand up for someone, to take action — and that’s enough to get everyone talking about it. We want to get to that open dialogue, that conversation, in order to see change come about. 

Laura: What’s one change you would like to see, when it comes to gender? 

Brad: I want us to start thinking about gender parity by understanding that women and men don’t always look or sound or behave in “typical” ways. Trans women are mis-gendered a lot, over the phone, and in person. But to be honest, so are cisgender women. I think as a society we have a lot of expectations for how a woman should look, sound, and behave, and any variation is a trigger for us.

I would like us to think more about the diversity within women, men, and non-binary people. Gender isn’t the only thing that defines us, or makes us who we are. But no matter what intersecting experiences and identities shape us — we all deserve to live and work as our true selves. 

Q&A: Sade and Rachel Baron, founders of Sade Baron, built a personal care brand that taps into the power of natural ingredients.

Sade and Rachel Baron

Meet Sade and Rachel, the mother-daughter duo behind the personal care brand Sade Baron. Sade’s personal experience with eczema and the natural body care her grand aunt used to help treat it shaped Sade’s understanding of the power of natural ingredients — and it stuck with her throughout her life, even while she spent 35 years working as a midwife and nurse. Growing up with a mother who had a natural remedy for many skin and health ailments, Rachel had a deep understanding of the power of natural ingredients as well, and struggled to find skincare products that were natural and effective in her adulthood. Aware of the need for vegan, high-performance, gentle products, Sade and Rachel started their business in 2016, and used their understanding of botanical ingredients to craft products that contribute to our skin’s long term health.

 

How have you managed your business finances through the pandemic? 

We definitely focused our cash flow on more activities that can get us in touch with our customers online. We focused our efforts on social media and email marketing which had been the best tools in staying in touch with our customers. The government programs have been a massive relief in keeping our business open and being able to adapt to the changing environment and purchasing habits of our customers. 

 

Has your approach to sales and marketing changed? 

We had a very different approach pre-COVID with our marketing strategy mix, and as it was changing, we adapted to making more efforts in social media, online marketing, and email tools, which were once secondary and became primary. We spent more time updating our website and improved the flow, usability, and overall product experience (descriptions, images, video). 

 

“Staying positive was something we had to focus on more — it’s hard to watch businesses you have known for years just shut down. We received a lot of support from our past customers, and some also sent notes to us to encourage us, which was super helpful.”

 

How has technology played a role in your business during this time? 

We upgraded some of our tools, such as inventory management to be able to forecast better. In e-commerce, we added a few more apps to monitor and understand the data, and to translate that into what’s next. We spent on creating more unique ad content, stayed away from outdated ways of looking at ads, and reached new and old audiences. 

 

How have you managed your mindset (and that of your team)?

Staying positive was something we had to focus on more — it’s hard to watch businesses you have known for years just shut down. We received a lot of support from our past customers, and some also sent notes to us to encourage us, which was super helpful. We spent some time regrouping and figuring out what we needed to work on better, and to improve our workflows. 

Sade and I did a lot of walking and optimizing our business over the last year. From email sequences, to personalized notes, calling our customers to engage on social media posts and Instagram Lives. We also identified things that we are not strong in — we outsourced or hired a contractor on a project basis so we didn’t turn our wheels out. 

 

What’s the one piece of advice you’d give to all entrepreneurs in your industry today? 

A big motivator is a quote by Winston Churchill: “Never, never, never give up,” which is something we really took to heart as businesswomen. The second was to pivot, which made it easier to move quickly and listen to the customer and market. That made it easier for us to stay in business and make necessary changes within days versus months. We also created better workflows. For example, our shipping usually took two to five business days. We reduced it to one business day, so customers knew if they ordered things, it got there faster. 

Q&A: Catherine Dahl, founder of Beanworks, is disrupting the accounting industry with her venture-backed software company.

Catherine Dahl

Catherine Dahl is the co-founder and CEO of Beanworks, an automated accounting software company that is disrupting modern methods of accounting. Leveraging her 25 years of operational accounting and management experience, Catherine built Beanworks into an industry-leading software company that is widely respected in the Fintech industry. Catherine and Beanworks have also been awarded by highly respected organizations, most notably by CIX as one of Canada’s Most Innovative Tech Companies in 2020, moving on to represent Canada at the Startup World Cup finals in 2021.  

 

How have you managed your business finances through the pandemic?

We are a venture-backed company and when COVID-19 hit, we decided to take more funds through internal investors only and shored up our cash position, just in case. We qualified for a couple of government programs, payroll assistance, and one program through the Industrial Research Assistance Program (IRAP). With all of that, we managed very well. We did revise down our financial forecast and played out various scenarios to ensure we were ready to alter our spending course if need be.

 

Has your approach to sales and marketing changed? 

We altered our marketing message to reflect the benefits that our software provided in a pandemic. We automate payables workflow, so when our customers suddenly went remote, it made the demand for the software even higher. We already sold and implemented our system remotely; we are a fully cloud-based company and always have been, so we did not have to change much in our day-to-day functions.

 

How has technology played a role in your business during this time?

We moved our staff to home-based working, and so we did have to adjust who we interacted with. To ensure our strong culture was maintained with everyone, we organized online events and tried to ensure people interacted regularly.

 

“Culture has always been at the forefront. As the saying goes, “culture eats strategy for breakfast.” That means without a strong cultural base, as a business we will not survive.”

 
How have you managed your mindset (and that of your team)?

As CEO, my mindset has always been one where company culture is at the heart of everything we do. I obsess over it. Culture has always been at the forefront. As the saying goes, “culture eats strategy for breakfast.” That means without a strong cultural base, as a business we will not survive. And during a pandemic, this was more important than ever. We added more mental health support. We worked through the management teams, both formally and informally, to ensure burnout was not occurring anywhere. We did regular employee surveys and focused on their work-life balance. 

Personally, I ensured I kept up my workouts with my trainer, and just moved them online. I continued with my mental health support, also online, and eventually got back to my weekly massages — it’s the best thing I do for myself! Taking care of yourself is key. I was worried in the early months, perhaps for the first 60 days, then as people do, we found a way through this strange time. Never just accept, always question is there a better way?

 

What’s the one piece of advice you’d give to all entrepreneurs in your industry today?

My industry is tech, and in tech, things are never easy, and always interesting. What I have learned is that our industry is resilient and very creative. My advice to most people is never give up. Keep searching and you will find a way. The old saying, “where there is a will, there is a way,” is very true. Someone out there is better off than you while someone else is in a worse situation. Don’t take your life for granted, but know that you can find a solution to whatever problem is in front of you. Ask for help, build or leverage your network, and help others where you can. I have found that this approach to life was even more productive during the pandemic.

Q&A: Colleen Imrie, founder of The Nooks, is reimagining retail for Canadian artisans.

Colleen Imrie

Colleen Imrie is founder of The Nooks, a retail business incubator for Canadian artisans and entrepreneurs. Colleen created her business to help others build their own successful creative businesses and follow their dreams. With eight retail locations and an online marketplace, The Nooks is one of Canada’s go-to shops for handmade Canadian goods for customers, and with continued, community-based business support, it is also one of Canada’s go-to retail spaces for vendors.

 

How have you managed your business finances through the pandemic?

COVID-19 provided me with the opportunity to re-evaluate our budgets and where the leaks were in the business — leaks we possibly might have not known existed. We dug deeper into the data of the marketing, social, digital, and operational costs it takes (and does not take!) to not just sustain, but to substantially scale The Nooks business and our vendors during a global lockdown. 

I decided early on that The Nooks was not going to take on any government funding, line of credits, or debt to sustain itself during the pandemic and beyond. Instead, I looked at our cash reserves, our growth strategy, and where money could be cleaned up and budgeted for two years without compromising what we stand for, or taking on money we did not raise ourselves. I released a formal COVID-19 response immediately to our customers and vendors, outlining how we are protecting our vendors and their participation with us no matter what — and the steps we were taking to do so. We protected our vendors and their investment in their business with us. No one would be burdened with paying membership fees during lockdown, and no one was going to be left behind. 

I took our 18-month growth plan and condensed it into eight months, and this was the best thing for my business. Collapsing time tested and strengthened my vision, trust, and leadership. COVID-19 challenged the business to either step up, or step aside — and we’ve successfully positioned The Nooks to be in a league of our own, dominating and leading our retail industry. 

Part of collapsing the growth plan timeline was building systems and technology, and focusing heavily on the relationships within the business. We increased membership prices by 10 to 15% before 2021, implementing both paid and free programs for my internal vendors to help continue to grow their business with us while our stores were closed, and we also hosted a virtual music festival. I continued my commitment to showing up daily for my vendors via email, phone and through our private Facebook group. The business strategy changed during the pandemic —  our integrity did not. 

 

Has your approach to sales and marketing changed? 

Our stores have always been a social hub for customers and vendors to connect as well as a retail experience, introducing our communities to the local, handmade businesses we represent. When COVID hit and our eight retail locations were closed for months, we quickly turned to our newsletters, our mobile app, website, and of course, our vendors, to keep the connection alive with our customers. We didn’t add any new channels, just enhanced our efforts towards existing digital and social outlets! We saw COVID as an opportunity to also share elements of our business that weren’t as known, and share our expertise in other areas beyond retail — like our nookSTART business program. 

 

“The biggest shift in my business has been the practice of alignment. Doing the work of understanding my Human Design, the blueprint of who I am, and how I “work!” I encourage anyone who feels the only way to success is with hustle, sacrifice, and “working harder” (and maybe not getting anywhere doing all those things!) to connect with their design.”

 

How has technology played a role in your business during this time?

Since December 2019, the development of our custom software to automate our business had been in the works. When COVID hit early March 2020, we had some components of the development ready to “test” internally with our vendors, while our retail stores were closed. While the development of our software continued, we launched The Nooks mobile app in December 2020. This allowed us to further connect with our customers and share our makers’ products, stories, and promotions in an entirely new way! Over 300 of our vendors now live on our customers’ phones countrywide! 

We had plans for an app, but the timelines didn’t make sense anymore, and we saw the opportunity to launch it during holiday, while “shipping” was the norm for getting anything — especially during the biggest gift giving month of the year. COVID helped us cut to the chase with Beta testing for our software — we did not wait for it to be perfect and pretty until we moved on to the next phase and strategy of development. The Beta testing and building co-existed at the same time. Using the “down time” some of our vendors had supported the testing, and getting quick feedback helped make adjustments and carry on without some of life’s pre-COVID distractions. 

 

How have you managed your mindset (and that of your team)?

I have been studying Human Design, my energy type, and other self-development methods for over a year and experimenting with how I work best, lead, and how I am to be “seen” by others — and how I see myself. This practice and alignment has helped me put my needs first so I can show up best for my relationships, my community, team, and business. 

To recharge and reconnect I have early morning quiet time by myself in my home office with a coffee. This quiet time involves a mix of reading a chapter in a book, listening to a podcast, spiritual reflection, catching live lectures from some coaches I work with, researching new ideas, and playing in Canva! I take time to reflect and journal out my thoughts and feelings so I can read the wave of my emotions and get clarity on my next step. I do not need hours at the spa or “days off” to rest — I have daily, mini practices that work best for my life and business, and allow me to carry on doing what I love, no matter what comes up! 

 

What’s the one piece of advice you’d give to all entrepreneurs in your industry today?

The biggest shift in my business has been the practice of alignment. Doing the work of understanding my Human Design, the blueprint of who I am, and how I “work!” I encourage anyone who feels the only way to success is with hustle, sacrifice, and “working harder” (and maybe not getting anywhere doing all those things!) to connect with their design. Not only does this practice and learning of Human Design continually blow my mind, it’s had a huge impact on my energy and clarity, and showed me the best way to lead myself and others. I’ve grown and continue to grow a wildly successful business for myself and for others to succeed. 

Q&A: Jolene Laskey, founder of Wabanaki Maple, is adding a twist to an Indigenous tradition.

Jolene Laskey of Wabanaki Maple

Jolene Laskey is the founder of Wabanaki Maple, a maple syrup company based in Neqotkuk (Tobique) First Nation in New Brunswick. In 2018, inspired by her Wolastoqey roots, Jolene began her journey as an entrepreneur, sharing and reconnecting people and communities with a piece of Indigenous culture through Wabanaki Maple’s syrup products. For centuries, Peoples of the Wabanaki Confederacy (Wolastoqey, Mi’kmaq, Penobscot, Abenaki, and Passamaquoddy) have harvested the sap from the sugar maple tree — Jolene is carrying on the tradition with a twist, by providing signature flavours of barrel-aged whisky, bourbon, and toasted oak maple syrups. 

 

How have you managed your business finances through the pandemic?

Initially it was scary and challenging to face the onset of this pandemic. I was very skeptical about how we would survive financially as a new company, especially since one of our biggest barriers as an Indigenous business located in a First Nations community has been securing funding for working capital. It hasn’t been easy to manage financially, but fortunately, I’ve been able to bootstrap over the past couple of years. I’ve also sought out other opportunities for securing business grants and financing for things like capital costs, which was very helpful in managing cash flow for the business. 

Similar to many businesses throughout our nation, we were negatively impacted by this pandemic. Though the Government of Canada reacted quickly by providing various funding opportunities and programs like CEBA, there were still barriers for businesses like Wabanaki Maple. We discovered too often that for one reason or another, we did not meet certain criteria or eligibility for these programs. lt felt hopeless at times, and I often wondered how we could manage financially. Thankfully, these gaps were addressed for small businesses, and eventually we were successful and qualified for financial assistance through a program called the Regional Recovery Relief Fund (RRRF). Receiving this funding allowed us to face the hardships of COVID-19 with more resistance and resilience! l’m happy and proud to say we are now a thriving, young company looking forward to more success in the future.

 

Has your approach to sales and marketing changed? 

For the most part, our sales approach has remained the same throughout the pandemic. Since we already developed a great customer base and were very familiar with who our target segments were for both B2C and B2B, we thought it best to put more focus on our social media content on platforms like Facebook and Instagram. However, in some ways we were required to transition and shift our sales approach, since one of our main revenue streams was our in-person sales at various trade shows and events. Additionally, we had to pivot some of our marketing strategy and focus more on online opportunities. 

Normally, we would have been participating at various trade shows and special events across Canada, but with the COVID-19 cancellations and restrictions, we had to adapt — so we moved to signing up for online virtual shows and venues. This really worked out well for us; we gained some traction and generated more sales through a lot of organic reach. lt also proved to be beneficial in other ways; it decreased some of our business expenses like travel and accommodations, and for the most part, the cost of fees and registrations were lower at the online events versus in person. On another note, I do believe having developed a website with a user-friendly e-commerce platform was a significant factor for our continued sales and overall growth of the company during this pandemic.

 

“If I were to only choose one important piece of advice to give to any entrepreneur in any industry, it would be to surround yourself and build meaningful relationships with like-minded, positive people.”

 

How has technology played a role in your business during this time?

Since starting this company, technology has played a very important role for us. For pretty much everything we do in our daily activities and operations, we rely on technology. I have a small but mighty team who work remotely, so in order to communicate effectively, we started adding more digital tools to our operations. We use tools like Asana and Trello which help us stay organized with various projects and events. We also use digital tools for tracking, traceability, and inventory, just to name a few. I’m always willing to try new things that may help with organizing and managing the company! 

It’s been extremely important to utilize what we have in place for Wabanaki Maple, such as our website, online store, and our social media platforms. With these tools and platforms, we can take a quick glance at any given moment to check out our analytics, financials, or any other important information. The use of technology has been a great way to communicate with both my team and others outside the business. Web meetings have helped bridge the gap throughout the pandemic. In the beginning stages of starting this company, I wasn’t much of a fan of digital tools, due to a lack of use and knowledge. I’ve definitely had a change of mindset in adapting to the digital world. Overall, incorporating various digital tools into my daily practices and managing the business has been of great value for me, the team, and the company. 

 

How have you managed your mindset (and that of your team)?

For me, staying positive and productive on a daily basis can often be challenging. Personally, I’m one who appreciates routine in in my life, but operating and managing a business is just the opposite! With having to address so many different business matters both internally and externally, I’ve found that shifting from one role or another can be exhausting at times. However, I still try to maintain a certain level of routine throughout my day.

l tend to start work very early in the morning — usually at 5:30am — because I know I’m most productive during the first several hours in the morning. And if  I’m experiencing a difficult or challenging day, I remind myself, “this too shall pass.” I’ve realized that stepping away and taking time for myself to reset and recharge is what works best for me. Stepping away for me often looks like taking a long walk or hike through our nearby forests and trails with my four dogs, or simply working in my flower and vegetable garden, which I love and consider my own ‘therapy,’ so to speak. Connecting with Mother Nature helps to keep me grounded, energized, and is my self care. 

We are a small team at Wabanaki Maple, but I think that communication is key when it comes to managing our mindset. We use a number of communication tools and meet on a regular basis so we can have important social interaction with each other. We try to keep our conversations open and often have fun with them, and I also encourage my team to reach out to me if ever they need to chat. I think it’s probably been the most challenging to not have daily, in-person interaction with each other throughout the pandemic. Thankfully, we are now moving towards business as usual with many of the restrictions being lifted in our area!

 

What’s the one piece of advice you’d give to all entrepreneurs in your industry today?

If I were to only choose one important piece of advice to give to any entrepreneur in any industry, it would be to surround yourself and build meaningful relationships with like-minded, positive people. In other words, a strong network of friends, mentors, coaches, or other business owners that will support you — and vice versa. They can be an invaluable asset at any stage of your business. I personally have a wonderful circle of friends, family, and mentors who I know I can count on to share their knowledge, guidance, and experience with me. There’s been countless times I’ve connected to them for their support in finding solutions or navigating through a business obstacle. Sometimes, through my experience of simply just having a conversation, I’ve gained more insight, perspective, knowledge, and confidence about entrepreneurship and business practices as a whole.

Rencontrez Siobhan McManus, femme entrepreneure et championne de la diversité de la clientèle à BDC

Siobhan McManus

Il y a cinq ans, Siobhan McManus s’est jointe à la Banque de développement du Canada (également connue sous le nom de BDC), la seule banque qui se consacre exclusivement aux entrepreneurs, après avoir travaillé dans une grande banque commerciale à charte et consacré du temps à la philanthropie dans le secteur de la santé. Elle met à profit son expertise pour accompagner les entrepreneurs dans toutes les étapes du cycle économique. Siobhan McManus a travaillé en tant que partenaire dans de nombreux secteurs et avec des entreprises de toutes tailles, pour les aider à accéder au financement et aux conseils dont elles ont besoin pour réussir. Elle est fière du soutien qu’elle procure aux entrepreneurs grâce au leadership qu’elle démontre à titre de championne de la diversité de la clientèle et de championne de B Corp (entreprises bénéfiques). Tout en appuyant la stratégie nationale de BDC en matière de diversité et d’inclusion des clients, Siobhan McManus travaille en étroite collaboration avec les femmes chefs d’entreprise afin de leur fournir les ressources et les outils dont elles ont besoin pour prospérer, et comprend les défis uniques auxquels elles sont confrontées ainsi que leurs forces étonnantes.

 

Mon tout premier emploi…. J’ai créé et géré une petite entreprise de nettoyage de bureaux commerciaux alors que j’étais encore adolescente. 

Ce que j’apprécie le plus dans mon rôle à BDC Être témoin de la réussite de nos clients et y contribuer. Nous avons pour mandat de générer un impact, et nous disposons de ressources étonnantes pour aider nos clients à réaliser pleinement leur potentiel.

Les réalisations dont je suis la plus fière Un parcours professionnel ayant un impact positif, la collecte de millions de dollars en tant que bénévole et professionnelle, la traversée du Canada à vélo en 2010, et la participation en tant qu’athlète semi-élite au Marathon de Tokyo 2018.

Je surprends les gens quand je leur dis « Je n’aime pas le bacon ». 

Le meilleur conseil que j’ai reçu d’un mentor Courez votre course; cela s’applique à tous les domaines de la vie!

Le meilleur conseil que je puisse donner aux femmes entrepreneures N’ignorez rien de votre situation financière et demandez de l’aide. Tout le monde souhaite appuyer votre réussite!

La meilleure leçon que j’ai apprise des femmes entrepreneures Trouver le juste équilibre entre les risques et les récompenses. 

Mon plus grand regret Ne pas avoir changé de carrière plus tôt.

Je l’ai surmonté En me montrant plus courageuse, en prenant plus de risques, et en ne manquant aucune occasion de progresser et d’aider les autres!

Le seul conseil que je donne et que j’ai du mal à suivre moi-même Prenez le temps de profiter du moment présent.

Si j’avais une heure de plus dans la journée Je lirais davantage.

Si vous me googliez, vous ne sauriez jamais À quel point j’aime voyager! Découvrir de nouveaux endroits et de nouvelles cultures est un privilège que j’ai la chance d’avoir.

Mon conseil aux entrepreneurs potentiels Demandez de l’aide. On ne peut pas tout savoir et il n’est pas nécessaire de réinventer la roue; vous serez surpris de constater que vos défis ne sont pas uniques et qu’il existe de nombreuses solutions judicieuses!

Je suis toujours encouragée par L’étonnante résilience des entrepreneures dont je suis témoin.

Le futur m’enthousiasme parce que Les consommateurs expriment de plus en plus leur choix en fonction de leurs intérêts financiers et veulent soutenir des entreprises diversifiées, innovantes et éthiques. Je suis ravie de voir ce nouvel intérêt pour la diversité, l’inclusion et le commerce éthique!

Ma prochaine étape Continuer à soutenir les entrepreneurs dans le cadre du mandat de BDC en matière de diversité et d’inclusion, afin que l’économie canadienne reflète vraiment le tissu diversifié et riche de notre pays.

 

Rencontrez la femme à la tête du premier fonds de capital de risque dirigé par des Noirs et soutenu par du capital institutionnel au Canada.

Lise Birikundavyi

En tant que vice-présidente, Clients – Diversité à BDC, Laura Didyk dirige les efforts de la banque visant à comprendre et à relever les défis auxquels sont confrontés les entrepreneurs sous-représentés et mal desservis, qu’ils soient racialisés, qu’ils s’identifient comme femmes, qu’ils s’identifient comme membres de la communauté LGBTQIA2S+, qu’ils vivent avec un handicap ou qu’ils aient une combinaison de ces identités. Elle présente leurs parcours dans le cadre d’entrevues, et ce mois-ci, elle reçoit Lise Birikundavyi, directrice et gestionnaire de fonds de Black Innovation Capital.

 

Au Canada, moins d’un fonds de capital de risque sur dix est géré par une femme. En ce qui concerne les fonds soutenus par du capital institutionnel, on trouve une seule femme noire aux commandes : il s’agit de Lise Birikundavyi. Elle est directrice et gestionnaire de fonds de Black Innovation Capital, un fonds de capital de risque de 10 millions de dollars, soutenu par BDC Capital et lancé en juin 2021, qui investit dans des entreprises technologiques en démarrage dirigées par des Noirs. 

Avant de prendre la barre de Black Innovation Capital, Lise a travaillé dans le domaine de la finance internationale pour plusieurs institutions. Elle a grandi à Montréal, mais son parcours l’a menée en Argentine, en Chine, au Ghana, en Côte d’Ivoire et à Toronto (ce qui fait en sorte qu’elle puisse s’exprimer en français, en anglais, en espagnol et un peu en mandarin). Au fil de ses études et de sa carrière, elle a orienté son travail vers l’entrepreneuriat social et l’investissement d’impact. 

Lise croit fermement à la possibilité de mettre à profit les forces des marchés de capitaux pour générer une richesse plus inclusive et réduire la pauvreté de façon durable. J’ai rencontré Lise pour en savoir plus sur son impressionnant parcours, qui a abouti au récent lancement de Black Innovation Capital. 

Laura : Vous avez consacré une grande partie de votre carrière à la finance à but social. Quel a été le point de départ de ce cheminement? 

Lise : Tout a commencé lorsque je suis retournée au Burundi pour la première fois, à 18 ans. J’ai grandi à Montréal, mais je suis née là-bas. C’est un pays qui a connu son lot de problèmes, notamment la pauvreté, la guerre civile et les difficultés d’accès à l’éducation. Je ne savais pas à quoi m’attendre en arrivant, mais j’ai été émerveillée par la beauté du pays et l’intelligence de ses habitants. 

J’ai été également frappée par le fait que pour la plupart des gens la réussite passe par le travail dans une organisation internationale. Il y avait très peu d’entreprises locales alors que les opportunités semblaient multiples. Lorsque que je réfléchissais avec amis et cousins sur des compagnies qui pourraient voir le jour et régler certains problèmes, on me répondait souvent « c’est une bonne idée, tu devrais créer cela » ou « Oui, pourquoi tu ne viendrais pas commencer cette initiative? ». Et je me disais toujours : « Mais, je ne vis pas ici, pourquoi ne le faites-vous pas? ». Je me suis rendu compte de fil en aiguille que l’aide humanitaire avait son rôle à jouer, de façon bien involontaire, dans la diminution de l’esprit entrepreneurial.  

“J’ai réalisé qu’il s’agissait là d’une véritable autonomisation, qui soutenait la création de modèles dans différentes sociétés en donnant aux populations vulnérables les moyens de bâtir leurs propres solutions.”

Quelques années plus tard, pendant mon séjour en Argentine, j’ai découvert la notion d’entrepreneuriat social. J’ai lu Comment changer le monde : Les entrepreneurs sociaux et le pouvoir des idées nouvelles de David Bornstein et j’ai commencé à me renseigner sur l’entrepreneuriat et sur la microfinance. Cette idée de pouvoir faire le bien tout en renforçant les capacités et en gagnant de l’argent m’a plu. J’ai réalisé qu’il s’agissait là d’une véritable autonomisation, qui soutenait la création de modèles dans différentes sociétés en donnant aux populations vulnérables les moyens de bâtir leurs propres solutions. Cela aurait ensuite un effet d’entraînement au sein de leurs communautés, sans que personne ne se sente redevable puisque le bénéfice financier serait partagé. 

Laura : C’est génial. Je sais que vous avez commencé votre carrière dans les fonds spéculatifs. Comment vous êtes-vous ensuite orientée vers l’investissement d’impact? 

Lise : J’ai adoré travailler dans le monde des fonds de couverture, mais je savais que je pouvais faire quelque chose de plus, sans pour autant savoir comment accéder au domaine du développement avec cette perspective d’autonomisation. Une amie m’a parlé de l’investissement d’impact, puis j’ai commencé à me joindre à un groupe de femmes du secteur bancaire à Montréal qui organisait régulièrement des événements pour en parler et réfléchir à la façon dont nous pourrions développer ce concept au Canada. 

J’ai décidé de m’engager dans la voie de l’investissement d’impact en m’intéressant aux marchés émergents. J’ai fait mon MBA à Shanghai avec trois objectifs en tête : apprendre le mandarin, créer un réseau solide et mieux comprendre la relation entre la Chine et l’Afrique. Tout ce que j’ai fait là-bas tournait autour de l’investissement d’impact, et j’en ai profité pour élaborer soigneusement mes prochaines actions. 

Au début, je me suis concentrée sur les marchés émergents dans une perspective de développement. L’objectif était de faire en sorte que d’énormes problèmes puissent être résolus en donnant aux gens les moyens de le faire, tout en générant des revenus aux fonds pour lesquels je travaillais à l’époque. 

Laura : Qu’avez-vous fait après votre passage à Shanghai? 

Lise : Je suis revenue en Amérique du Nord. Puis, lorsque je suis tombée enceinte de mon premier fils, j’ai décidé d’aller vivre au Ghana pour y travailler pendant mon congé de maternité. J’avais toujours voulu vivre sur le continent africain et je supposais, naïvement, que je m’ennuierais en restant à la maison avec un bébé. J’étais prête pour une nouvelle aventure et je voulais poursuivre mon travail de sensibilisation. Au Ghana, j’ai appuyé Ingénieurs sans frontières, Canada. Nous avons trouvé une communauté là-bas et ce fut une belle expérience. Nous avons ensuite passé trois ans en Côte d’Ivoire, sur la côte sud de l’Afrique de l’Ouest, où je gérais un fonds de technologies éducatives pour la Jacobs Foundation.

Laura : Et ensuite, vous avez créé Black Innovation Capital. Comment avez-vous eu cette idée?

Lise : Lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette aventure avec Isaac Olowolafe pour fonder Black Innovation Capital, cela me semblait similaire au travail que j’avais fait auparavant, bien qu’il s’agisse d’un marché complètement différent. Je travaillais auprès d’une population extrêmement talentueuse qui ne reçoit pas le financement qu’elle devrait, en vue de l’aider à créer de la richesse pouvant être réinvestie au sein de leur communauté. Pour nous, avec le Black Innovation Fund, il ne s’agit pas d’une communauté en opposition à une autre, mais plutôt d’une incitation à une plus grande participation de toutes les communautés au secteur du capital de risque. Il est question de diversité et d’inclusion, et de la contribution de chacun à un meilleur système. 

Le fait que BDC soit devenue notre investisseur principal a eu une contribution importante à la création du fonds. Nous avons apprécié l’expérience et le soutien que nous avons reçus, particulièrement au niveau de l’aide apportée aux nouveaux gestionnaires de fonds. Nous avons officiellement lancé le fonds le 7 juin de cette année et sommes actuellement en train de négocier nos premiers investissements. 

Laura : Quelle est la vision de Black Innovation Capital? Qu’est-ce qui le distingue des autres fonds de capital de risque?

Lise : Nos objectifs sont de contribuer à la création d’entreprises technologiques dirigées par des Noirs, d’offrir un rendement supérieur à nos investisseurs et d’accroître la diversité dans l’écosystème du capital de risque. Globalement, notre thème principal est donc la diversité. 

Toute entreprise dans laquelle nous investissons doit comprendre au moins 25 % d’actionnariat ou de cadres dirigeants noirs et être une entreprise technologique en phase de démarrage. Nous nous attendons à ce que les équipes viennent d’horizons divers, car même au sein des communautés noires, on observe généralement des origines et des perspectives riches et diversifiées. 

“Jusqu’à présent, nous avons constaté une résilience intrinsèque au sein des entreprises que nous examinons. Beaucoup d’entre elles ont eu de la difficulté à trouver des financements et ont dû faire preuve d’une grande créativité pour en arriver là où elles en sont aujourd’hui.”

Jusqu’à présent, nous avons constaté une résilience intrinsèque au sein des entreprises que nous examinons. Beaucoup d’entre elles ont eu de la difficulté à trouver des financements et ont dû faire preuve d’une grande créativité pour en arriver là où elles en sont aujourd’hui. Nous voyons également beaucoup de produits et de services inclusifs, qui résolvent les problèmes sous différents angles et perspectives. Et c’est exactement ce que nous recherchons : des entreprises en démarrage qui font les choses différemment, qui répondent à des besoins qui ne sont pas actuellement satisfaits et qui apportent de sérieuses améliorations à des concepts déjà existants. 

Laura : Alors, le Black Innovation Capital est-il un fonds d’investissement à impact? 

Lise : Pour moi, l’investissement d’impact consiste à faire le bien tout en ayant un retour sur investissement qui soit positif. Bien que Black Innovation Capital ne soit pas à proprement parler un fonds d’impact, il a néanmoins un impact qui me tient à cœur. Je comprends ce que c’est que d’avoir l’impression de devoir travailler plus dur que les autres, de ne pas être évalué selon les mêmes critères et de ne pas avoir le droit à l’erreur. En créant des outils qui aident à la création de richesse ou à l’autonomisation en général, je rêve d’un monde où nous n’aurons pas à avoir de telles conversations avec nos enfants et où la diversité deviendra la norme. Pour moi, c’est ça le véritable impact. 

Laura : Le financement par capital de risque convient-il à tout le monde? Qu’en est-il des autres options pour les entrepreneurs noirs, comme les prêts? 

Lise : C’est formidable de voir émerger davantage de soutien pour les entrepreneurs noirs, comme le Programme de démarrage pour entrepreneur.es noir.es ou le Fonds de prêts pour l’entrepreneuriat des communautés noires. Ces deux programmes offrent un financement et un mentorat, ce qui constitue une combinaison importante pour la croissance d’une entreprise. Le choix entre un programme de ce type, l’octroi de prêts, ou l’investissement en capital de risque dépend vraiment de l’entrepreneur et de son entreprise, car les deux sont assortis de conditions différentes et répondent à des besoins différents. 

Quand notre fonds investit dans une entreprise, nous devenons actionnaires et donc un partenaire d’affaires. Nous nous rendons disponible afin que l’entrepreneur puisse nous appeler  pour obtenir de l’aide lorsqu’elle ne sait pas quelle décision prendre. Nous restons présents sur le long terme car nous sommes des partenaires de croissance et nous assumons le risque avec l’entrepreneur. 

Il est important d’obtenir des conseils pour déterminer quel est le meilleur modèle de financement pour chacun. 

Laura : Nous savons que les entrepreneurs noirs ont de la difficulté à trouver des capitaux et des modèles inspirants. Quels sont, selon vous, les facteurs à l’origine de cette situation et comment envisagez-vous d’y remédier? 

Lise : Les raisons pour lesquelles les entreprises appartenant à des Noirs obtiennent disproportionnellement moins de capitaux sont nombreuses. Il est important de reconnaître que les préjugés inconscients existent dans tous les domaines, y compris dans celui de l’investissement. Les gens ont tendance à faire confiance à des personnes et à des concepts qu’ils connaissent bien, donc ne prennent pas toujours des décisions sur la base de leurs valeurs, de leur expérience ou d’une solide analyse de rentabilité. 

Nous avons également souvent vu des programmes de mentorat qui ne sont pas assortis d’un accès au capital. Or, le succès repose sur la combinaison de ces deux éléments. Nous nous efforçons de résoudre ce problème de mentorat excessif et de sous-investissement. 

“L’objectif est de changer la perspective des jeunes générations et de leur faire voir qu’il leur est possible de faire tout ce à quoi elles aspirent.”

On observe aussi parfois un manque de sensibilisation des entrepreneurs qui ne savent pas où ni comment trouver du soutient. Les communautés d’investissement sont cloisonnées et manquent souvent de diversité. Cela peut entraîner un manque de confiance chez certains entrepreneurs noirs. Même s’ils ont une bonne idée, ils ne croient pas nécessairement qu’elle intéressera d’autres personnes. 

Ainsi, le fait qu’Isaac et moi représentions un homme noir et une femme noire à la tête de cette initiative nous positionne comme un reflet de la population qu’on souhaite servir. L’objectif est de changer la perspective des jeunes générations et de leur faire voir qu’il leur est possible de faire tout ce à quoi elles aspirent. Nous investirons dans des entreprises qui finiront par connaître un franc succès et leurs dirigeants deviendront des modèles de réussite pour leurs communautés.

Laura : Quel conseil donneriez-vous aux femmes noires entrepreneures qui sont confrontées à des obstacles liés leur sexe et à leur race?

Lise : Mon conseil est tout simplement d’oser, de se concentrer sur son objectif et de connaître sa valeur. Beaucoup de femmes noires sont audacieuses, elles n’ont pas peur d’être plus fortes et d’aller là où elles ne devraient pas être. Donc c’est de garder cet esprit car nous n’avons rien à perdre. Je crois que nous devons apprendre à nos filles à s’instruire continuellement, à ne jamais avoir peur d’exprimer une opinion si elle est fondée sur la vérité, même si elle semble impopulaire, et à saisir les possibilités qui se présentent. Ce n’est pas parce que nous avons peu de modèles de réussite qui nous ressemblent dans un certain domaine que nous devons nous imposer des limites. Finalement, ne pas oublier de soutenir les autres tout au long du chemin! 

Laura : Dans cinq ans, qu’envisagez-vous pour le Black Innovation Fund?

Lise : J’aimerais voir beaucoup d’exemples de réussite, pour les entreprises dans lesquelles nous investissons, pour nous-mêmes et, surtout, pour le secteur du capital de risque en général. Nous nous efforçons également de modifier l’optique d’investissement en formant des professionnels noirs dans le domaine de l’investissement qui travailleront dans l’écosystème du capital de risque afin de renforcer la diversité au niveau de la prise de décision. Nous espérons que cette tendance devienne la norme, à la fois dans les entreprises qui recherchent des fonds d’investissement et dans celles qui réalisent ces investissements. Dans cinq ans, j’espère voir des fonds de plus grande taille pour les initiatives dirigées par des personnes issues de communautés diverses dans le domaine du capital-investissement et du capital de risque. J’espère que 15 à 20 ans plus tard, ces fonds n’existeront plus, parce qu’ils ne seront plus nécessaires et que la diversité fera partie du quotidien.

Meet the woman at the helm of the first institutionally backed, Black-led venture fund in Canada.

Lise Birikundavyi

As Vice President, Client Diversity at BDC, Laura Didyk is leading the bank’s efforts to understand and address the challenges faced by underrepresented and underserved entrepreneurs — whether they be racialized, identify as women, identify as members of the LGBTQIA2S+ community, be living with a disability, or exist within a combination of these identities. She’s sharing their journeys through conversations, and this month it’s with Lise Birikundavyi,  principal & fund manager for Black Innovation Capital.

 

In Canada, fewer than one in ten venture funds have a woman as a managing partner. Narrow that down to Black women and institutionally-backed funds, and there’s only one: Lise Birikundavyi. She is principal & fund manager for Black Innovation Capital, a $10 million VC fund that invests in Black-led tech start-ups, backed by BDC Capital, and launched in June 2021.  

Before taking the helm at Black Innovation Capital, Lise worked in finance internationally for a number of institutions. Raised in Montreal, her journey has taken her to Argentina, China, Ghana, Côte d’Ivoire, and back to Toronto (picking up French, English, Spanish, and a bit of Mandarin along the way). Through her education and career, she’s steered her work towards social entrepreneurship and impact investing. 

Lise is a firm believer in using the forces of capital markets as a basis for the more inclusive wealth creation and sustainable poverty alleviation. I caught up with Lise to discuss her impressive journey, culminating in the recent launch of Black Innovation Capital. 

 

Laura: You’ve focused a lot of your career on finance with a social purpose. How did you get started down this path? 

Lise: It started when I was 18 and went back to Burundi for the first time — I grew up in Montreal, but I was born there. It’s a country that’s had its share of issues; poverty, civil unrest, and access to education are some of the main ones. I didn’t know what I’d find when I arrived, but I was amazed by the beauty of the country and the intellect of the people. 

One thing that really struck me is that most people’s idea of success meant working at a large institution or at an international organization. There weren’t many locally owned businesses. When I talked with people about their entrepreneurship ideas, they would always say, “you should start one,” or “you should do it.” And I kept thinking, I don’t live here, why don’t you do it? I realized that an unintended consequence of humanitarian aid was that it was weakening the entrepreneurial spirit.

“I realized that this was real empowerment — supporting the creation of role models in different societies by giving them the means to build something on their own which would then have a ripple effect in their communities.”

A few years later in Argentina, I stumbled upon the idea of social entrepreneurship. I found the book How to Change the World: Social Entrepreneurs and the Power of New Ideas by David Bornstein and began learning about microfinance. I liked the idea of doing good while building capacity and making money. I realized that this was real empowerment — supporting the creation of role models in different societies by giving them the means to build something on their own which would then have a ripple effect in their communities, without anyone feeling indebted as the financial benefit would be shared. 

Laura: I love that. I know you started out working in hedge funds, though — how did you steer your career into impact investing? 

Lise: I loved working in the hedge fund world but I knew there was something more I could be doing, I just didn’t know how to enter the development space from an empowerment perspective. A good friend started talking to me about impact investing, and I began to meet with a group of women bankers in Montreal organising regular events to talk about what it was and exploring how we could develop it in Canada. 

I decided I would try to create my own pathway in impact investing with an outlook for emerging markets. I went on to do my MBA in Shanghai with three goals: to learn Mandarin, to create a strong network, and to understand the China-Africa relationship. Everything I did there was around impact investing, and I took the opportunity to carefully craft my next steps. 

At the beginning, my focus was emerging markets with a development outlook. The goal was to make sure huge problems could be solved by empowering people to solve them, while making money for the fund I was working for at the time. 

Laura: What came next for you after Shanghai? 

Lise: I came back to North America, but when I got pregnant with my first son, I decided we should go live and work in Ghana. I had always wanted to experience living on the African continent and I assumed, naïvely, that I would get bored staying home with a baby. I was up for another adventure and wanted to continue my impact work. In Ghana, I worked supporting Engineers Without Borders, Canada. We found a community there and it was a beautiful experience. We then spent three years in Côte d’Ivoire, a country located on the south coast of West Africa, where I was managing an edtech fund for the Jacobs Foundation.

Laura: And then your next step was Black Innovation Capital. How did that come about?

Lise: When I decided to start this adventure with Isaac Olowolafe to found Black Innovation Capital, it felt similar to the work I had done in Africa — despite it being a completely different market. The fund was about economic empowerment, working with a population that is not receiving the funding it should, and wanting to help them create wealth that can be reinvested in the community. For us, it’s not about one community versus another, it’s about the greater participation of all communities in the VC space. It’s about diversity and inclusion and everyone contributing to a better system. 

Having BDC come on as our anchor investor really helped to bring the fund together; we’ve loved the experience and the support we’ve received in everything from working out the funding model to facilitating first time fund managers. We launched officially June 7 of this year, and are currently in negotiations for our first investments. 

Laura: What’s the vision for Black Innovation Capital? What sets it apart from other VC funds?

Lise: Our hope is to help build successful Black-led tech businesses, deliver returns to our investors, and increase the diversity in the venture capital ecosystem. So overall, our main theme is diversity. 

Any business we invest in must be Black-led — that’s at least 25% of ownership or executive management — and an early-stage tech company. We expect the teams will come from various backgrounds, because within Black communities you tend to see many different backgrounds and perspectives. 

“So far, what we’re finding among the companies we’re looking at is this embedded resilience. Many have had a hard time finding financing and have had to be really creative to get to where they are at now.”

So far, what we’re finding among the companies we’re looking at is this embedded resilience. Many have had a hard time finding financing and have had to be really creative to get to where they are at now. We are also seeing a lot of inclusive products and services, solving problems from different angles and perspectives. And that’s exactly what we’re looking for: start-ups that are doing things differently, addressing needs that aren’t currently being met, and bringing about serious improvements to concepts that already exist. 

Laura: So, is Black Innovation Capital an impact fund? 

Lise:  To me, impact investing is doing good while doing well — making money while creating a positive change in society. While Black Innovation Capital isn’t technically an impact fund, it does have an impact that’s very close to my heart. I understand what it is to feel like you have to work harder than the rest, that you’re not measured against the same standards and making a mistake is not an option. In creating tools that are helping with wealth creation or empowerment in general, I dream of a world where we don’t have to have these conversations with our children. Where diversity becomes the norm. To me, that’s the real impact. 

Laura: Is VC funding right for everyone? What about other options for Black entrepreneurs, like loans? 

Lise: It’s great to see more support emerging for Black entrepreneurs, such as the Black Entrepreneurship Startup Program or Black Entrepreneur Loan Fund. Both offer funding and mentorship which is an important combination for growing your business. Choosing between a program like these, extending loans, or VC investment really depends on you and your business — because both come with different terms and serve different needs. 

One of the biggest differences between venture capital and a loan is the loan is paid back on set terms. With venture capital, we mainly use equity, which means that we invest in your company and our return on investment generally depends on how well your company does, so the kind of partnership you have with a VC fund can often be a bit more hands-on. We’d expect you to call us for support when you don’t know what decision to make. We’re there for the long run, we’re partners in growth, and we really take the risk along with you. 

In any instance, what is most important is to get advice to determine what is the best financing model for you and your business. 

Laura: We know that Black entrepreneurs struggle to secure capital and find role models. What do you see as some of the issues causing this, and how do you hope to address them? 

Lise: There are many reasons Black-owned businesses aren’t getting capital. It’s important to recognize that unconscious bias exists everywhere, including in investing. People typically invest in individuals and concepts they are familiar with, not always based on their values, experience or a sound business case. 

What we often see are mentorship programs that don’t come with access to capital. To be successful, you need both. We’re trying to solve this issue of over-mentoring and under-investing. 

“From a role model perspective, it’s really nice that Isaac and I represent a Black man and a Black woman leading this initiative. The goal is to change the perspective for younger generations and make them see that it is possible for them to do whatever they decide to do.”

On the part of the entrepreneurs, there is also sometimes a lack of awareness — they don’t know where to go for help. The investment communities are siloed and often lack diversity. That can lead to a lack of confidence for some Black entrepreneurs. Even if they have a good idea, they don’t necessarily believe others will be interested in it. 

From a role model perspective, it’s really nice that Isaac and I represent a Black man and a Black woman leading this initiative. The goal is to change the perspective for younger generations and make them see that it is possible for them to do whatever they decide to do. We will be investing in companies that will eventually create massive success stories, and those leaders will become models of success as well.

Laura: What’s your advice for Black women entrepreneurs, who face barriers both because of their gender and their race?

Lise: My advice is simply to be daring, laser-focused, and know your value. A lot of Black women are actually fearless, not afraid to be louder and go where they should not be. Many feel they have nothing to lose. I want us to teach our daughters to educate themselves, to never be afraid to express an opinion if rooted in truth, even when it seems unpopular, and to seize opportunities when they present themselves. Just because we haven’t seen many others who look like us be successful in a certain field, it doesn’t mean we should put limits on ourselves. And, be sure to support others along the way! 

Laura: In five years from now, what do you envision for the Black Innovation Fund?

Lise: I’d like to see a lot of success stories, for the companies we invest in, for ourselves, and as importantly for the VC space in general. We’re also working to shift the investing lens by training Black investment managers who will be placed in the VC ecosystem to help create more diversity at the decision making level. We hope for that to be the norm — more diversity not only in the companies seeking investment dollars but in those making the investments. In five years, my hope is to see larger size funds for Black-led or BIPOC-led initiatives in the private equity and venture capital space. In 15-20 years, I hope they no longer exist because they won’t be needed anymore — that diversity will be business as usual.

Meet Siobhan McManus: the Women’s Entrepreneur and Client Diversity Champion at BDC

Siobhan McManus

Siobhan joined the Business Development Bank of Canada (also known as BDC), the only Bank devoted exclusively to entrepreneurs, 5 years ago, after working with a large commercial chartered bank, and spending time in healthcare philanthropy. She leverages her expertise to journey alongside entrepreneurs throughout all stages of the business cycle. She has worked across a diverse spectrum of industries and with businesses of all sizes, as a partner, to help them access the financing and advice they need to succeed. She is proud to support entrepreneurs through her leadership as a Client Diversity Champion, and B Corp (Beneficial Corporation) Champion. Supporting BDC’s national Client Diversity and Inclusion strategy, Siobhan works closely with Women Entrepreneurs to equip them with the resources and the tools they need to thrive, understanding the unique challenges they face, and the incredible strengths they possess.

 

My first job ever was…. I founded and operated a small commercial office cleaning business when I was a teenager. 

The best part of my role at BDC is… Seeing our clients succeed and being a partner in that success. Our mandate is impact, and we have incredible resources to help our clients reach their potential.

My proudest accomplishment is… A career path with positive impact, fundraising millions of dollars as a volunteer and professional, cycling across Canada in 2010, and running as a semi-elite athlete in the 2018 Tokyo Marathon.

I surprise people when I tell them… I don’t like bacon. 

My best advice from a mentor was… Run your race; this applies to all areas of life!

My best advice to women entrepreneurs is… Understand your finances and ask for help. Everyone wants to support your success!

The best lesson I’ve learned from women entrepreneurs is… Balancing risk and reward. 

My biggest setback was… Not making a career move sooner.

I overcame it by…Being more courageous, taking more risks, and always putting my hand up and name forward for opportunities to grow and help others!

The one piece of advice I give that I have trouble following myself is… Slowing down to enjoy the moment.

If I had an extra hour in the day, I would… Read, more.

If you googled me, you still wouldn’t know… I love to travel! Seeing new places and experiencing new cultures is a privilege that I am fortunate to experience.

My advice for aspiring entrepreneurs is… Ask for help. You cannot know everything and there is no need to re-invent the wheel; you’ll be surprised to find that your challenges are not unique, and there are lots of great solutions!

I stay inspired by… Being witness to the incredible resiliency of entrepreneurs.

The future excites me because… Consumers are increasingly voting with their dollars and want to support diverse, innovative and ethical companies. I’m excited to see this new appetite foster diversity, inclusion, and ethical commerce!

My next step is… To continue to support entrepreneurs with BDC’s diversity and inclusion mandate so that our Canadian economy is truly reflective of the diverse and rich fabric of our Country.

 

Rencontrez la nouvelle équipe de BDC qui rend le financement plus équitable.

Les entrepreneurs sont parmi les plus forts agents de changement dans nos communautés, et comptent également parmi les plus inspirants. Grâce à leur cran, leur ténacité, leur passion et leurs compétences, ils créent une entreprise à partir d’une vision.

Je suis fière d’avoir passé les 26 dernières années de ma carrière à travailler avec des entrepreneurs à BDC. Depuis plus de 75 ans, BDC reste une institution financière dédiée aux entrepreneurs exploitant des petites et moyennes entreprises. Nous ne nous contentons pas de fournir du financement, des conseils, des outils et des ressources, nous établissons également des relations significatives avec nos clients afin de leur offrir un service à valeur ajoutée. 

Au cours de toutes ces années, j’ai pu moi-même constater que le parcours d’un entrepreneur est jalonné de réussites, d’obstacles et de quelques revirements. J’ai également appris que l’accès au financement, aux conseils commerciaux et à un réseau de soutien peut être particulièrement difficile à trouver pour les entrepreneurs mal desservis. 

« Notre engagement est d’écouter et d’apprendre, en travaillant avec nos équipes internes et nos partenaires externes pour comprendre ces défis uniques en se fondant sur la recherche, des conversations et des données. »

Que signifie le terme « entrepreneur mal desservi »? Ces entrepreneurs sont souvent membres de communautés marginalisées; ils peuvent être racialisés, s’identifier en tant que femmes ou en tant que membres de la communauté LGBTQIA2S+, vivre avec un handicap, ou exister dans une combinaison de ces identités. Souvent, ces entrepreneurs sont confrontés à davantage d’obstacles au départ lorsqu’il s’agit de créer ou de développer une entreprise, et ces défis ont été exacerbés par la pandémie. 

Conscients de ces défis, nous avons travaillé à l’élaboration d’une approche inclusive et efficace de la diversité des clients. Notre engagement est d’écouter et d’apprendre, en travaillant avec nos équipes internes et nos partenaires externes pour comprendre ces défis uniques en se fondant sur la recherche, des conversations et des données. Ensuite, nous développerons des solutions produisant des résultats tangibles et mesurables. 

Toute la banque est engagée dans la mise en œuvre de cette stratégie. Ses cinq directeurs régionaux m’aident à mener la charge, chacun se concentrant sur un segment de clientèle précis. Ces cinq personnes ont des idées, des connaissances et des expériences diverses à transmettre, ainsi qu’une passion pour aider les entrepreneurs à atteindre leur plein potentiel et à prospérer dans tous les aspects de leurs activités. 

Je vous présente Monica, Brooke, Chelsea, David et Nancy qui forment l’équipe d’experts en diversité de la clientèle avec laquelle j’ai le plaisir de travailler pour rendre le financement des entrepreneurs canadiens plus équitable.

« Tous les entrepreneurs méritent l’espace et le temps nécessaires pour partager leurs succès et leurs difficultés, en particulier ceux qui sont mal desservis. »

Monica James

Monica James

Directrice Régionale, Clients- Diversité, Winnipeg, Manitoba

La diversité et l’inclusion font partie intégrante de tout ce que je fais à BDC. Depuis que j’ai rejoint la banque, en 2003, je me suis profondément investie dans le soutien et l’orientation des entrepreneurs autochtones, dans l’atteinte de leurs objectifs et dans la célébration de leurs réalisations. Officiellement, je dirige la stratégie nationale de la Banque qui répond aux besoins des entrepreneurs autochtones, afin qu’ils puissent surmonter les obstacles, se développer et prospérer. Je suis également la responsable autochtone de la stratégie interne de BDC pour honorer l’appel à l’action 92 de la Commission de vérité et de réconciliation. 

En tant que fière femme crie de la Nation des Cris de Peter Ballantyne et ayant été élevée dans le nord du Manitoba, mes efforts s’inspirent de mon expérience personnelle. Je comprends les défis uniques auxquels sont confrontés de nombreux entrepreneurs autochtones des régions rurales et éloignées. Je sais également ce qu’il faut pour que les règles du jeu soient responsables et équitables dans le domaine de l’entrepreneuriat et de la finance, et je suis déterminé à faire en sorte que tous les entrepreneurs aient accès aux outils et aux ressources dont ils ont besoin pour réussir en affaires. 

Tous les entrepreneurs méritent l’espace et le temps nécessaires pour partager leurs succès et leurs difficultés, en particulier ceux qui sont mal desservis. J’ai appris que la meilleure façon d’avoir une influence est de croire en leur capacité à réussir, de les aider à développer leur activité, de les soutenir en achetant leurs produits et services, et de créer de la visibilité en promouvant leurs marques auprès des autres.

« Moi-même chef d’entreprise, je comprends le stress qui peut résulter du lancement et de la croissance d’une entreprise. »

Brooke Gordon

Brooke Gordon

Directrice Régionale, Clients- Diversité, Waterdown, Ontario

Je suis passionnée par le soutien aux femmes propriétaires d’entreprises tout au long de leur parcours professionnel, et j’ai rejoint BDC en 2017 avec cet objectif précis. Je combine également près de deux décennies d’expérience dans le soutien aux organisations en matière de planification stratégique et de réalisation de changements. 

Moi-même chef d’entreprise, je comprends le stress qui peut résulter du lancement et de la croissance d’une entreprise. Après avoir souffert du syndrome du côlon irritable (SCI) pendant des années, j’ai eu envie de devenir coach de santé certifiée et d’animer un balado sur ce que signifie vivre en santé. Mon parcours professionnel personnel a influencé mon travail à BDC, non seulement par l’expérience vécue dont je peux m’inspirer, mais aussi du point de vue du bien-être. Les recherches montrent régulièrement que les femmes, entrepreneurs immigrantes, et de minorités visibles ont plus de problèmes de santé mentale et de bien-être, et 51 % des entrepreneurs souhaitent un meilleur équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée

Si vous êtes entrepreneur et que vous vous sentez stressé, j’ai deux conseils à vous donner. Premier conseil : bougez! Des formes d’exercice plus douces, comme la marche, peuvent vous aider à rassembler vos idées et à faire le plein d’énergie, en plus de faciliter la digestion. Deuxième conseil, réservez du temps à la fin de chaque semaine pour passer en revue vos revenus et vos dépenses de la semaine, et prévoyez ce qui se passera dans 13 semaines. C’est un moyen tangible de développer votre intuition avec les chiffres (pour tous ceux qui doutent de leur acuité financière, sachez que vous pouvez acquérir une compétence en la mettant en pratique). Si l’on considère que la trésorerie est la source de stress la plus souvent mentionnée par les propriétaires d’entreprise, c’est un excellent moyen de favoriser la tranquillité d’esprit. 

« J’ai été à la fois la personne la plus jeune et la seule personne noire dans de nombreux rôles, et je comprends les difficultés et les défis que représente le fait de se retrouver dans des espaces majoritairement blancs. »

Chelsea Prescod

Chelsea Prescod

Directrice Régionale, Clients- Diversité,
Toronto, Ontario

L’autonomisation et la mobilisation des jeunes, des femmes et des entrepreneurs issus de la diversité est la passion qui m’habite. Je crois en l’entrepreneuriat équitable et j’ai choisi cette voie pour pouvoir aider le plus grand nombre possible d’entrepreneurs, en particulier ceux issus de communautés mal desservies, à créer une richesse générationnelle et à faire tomber les barrières systémiques. J’ai un parcours professionnel et entrepreneurial éclectique, et je possède seize ans de leadership dans l’engagement civique. 

En tant que femme d’origine afro-caribéenne, fille d’un chef d’entreprise et d’un entrepreneur en série, j’ai vu et vécu ce que c’est que de diriger une entreprise en tant que personne de couleur. J’ai été à la fois la personne la plus jeune et la seule personne noire dans de nombreux rôles, et je comprends les difficultés et les défis que représente le fait de se retrouver dans des espaces majoritairement blancs. Je sais ce que l’on ressent quand on ne s’intègre pas et que l’on doit « changer de code » pour s’en sortir. En outre, je comprends que l’accès au financement et aux réseaux constitue un obstacle important pour de nombreux entrepreneurs noirs, ainsi que pour d’autres communautés marginalisées par le système. Dans mon rôle, je veux aider ces propriétaires d’entreprise à naviguer dans l’écosystème complexe de l’entrepreneuriat, en veillant à ce qu’ils soient conscients des ressources à leur disposition, de la manière d’obtenir le financement et des nouvelles possibilités qu’offre le marché pour les aider à développer leur entreprise. Il est temps que tout le monde s’assoie à la table.

Ce qui me motive chaque jour, c’est de construire un avenir meilleur et équitable pour mes jumeaux, Justice et Freedom. Je veux qu’ils vivent dans un monde où ils sont jugés sur le contenu de leur caractère et non sur leurs origines. Je veux que leur avenir soit sans limites. Je suis fière de faire partie d’une organisation qui me permet d’être un agent du changement et d’égaliser les chances pour un si grand nombre de personnes. 

« Grâce à cette représentation, j’ai été plus à même de croire qu’en tant que minorité visible, je peux occuper une position d’influence. En étant visible, j’espère montrer à tous les entrepreneurs issus de la diversité qu’ils sont compris et qu’ils sont soutenus. »

Daniel Kim

David Kim

Directeur Régionale, Clients- Diversité,
North Vancouver, BC

L’esprit d’entreprise, c’est une histoire de famille. J’ai moi-même été entrepreneur, et mon épouse et sa mère, deux femmes influentes dans ma vie, sont toutes deux propriétaires d’entreprises. Bien qu’elles aient bénéficié du soutien généreux de leurs clients respectifs, elles ont malheureusement été confrontées, en tant que femmes d’origine asiatique, à la discrimination en tant que minorité visible. 

Dans le cas de ma belle-mère, il s’agissait de l’histoire typique d’une immigrante, avec les obstacles supplémentaires d’une nouvelle langue, le manque de fonds et de connaissances financières, sans compter l’absence de réseau et une compréhension limitée de l’écosystème commercial. De plus, elle avait une famille à faire vivre. Obligée de compter sur sa jeune fille pour interagir avec les institutions, elle évitait souvent de chercher du soutien, car personne ne la comprenait vraiment. Elle rappelait fréquemment à ses enfants l’importance de travailler dur et de persévérer. Le fait de voir quelqu’un en position d’autorité et de leadership qui lui ressemble l’aurait rassurée et lui aurait donné confiance pour développer son entreprise. 

Pourquoi est-ce que je crois que cela aurait pu aider à soulager l’anxiété et le stress de ma belle-mère, qui luttait pour développer son entreprise? Au début de ma carrière bancaire, j’ai fait l’expérience du pouvoir des modèles visibles. J’ai passé un entretien d’embauche avec quelqu’un qui me ressemblait et, bien que je ne l’aie pas consciemment réalisé au début, cela m’a donné confiance et inspiré. Grâce à cette représentation, j’ai été plus à même de croire qu’en tant que minorité visible, je peux occuper une position d’influence. En étant visible, j’espère montrer à tous les entrepreneurs issus de la diversité qu’ils sont compris et qu’ils sont soutenus.

« L’attention portée aux femmes a toujours fait partie intégrante des postes que j’ai occupés à la Banque, et je suis même allée jusqu’à accompagner des femmes entrepreneurs à plusieurs missions commerciales internationales. »

Nancy Goudreau

Nancy Goudreau

Directrice Régionale, Clients- Diversité,
Montréal, Québec

Lorsque je me suis jointe à BDC, il y a 10 ans, après avoir travaillé pendant plus de 15 ans dans le domaine du développement des marchés et du capital de risque, le mandat de l’organisation m’a interpellée, et j’étais ravie de pouvoir utiliser mon expérience et mon réseau pour accélérer le développement des entrepreneurs canadiens. Au cours des premiers mois, j’ai réalisé que les femmes entrepreneurs n’étaient pas à l’aise avec le financement et que la plupart d’entre elles ne savaient pas à quel point BDC était accessible. J’ai eu la chance de croiser la route de la présidente du Réseau des femmes d’affaires du Québec (RFAQ), qui mettait sur pied une merveilleuse initiative visant à développer les entreprises appartenant à des femmes en leur offrant la possibilité de travailler avec de grandes organisations.

À partir de ce moment-là, j’ai eu la piqure et j’ai amorcé mon plus brillant parcours vers l’inclusion, en mettant l’accent sur l’accessibilité pour les femmes. Je suis rapidement devenue présidente d’une grande initiative du RFAQ appelée Développement économique féminin (DEF), qui aide plus d’une douzaine de chefs d’entreprise influents, hommes et femmes, à accélérer et à accroître leur influence dans notre communauté d’affaires. Cette initiative m’a permis de nouer des liens incroyables avec les femmes chefs d’entreprise que j’ai rencontrées, et leurs histoires de réussite sont devenues mes points forts quotidiens, m’inspirant la certitude que je faisais une différence.

Depuis, je suis restée très active en participant à l’élaboration de la stratégie de BDC pour les femmes en entrepreneuriat, qui était déjà bien avancée avant même qu’elle ne devienne officiellement une priorité nationale. L’attention portée aux femmes a toujours fait partie intégrante des postes que j’ai occupés à la Banque, et je suis même allée jusqu’à accompagner des femmes entrepreneurs à plusieurs missions commerciales internationales pour m’assurer qu’elles se sentaient soutenues et habilitées à saisir toutes les occasions qui se présentaient à elles. Maintenant que mon influence s’est étendue à d’autres groupes sous-représentés, je suis très enthousiaste à l’idée de pouvoir reproduire et appliquer cette approche stimulante pour aider leurs entreprises à prospérer et à se développer.