Nicole McLaren développe sa boîte d’abonnement axée sur les autochtones – et aide ses fournisseurs à prendre de l’expansion en même temps.

Nicole Mclaren

Lorsque Nicole McLaren a créé son petit club de lecture sur son lieu de travail, au sein d’une grande société minière de Vancouver, son objectif était de faire participer ses collègues à la réconciliation en utilisant la littérature pour les sensibiliser aux effets dévastateurs des pensionnats sur les peuples autochtones du Canada, ainsi qu’aux problèmes de société actuels.

Nicole, qui a des origines mixtes et des racines autochtones, s’est concentrée sur les auteurs autochtones pour aider ses collègues à mieux comprendre les choses. Réalisant qu’elle voulait toucher un public plus large que celui d’une seule entreprise, Nicole a créé l’entreprise Raven Reads, une boîte d’abonnement à des articles cadeaux et à des livres autochtones. En 2017, elle a lancé son entreprise depuis sa table de sa cuisine en ayant quelques abonnés seulement – et un objectif d’inspirer, d’éduquer et de créer un espace sûr pour le dialogue.

Aujourd’hui, les choses sont bien différentes. Grâce aux milliers d’abonnés et à sa portée beaucoup plus large, Nicole a pu transformer une activité secondaire en une entreprise florissante, ce qui lui a fourni des conseils précieux à transmettre. Elle agit maintenant à titre de mentor et de coach pour sa vaste chaîne d’approvisionnement d’entreprises appartenant à des Autochtones. Nicole élargit même ses activités pour y inclure des activités d’exécution des commandes. 

J’ai rencontré Nicole pour en apprendre davantage sur l’entreprise Raven Reads et sur sa mission permanente visant à soutenir et à renforcer l’économie autochtone en restant fidèle à ses valeurs et en travaillant en étroite collaboration avec sa vaste chaîne d’approvisionnement et ses investisseurs. 

 

Je sais qu’il n’est pas facile de transformer un projet qui nous passionne en une entreprise commerciale prospère. Pouvez-vous me parler des débuts de Raven Reads et de la façon dont vous avez commencé?

En arrivant dans le monde des boîtes d’abonnement, je me suis sentie un peu en retard. La plupart des grosses pointures ont démarré vers 2006 et 2007, mais aucune entreprise ne se concentrait sur les livres ou les articles cadeaux autochtones. À l’époque, je devais faire un trajet de quatre heures en bus et en train. J’ai donc augmenté mes données et passé tout ce temps à faire des recherches sur les boîtes d’abonnement et à rédiger un plan d’affaires. 

De plus, je me suis abonnée à d’autres boîtes et j’ai tout analysé – la qualité de la boîte, l’épaisseur du carton, le nombre d’articles et la façon dont ils étaient expédiés. J’ai ensuite demandé l’aide de l’entreprise Small Business BC pour résumer mes projections financières, laquelle m’a aidée à accéder à des fonds de démarrage par l’entremise d’une institution financière autochtone locale, Futurpreneur Canada, et de BDC. 

En septembre 2017, j’ai fait un prélancement, et lors du Cyberlundi, j’ai été interviewée par l’émission Unreserved de la CBC Radio. Du jour au lendemain, nous sommes passés de 20 à 200 abonnés. 

À cette époque, vous aviez une idée très précise – une boîte d’abonnement contenant un livre et deux cadeaux par période – et maintenant, vous travaillez pour encadrer, soutenir et promouvoir votre propre chaîne d’approvisionnement d’entreprises appartenant à des Autochtones. L’entreprise a-t-elle évolué dans cette direction de manière organique?

L’entreprise Raven Reads, qui représentait au début la quintessence de la boîte à outils pour la réconciliation, s’est transformée en une plateforme destinée à promouvoir les auteurs et les entrepreneurs autochtones, et ce changement s’est fait de manière organique. 

J’ai toujours été consciente du risque de me heurter à un mur en matière de capacités de fabrication des fournisseurs. Les fournisseurs ne manquaient certainement pas, et bon nombre d’entre eux faisaient preuve d’une plus grande créativité dans leurs offres. Cependant, il y a environ deux ans, j’ai commencé à réfléchir à la possibilité de développer une intégration plus verticale tout le long de la chaîne d’approvisionnement. Il s’agissait d’une approche de gestion des risques. Au cours des 18 derniers mois, nous avons examiné la façon de mettre en place un système plus intégré qui soutiendra les fournisseurs et nous aidera à diversifier et à faire croître notre entreprise. 

En ce qui concerne l’encadrement, nous aidons nos fournisseurs sur le plan des pratiques exemplaires pour la croissance, de la vente en gros, de l’expédition et de l’emballage, entre autres choses. Certains de nos fournisseurs sont devenus des amis proches, et nous essayons également de leur proposer des idées concernant les produits. Par exemple, SheNative est une créatrice et fabricante d’articles de maroquinerie qui est située à Saskatoon, et nous travaillons actuellement avec elle en vue d’élaborer un produit personnalisé qui sera exclusif à Raven Reads. Je suis toujours à la recherche d’occasions de collaboration comme celle-ci. 

“Du point de vue du consommateur, nous offrons certainement un moyen pratique d’accéder à des produits authentiques. Je sais qu’au cours de la dernière année, on a pris conscience de l’importance de vérifier l’origine des produits et de savoir qui les produit.”

Je suppose que les consommateurs utilisent votre boîte d’abonnement comme un moyen d’en apprendre davantage sur les entreprises et les produits appartenant à des Autochtones. Pouvez-vous surveiller le comportement des consommateurs pour voir si la boîte favorise la croissance des ventes de vos fournisseurs?

Nous sommes en train d’examiner la façon dont nous pourrions surveiller la boucle de rétroaction. Ce mois-ci, nous inclurons dans la boîte un code de réduction unique pour chacun de nos fournisseurs. Ainsi, si vous aimez quelque chose qui se trouve dans la boîte de ce mois-ci, vous pourrez utiliser le code pour acheter d’autres produits sur le site Web, et nous pourrons commencer à faire le suivi des ventes de manière plus quantitative. Nous savons que nous contribuons à faire connaître les marques et les auteurs autochtones. 

Du point de vue du consommateur, nous offrons certainement un moyen pratique d’accéder à des produits authentiques. Je sais qu’au cours de la dernière année, on a pris conscience de l’importance de vérifier l’origine des produits et de savoir qui les produit. Nous fournissons cette transparence afin que nos abonnés sachent qu’ils peuvent faire confiance aux produits que nous offrons. 

De nombreuses organisations lancent des programmes de diversité des fournisseurs dans le cadre de leur engagement à l’égard de la diversité, de l’équité et de l’inclusion. Pensez-vous que ces programmes pourraient avoir un impact? 

Je pense certainement que ces programmes pourraient avoir un impact. Toutefois, d’après les observations que j’ai faites en travaillant avec d’autres femmes autochtones essentiellement au Canada, je constate un certain fossé entre l’offre et la demande en ce qui concerne les programmes de diversité des fournisseurs. 

De nombreux fournisseurs souhaitent y participer, mais il y a un retard dans les mesures d’orientation et de soutien qui sont mises en place pour leur permettre de fabriquer des produits susceptibles d’être demandés par un grand nombre de ces programmes. De plus, si un fournisseur a un produit susceptible d’entrer dans cette catégorie, il ne disposera peut-être pas de la capacité de fabrication ou du capital requis afin de produire les quantités nécessaires pour passer les commandes. 

Selon vous, quelle est la solution à ce problème?

Il faudra davantage de financement. Il existe beaucoup de financement pour aider les gens à démarrer leur entreprise, mais je vois beaucoup de collègues et de fournisseurs qui sont en situation d’attente. Ils ne peuvent pas profiter de ces possibilités de mise à l’échelle massive en raison du manque de capitaux pour obtenir le matériel nécessaire à cette fin, ou parce que la perturbation de la chaîne d’approvisionnement entrave leur capacité à obtenir des matériaux d’emballage ou des matières premières. Par conséquent, ils sont sollicités par les acheteurs qui veulent obtenir différentes choses, mais ils doivent refuser leurs demandes. 

Je sais que vous avez obtenu des fonds dès le début, y compris de BDC, pour lancer Raven Reads. Avez-vous éprouvé des difficultés à trouver d’autres sources de financement pour votre entreprise?

À mon avis, il est beaucoup plus facile de trouver des fonds de démarrage. Lorsque vous êtes en phase de croissance, vous devez prendre des décisions importantes quant à vos besoins de financement et au type de financement le mieux adapté à ces besoins. 

Pour moi, l’examen des options dilutives a été une grande courbe d’apprentissage – c’est quelque chose que je ne connais pas très bien. Selon mon expérience, l’investissement en actions est encore assez nouveau pour les femmes autochtones propriétaires de petites entreprises. L’idée de renoncer à une partie de ce que l’on possède peut être assez intimidante. Plus vous en verrez, plus ce sera facile pour vous et moins vous aurez peur. Le fait de se mettre au travail et d’apprendre comment cela fonctionne constitue un investissement en temps. 

“En tant que propriétaire d’une marque axée sur les impacts, je recherche des investisseurs axés sur les impacts, des partenaires qui cadrent avec nos valeurs.”

Je comprends que vous êtes actuellement à la recherche d’une autre ronde de financement. Quelles sont les prochaines étapes pour Raven Reads en termes de plans de croissance?

Nous étudions actuellement la manière d’assurer l’expansion de l’entreprise Raven Reads. Nous avons des exigences opérationnelles, et nous devons innover et nous améliorer afin d’y répondre. La pandémie nous a finalement obligés à quitter notre sous-sol en octobre dernier, et nous avons déménagé dans un entrepôt – lequel est déjà devenu trop petit pour nous. 

Nous avons un plan de croissance ambitieux pour Raven Reads afin d’occuper une plus grande place sur le marché nord-américain du commerce électronique par abonnement. En même temps, nous cherchons également à lancer un réseau logistique entièrement intégré pour les marques autochtones et les autres marques sous-représentées de l’Ouest canadien. Ce réseau comprendra un entrepôt de 100 000 pieds carrés, une fabrication en sous-traitance, et une entreprise de logistique ici en Colombie-Britannique. Il est donc certain que nous avons des besoins en capitaux importants. 

De mon côté, je tente de mobiliser des fonds simultanément pour ces deux aspects. Nous voulons pouvoir répondre aux besoins de Raven Reads et de ses fournisseurs en matière de logistique et d’exécution des commandes, tout en proposant une composante de fabrication en sous-traitance qui permettrait aux clients de confier la production de leurs produits à une entreprise appartenant à des femmes autochtones. Cela leur permettrait de produire des quantités plus importantes et de pouvoir ainsi tirer parti des commandes des grands détaillants. 

En tant que propriétaire d’une marque axée sur les impacts, je recherche des investisseurs axés sur les impacts, des partenaires qui cadrent avec nos valeurs. 

Grâce à votre entreprise, vous êtes devenue mentor pour de nombreuses autres femmes entrepreneurs autochtones. Quels conseils leur donnez-vous généralement lorsque vous les encadrez?

J’ai l’impression que les femmes entrepreneurs autochtones ont tendance à être timides lorsqu’il s’agit de formuler leurs objectifs les plus ambitieux, que ce soit en raison de leur culture ou de la façon dont elles ont été élevées. Elles hésitent à dire « Je voudrais créer une entreprise de plusieurs millions de dollars », et le fait de parler de « sorties » peut aussi les rendre mal à l’aise. Je les encourage donc à être plus transparentes, à planifier leur croissance et à accepter d’être des propriétaires d’entreprises ambitieuses. Je trouve également que bon nombre d’entre nous cherchent à offrir une vaste gamme de produits, et mon conseil serait de ne pas trop vous éparpiller en ce qui concerne la diversité de votre offre de produits. Vous devriez plutôt vous concentrer sur l’établissement d’une offre de produits de base et de le faire vraiment bien.

En parlant d’une offre de produits de base, votre engagement à présenter des livres en tant que principale composante d’une boîte d’abonnement de Raven Reads s’est-il affaibli au fil du temps? Je suis également curieux de savoir comment vous choisissez les livres et les auteurs à présenter. 

Le livre demeure le fondement de Raven Reads car il permet d’apporter un apprentissage concret et d’accroître la sensibilisation. J’ai lancé la boîte dans la foulée de la publication des rapports de la Commission de vérité et réconciliation, et l’appel à l’action a été immédiat. Le livre de Tanya Talaga intitulé Seven Fallen Feathers est le premier que nous avons choisi, car il s’agissait d’un livre essentiel pour lancer le projet. Depuis ce temps, nous n’avons pas choisi beaucoup d’œuvres non romanesques. Nous recherchons toujours des livres qui ont été publiés au cours des 90 derniers jours afin d’éliminer le risque qu’ils aient déjà été achetés, et nous essayons de rester à l’affût des nouveautés des auteurs autochtones canadiens et américains. 

Pour les personnes qui commencent leur aventure dans la littérature autochtone, quels sont les cinq livres les plus importants que vous leur recommandez de lire en premier?

Mon étagère est remplie de livres que je recommande, mais les cinq livres suivants sont particulièrement bouleversants. In Search of April Raintree de Béatrice Mosionier, Indian Horse de Richard Wagamese, Birdie de Tracey Lindberg, The Break de Katherena Vermette. Et, bien sûr, Seven Fallen Feathers, que je recommande toujours comme un bon point de départ. 

Nicole McLaren is scaling her Indigenous-focused subscription box — and helping to grow her suppliers along with it.

Nicole Mclaren

When Nicole McLaren began her small workplace book club in a large mining company in Vancouver, her goal was to engage her co-workers in reconciliation — using literature to educate them on the devastating impact residential schools had on Indigenous people in Canada, and the societal issues present today.

Nicole, who is of mixed heritage and Indigenous roots, focused on Indigenous authors to help her co-workers gain understanding. Realizing she wanted to reach more broadly than one company, Nicole developed Raven Reads, an Indigenous literature and giftware subscription box. She launched from her kitchen table in 2017 with just a handful of subscribers — and an aim to inspire, educate, and create a safe space for dialogue.

Today things look quite different. With thousands of subscribers and a much broader reach, her experience growing a side-hustle into a thriving venture has provided her with invaluable advice to share. Nicole has become a coach and mentor to her vast supply chain of Indigenous-owned businesses. She’s even expanding into fulfilment operations. 

I sat down with Nicole to learn more about Raven Reads and her on-going mission to support and elevate the Indigenous economy by staying true to her values and working closely with her extensive supply chain and investors. 

 

I know it’s not easy to turn a passion project into a successful business venture. Can you tell me about the early days of Raven Reads and how you got your start?

Coming into the subscription box world, I felt a bit late to the game. Most of the heavy hitters got their start around 2006 and 2007, but there was nothing with a focus on Indigenous books or giftware. I had a four-hour commute by bus and train at the time, so I jacked up my data and spent all of that time researching subscription boxes and writing a business plan. 

I subscribed to other boxes and analyzed everything — the quality of the box, the thickness of the cardboard, the number of items, and the way they were shipped. I then sought help from Small Business BC to wrap up my financial projections, and they helped me access start-up funds through a local Aboriginal financial institution, Futurpreneur Canada, and BDC. 

I did a soft launch in September 2017, and on Cyber Monday I was interviewed by CBC Radio’s Unreserved. We went from 20 subscribers to 200 overnight. 

At that time it was still a very focused idea — a subscription box with one book and two gifts per season — and now you’re doing work to coach, support, and promote your own supply chain of Indigenous-owned businesses. Did the business evolve in that direction organically?

Raven Reads started as the quintessential reconciliation toolkit and it has evolved into a platform for amplifying Indigenous authors and entrepreneurs — and that shift was organic. 

I was always aware of the risk that I would hit a bit of a wall in terms of suppliers’ manufacturing capabilities. There was certainly no shortage of suppliers out there, and many were getting more creative with their offerings, but about two years ago I started to think about integrating more vertically throughout the supply chain. It was a risk management approach. What we’ve been examining over the past year and a half is how do we build out a more integrated system that supports suppliers and supports us to grow and diversify. 

In terms of coaching, we help our suppliers with best practices for growth, wholesale, shipping and packaging, among other things. Some of our suppliers have become close friends and we try to offer suggestions on product ideas as well. One example, SheNative, is a leather goods designer and manufacturer from Saskatoon and we’ve actually been working with her on a custom product that will be exclusive to Raven Reads. I’m always looking for collaborative opportunities like this. 

“From the consumer perspective, we certainly offer a convenient path to accessing authentic products. I know over the past year there’s been a heightened sense of fact checking where products come from and who is actually behind them.”

I imagine consumers use your subscription box as a way to learn more about Indigenous-owned businesses and products. Are you able to track consumer behaviour to see if the box drives sales for your suppliers?

We are in the process of looking at how we can track the feedback loop. This month we’ll be including a unique discount code for each of our suppliers in the box. So, if you like something in this month’s box, you can use the code to buy more goods from their website, and we’ll be able to start tracking sales in a more quantitative way. We do know that we are helping to raise awareness of Indigenous brands and authors. 

From the consumer perspective, we certainly offer a convenient path to accessing authentic products. I know over the past year there’s been a heightened sense of fact checking where products come from and who is actually behind them. We offer that transparency, so our subscribers know they can trust the products we include to be authentic. 

Many organizations are launching supplier diversity programs as part of their commitment to diversity, equity and inclusion. Do you see these programs making an impact? 

Certainly, I can see these programs making an impact — but in my observations of working with other Indigenous women primarily across Canada, I see a bit of a gap between supply and demand when it comes to supplier diversity programs. 

There are a lot of suppliers keen to participate, but there’s a lag in terms of guiding and supporting them to be manufacturing products that are likely to be in demand by a lot of these programs. And, if they do have a product that’s likely to fall into scope, they may not have manufacturing capability or capital to produce in volumes needed to take on the quantity required to make the purchase orders.  

What do you see as the solution for this?

What’s needed is more funding. There’s a lot of funding to get people started, but I see a lot of colleagues and suppliers who are in a holding pattern. They can’t take advantage of these massive scaling opportunities because of the lack of capital to get the necessary equipment to do that, or because supply chain disruption is hindering their ability to get packaging or raw materials. So they’re getting approached by buyers for various things and having to turn them down. 

I know you accessed funding early on, including some from BDC, to launch Raven Reads. Have you faced challenges getting funding beyond that?

It’s much easier to find start-up funds, in my opinion. When you’re in the growth stage, you have to make some big decisions around what you need the funding for and what type of funding would be best for that type of need. 

For me, looking at dilutive options has been a big learning curve — it’s something I don’t know much about. In my experience, equity investment is still fairly new to Indigenous women small business owners. The idea of giving up a piece of something you own can be quite intimidating. The more you see out there, the easier it will be and it will become a little less scary. It’s an investment of time to put yourself out there and learn in order to find out how it works. 

“As an impact driven brand, I’m looking for impact-driven investors, partners who are aligned with our values.”

I understand you’re currently looking to raise another round of funding. What’s next for Raven Reads in terms of plans for growth?

We are currently looking at how to scale Raven Reads. We have operational demands and we need to innovate and improve in order to meet those. The pandemic did finally force us out of my basement last October, and we moved into a warehouse — which we’ve already outgrown. 

We have an ambitious growth plan for Raven Reads to take up a bigger space in the North American subscription e-commerce market. In the same breath, we are also looking to launch a fully-integrated logistics network for Indigenous and other underrepresented brands from Western Canada, which will include a 100,000 square foot warehouse, contract manufacturing, and logistics venture here in BC. So, we definitely have big capital needs. 

What I’m doing is simultaneously raising funds for both. What we want to be able to do is support the logistics and fulfilment needs of Raven Reads as well as our suppliers, while also offering the component of contract manufacturing that would allow clients to outsource their product production to an Indigenous-owned, women-owned business. This would make it possible for them to produce higher volumes and therefore be able to capitalize on purchase orders from major retailers. 

As an impact driven brand, I’m looking for impact-driven investors, partners who are aligned with our values. 

Through your business you’ve become a mentor to many other Indigenous women entrepreneurs. What advice do you typically share when coaching them?

I feel like Indigenous women entrepreneurs, whether it’s cultural or the way we are raised, tend to be shy about articulating our most ambitious goals. There’s a hesitancy to say, ‘I want to build a multi-million-dollar business’ and talking about exits can also feel awkward. So, I encourage them to be more transparent, to plan for growth, and to come to terms with being ambitious business owners. I also find many of us chase broad product offerings, and my advice would be to not spread yourself too thin in terms of the diversity of your offering — to instead focus on establishing a core product offering and doing that really well.

Speaking of core product offering, has your commitment to featuring books as the main component of a Raven Reads box wavered over time? Also, I’m curious, how do you go about choosing books and authors to feature? 

The book is still the foundation of Raven Reads, because that’s where the concrete learning and awareness building happens. When I launched the box, it was on the heels of the release of the Truth and Reconciliation Commission Reports, and the call to action was immediate. We went with Seven Fallen Feathers by Tanya Talaga as our first book because it was a critical book to kick things off. We have not done a lot of non-fiction since. We always look for books that have been released in the last 90 days to help eliminate the risk that they’ve already been purchased, and we try to stay ahead of what’s coming up from Canadian and American Indigenous authors. 

For those beginning their Indigenous literature journey, what are the top five books you’d recommend people start with?

My bookshelf is filled with books I’d recommend, but these five are especially poignant. In Search of April Raintree by Beatrice Mosionier, Indian Horse by Richard Wagamese, Birdie by Tracey Lindberg, The Break by Katherena Vermette. And, of course, Seven Fallen Feathers, which I always recommend as a good place to start.  

Comment les personnes inspirantes peuvent contribuer à la réussite d’une carrière, quel que soit le secteur d’activité.

Indira Moudi

De nombreux entrepreneurs acquièrent les connaissances dont ils ont besoin pour lancer leur entreprise en travaillant d’abord sur le terrain pour quelqu’un d’autre. Indira Moudi, une cliente de longue date de BDC, a pris un chemin très différent. Elle a mené des carrières couronnées de succès en entreprise et en tant qu’entrepreneure, dans deux secteurs très différents. 

Diplômée en génie industriel de Polytechnique Montréal, Indira a commencé sa carrière comme ingénieure sur le terrain dans le secteur de l’énergie. Elle a ensuite gravi les échelons jusqu’à des postes de direction, pour finalement devenir présidente régionale de Baker Hughes, l’une des plus grandes entreprises de services pétroliers au monde. Au cours de ses 20 ans de carrière dans le secteur de l’énergie, elle a vécu et travaillé dans le monde entier, notamment en Afrique occidentale et centrale, en Europe, aux États-Unis, au Canada et en Inde. 

La suite de sa carrière l’a conduite à Shawinigan, au Québec – à deux heures de route au nord de Montréal, ou au sud de la ville de Québec – où elle s’est installée pour diriger Viandes Lafrance, une entreprise de transformation alimentaire qu’elle a acquise en 2012 avec son mari, le Dr Guillaume Pham. Indira est présidente et directrice générale de l’entreprise, dans un secteur d’activité qui présente une similitude notable avec le secteur de l’énergie : ces deux industries sont majoritairement dirigées par des hommes.  

Indira a travaillé dur pour changer cela, à la fois comme modèle et comme leader. Elle a contribué au recrutement et à la promotion de jeunes ingénieures et techniciennes dans le domaine de l’énergie et, dans sa propre entreprise, elle a délibérément fait en sorte que son personnel compte 20 % de femmes. 

Elle m’a récemment rencontrée pour me parler de son histoire hors du commun et des modèles qui ont contribué à façonner son propre parcours professionnel, l’inspirant à relever de nouveaux défis, à apprendre de nouvelles choses et à apporter son appui aux autres en cours de route. 

 

Il est fascinant de constater que vous êtes passée du statut de cadre international dans le secteur de l’énergie à celui de propriétaire d’une PME de transformation alimentaire en pleine campagne québécoise. Comment cette transition s’est-elle faite?

À 18 ans, j’ai dit à ma mère que je posséderai ma propre entreprise, et c’est la principale raison pour laquelle j’ai étudié le génie industriel à Polytechnique de Montréal. Il n’est pas surprenant qu’après avoir travaillé pendant cinq à six ans pour une société, j’ai envisagé de diriger ma propre entreprise.  Au début, je me voyais bien à la tête d’une entreprise en démarrage. En 2004, tout en travaillant à plein temps, j’ai lancé African Suppliers, qui fournissait aux entreprises africaines une expertise en matière de contrôle de la qualité, de ressources humaines et de gestion de projet. J’ai constaté que les choses n’allaient pas assez vite pour moi, et j’ai réalisé qu’en acquérant une entreprise existante, je pouvais m’y mettre directement et avancer plus rapidement. 

En 2008, j’ai commencé à rechercher activement des occasions d’affaires. Je suis venue au Canada avec mon mari, et nous avons visité une quinzaine d’entreprises de la Mauricie, au Québec, par le biais de la SADC (Société d’aide au développement des collectivités). J’avais décidé de fonder une famille dans la quarantaine, et mon mari et moi voulions avoir nos enfants au Canada. Je n’avais pas d’exigences particulières sur le secteur; je ne voulais rien de trop petit, et je voulais quelque chose qui me mette au défi. 

Après des années de recherche, l’occasion s’est présentée en 2012 avec cette entreprise familiale qui était en bonne santé financière et qui avait des propriétaires compétents. Le marché de la production de viande était en pleine croissance et, bien que nous ne connaissions rien à l’industrie agroalimentaire, nous étions convaincus que c’était une occasion à saisir. Nous nous sommes vraiment bien entendus avec le propriétaire de l’entreprise, dont nous sommes d’ailleurs encore très proches aujourd’hui, et nous lui avons fait une offre.

« En réalité, cela a été l’une des années les plus chargées de ma vie. Au cours de cette année, j’ai donné naissance à mon premier enfant, j’ai acquis la société et j’ai commencé à occuper un poste de direction en tant que présidente régionale de Baker Hughes en Afrique centrale. »

Alors, c’était tout? Vous avez quitté le secteur de l’énergie pour vous consacrer à plein temps à Viandes Lafrance?

En réalité, cela a été l’une des années les plus chargées de ma vie. Au cours de cette année, j’ai donné naissance à mon premier enfant, j’ai acquis la société et j’ai commencé à occuper un poste de direction en tant que présidente régionale de Baker Hughes en Afrique centrale. Dans le secteur de l’énergie, ce poste chez Baker Hughes représentait l’un des sommets de ma carrière, et il m’était impossible de le refuser. Mon mari m’a dit : « Ma chère, tu es une femme de carrière, accepte ce travail et je m’occuperai de l’entreprise ». Nous avons donc mené ces deux activités en parallèle pendant quelques années.

Pendant cette année, nous avons eu beaucoup de choses à faire, et honnêtement, je n’aurais pas pu le faire sans l’aide de ma famille. Mes parents, tous deux médecins récemment à la retraite, m’ont aidée en prenant soin du bébé pendant que j’allais travailler. J’ai vu ma mère travailler et élever une famille, et je savais que je pouvais faire les deux, grâce au merveilleux modèle que j’avais en elle. En fait, mes deux parents ont toujours été des modèles pour moi.

C’est merveilleux de pouvoir grandir avec des modèles forts dans son propre foyer. En dehors de cet équilibre entre carrière et éducation, y a-t-il d’autres choses que vous avez apprises d’eux et qui ont influencé votre propre parcours?

Tout à fait. Je suis née en Algérie, je suis deuxième de trois filles et j’ai été élevée dans huit pays différents. Ce n’est que lorsque j’ai eu 16 ans que mes sœurs et moi nous sommes installées à Montréal, mais mes parents ont continué à voyager pour leur travail. J’avais des racines dans tellement de pays différents que je n’ai jamais eu peur de me déplacer, de relever de nouveaux défis, d’apprendre de nouvelles choses partout où j’allais, ou d’embrasser la diversité.  

Mes parents ont tous deux joué un rôle de premier plan dans leur carrière. Ils ont compris mon dynamisme et mon ambition et m’ont soutenu tout au long de mon parcours. Cela a eu un impact certain. Le premier emploi que j’ai occupé était un poste d’ingénieure de terrain au Nigéria pour Schlumberger, une entreprise multinationale de technologie travaillant dans le secteur du pétrole et du gaz, et trois ans plus tard, j’ai obtenu un poste de direction au Gabon. 

Ma fille aînée étudie l’ingénierie et je trouve surprenant de voir aussi peu de femmes inscrites dans ce programme, encore aujourd’hui. J’imagine que lorsque vous avez commencé, à la fin des années 1990 et au début des années 2000, le secteur était encore plus dominé par les hommes? 

Oui, mais le secteur mondial de l’énergie était très conscient de la nécessité d’attirer davantage de diversité. Le secteur en particulier était en plein essor, et Schlumberger était très avant-gardiste en matière de recrutement et de formation des femmes. En fait, en 2002, on m’a demandé de travailler au service des RH de Schlumberger, dans le domaine du recrutement, avec pour mission de rechercher davantage de personnes comme moi. Ce poste m’a conduit à Paris, où j’ai rencontré mon compagnon de vie, et pendant ces années, j’ai pu engager, avec mon équipe de 12 recruteurs, plus de 3 000 nouvelles recrues par an pour l’entreprise. 

C’est impressionnant! J’imagine qu’avec votre propre succès, vous étiez un modèle très inspirant pour les femmes qu’ils espéraient attirer.  

Oui, et j’ai senti qu’il était de mon devoir d’être ce modèle. Au cours de ma carrière dans le secteur de l’énergie, de nombreuses personnes ont participé à l’avancement des femmes leaders, puis c’était à notre tour de faire de plus grandes choses, d’aider d’autres femmes à progresser et d’être des modèles pour la prochaine génération de femmes dans le secteur.

« Chez Lafrance, nous avons non seulement augmenté la représentation des femmes dans nos effectifs à 20 %, mais nous sommes également passés d’une seule nationalité dans l’entreprise au début, à 12 aujourd’hui. »

Qu’en est-il dans votre rôle actuel, dans un autre secteur dominé par les hommes? 

C’est le même dévouement qui m’anime. En tant que femme et membre d’une minorité à Shawinigan, je crois qu’il est de ma responsabilité d’ouvrir la voie aux autres. Je ne suis pas arrivée là où j’en suis aujourd’hui sans aide ni soutien, et plus j’aide et encadre les autres, plus je me sens épanouie. Qu’il s’agisse d’aider les filles de mes amis qui poursuivent des études d’ingénieur, d’encadrer mon équipe à Lafrance ou de participer à des groupes d’experts ou à des événements, je consacre toujours du temps aux autres. 

Et cela va au-delà du genre. Chez Lafrance, nous avons non seulement augmenté la représentation des femmes dans nos effectifs à 20 %, mais nous sommes également passés d’une seule nationalité dans l’entreprise au début, à 12 aujourd’hui. Pourtant, notre effectif compte seulement 40 personnes. Je peux vous dire que la création d’une entreprise diversifiée n’est pas une mince affaire. Trouver les bonnes personnes et faire en sorte que tout le monde se comprenne et travaille ensemble demande du courage et de la patience, mais c’est la bonne voie vers la prospérité et l’inclusion.  

Compte tenu de votre expérience, quels conseils donnez-vous aux autres femmes qui souhaitent emprunter une voie similaire à la vôtre? 

Le conseil que je donne aux autres femmes est le même que celui que je donne à mes propres enfants : lorsque vous tombez, relevez-vous et allez de l’avant, avec courage et résilience. Rêvez en grand et poursuivez votre rêve. 

Je crois aussi qu’il est important que les femmes sachent que le temps de l’épuisement est révolu. J’ai pu mener toute cette carrière sans m’épuiser, et c’est parce que j’ai pris le temps de prendre soin de moi, à la fois physiquement et mentalement. Je demande de l’aide et j’accepte de l’aide, car aucun de nous ne peut y arriver seul. En particulier, si vous souhaitez vous concentrer sur votre carrière, fonder une famille et élever un enfant, il est essentiel de disposer de l’aide et du soutien adéquats. 

En tant que femme de carrière et mère, je tiens à exprimer une autre réflexion sur la maternité : nous ne sommes pas mères uniquement pour avoir donné naissance, mais aussi lorsque nous nous occupons d’enfants. Beaucoup d’enfants dans ce monde ont des parents qui sont absents de leur vie quotidienne, pour quelque raison que ce soit; pour moi, c’est une grâce d’avoir des neveux, des filleuls, des enfants de la famille ou d’amis dont nous pouvons nous occuper et qui nous considèrent comme leurs mères ou leurs tantes. Dans certaines cultures africaines ou indiennes, par exemple, il est très naturel d’élever un enfant qui ne vous appartient pas. Si au cours de notre carrière de femme, nous ne pouvons pas donner naissance à un enfant pour une raison quelconque, la possibilité de s’occuper d’autres enfants est vraiment une source d’épanouissement. Mon père a toujours dit que nous ne sommes pas uniquement le fruit de l’éducation de nos parents, mais aussi de la contribution de nos professeurs, de nos voisins et de la communauté qui nous entoure. Il faut un village pour élever un enfant.   

J’ai consciemment choisi d’avoir des enfants à la quarantaine parce que je voulais me concentrer sur le développement de ma carrière, et aussi parce que je voulais être en mesure de consacrer du temps de qualité à nos enfants. Mon père disait toujours : « Voyage loin, mais fais-le tant que tu es jeune. » Et il avait raison. Plus récemment, j’ai été heureuse de pouvoir ralentir un peu le rythme, de diriger Lafrance ici au Québec et d’élever nos deux enfants. Le prochain chapitre de ma vie consistera à redonner, à partager mon expertise en tant que leader mondiale et à inspirer la prochaine génération. Nous devons laisser un monde meilleur à nos enfants, et cela se fera en montrant l’exemple tout en étant responsable.

How role models can help shape a successful career — regardless of the industry.

Indira Moudi

Many entrepreneurs gain the knowledge they need to launch their business by first working in the field for someone else. Indira Moudi, a long-time client of BDC, took a very different path. She has had very successful corporate and entrepreneurial careers —in two wildly different industries. 

Graduating with an Industrial Engineering degree from Polytechnique Montréal, Indira started as a field engineer in oil and gas and worked her way up into executive roles, ultimately becoming a regional president with Baker Hughes, one of the world’s largest oil field services companies. During her 20-year career in the energy sector, she lived and worked all over the world, including cities in West and Central Africa, Europe, the United States, Canada, and India. 

Her next chapter brought her to Shawinigan, Quebec — a 2-hour drive north of Montreal, or south of Quebec city — where she settled in to run Viandes Lafrance, a food processing business she acquired in 2012 with her husband, Dr. Guillaume Pham. Indira is CEO and chair of the business, which does share one notable similarity with the energy sector:  both industries are dominated by men.  

Indira has worked hard to change that — as a role model and a leader. She helped to recruit and advance young women engineers and technicians in the energy field,  and with her own business, she’s purposefully built up her workforce to be 20% women. 

She joined me recently to talk about her unique story, and the role models that helped shape her own career journey — inspiring her to take on new challenges, learn new things, and support others along the way. 

 

It’s fascinating that you went from being a globetrotting executive in the energy industry to the owner of a food processing SME  in the Quebec countryside. How did that transition happen?

At 18 years old, I told my mother that I will own my own company, and this is the main reason for studying Industrial Engineering at Polytechnique of Montréal. It’s no surprise that after five to six years of working for a corporation, I had been thinking about running my own company.  At first, I thought I’d like to have a start-up. In 2004, while working full time, I launched African Suppliers, which provided expertise in Quality Control, HR, and Project Management to African companies. What I found was that things weren’t going fast enough for me, and I realized that by acquiring an existing company, I could jump right in and get going more quickly. 

In 2008, I actively started looking for business opportunities. I came to Canada with my husband, and we visited about 15 companies in the Mauricie Region in Québec, through the SADC (Société d’aide au développement des collectivités). I had decided that I wanted to have kids in my 40s, and my husband and I wanted to have our kids in Canada. I knew I wasn’t picky about the sector; I didn’t want anything too small, and I wanted something that would challenge me. 

After years of looking, the opportunity came up in 2012 for this family business that was in good financial health with competent owners. The market — meat production — was growing, and while we didn’t know anything about the agri-food industry, we felt really good about the opportunity. We really hit it off with the company’s owner, who we are still very close with today, and we made an offer.

“That was one of the busiest years of my life. In the span of that year, I gave birth to my first child, acquired the company, and started in an executive role as President of Central Africa with Baker Hughes.”

So, was that it? You left the energy sector  behind and started to run Viandes Lafrance full time?

Actually, no. That was one of the busiest years of my life. In the span of that year, I gave birth to my first child, acquired the company, and started in an executive role as President of Central Africa with Baker Hughes. In the energy sector, this job with Baker Hughes was one of the summits of my career, and it was impossible to turn it down. My husband said to me, ‘My dear, you are a career woman, take the job and I’ll run the business.’ So, we did that in parallel for a few years.

During that year we had a lot on the go, and I honestly couldn’t have done it without the help of my family. My parents, both young, retired medical doctors, helped me with the baby while I went to work. I have seen my mum  working and raising a family, and I knew I could do both, thanks to the wonderful role model I had in her. Both my parents, in fact, have always been role models to me.

It’s wonderful to be able to grow up with strong role models in your own home. Outside of seeing that balance of career and parenting, are there other things you learned from them that impacted your own path?

Absolutely. I was born in Algeria, the second of three daughters, but I was raised in eight different countries. It wasn’t until I was 16 that my sisters and I settled in Montreal — but my parents continued to travel for work. I had roots in so many different countries that I was never afraid to move around, taking on new challenges, learning new things wherever I went, or embracing diversity.  

My parents both had leadership roles in their careers. They understood my drive and ambition and supported me along the way. That definitely had an impact. My first job was as a field engineer in Nigeria with Schlumberger, a multinational tech company working in the oil and gas sector — and within three years, I had moved into a managing role in Gabon. 

My oldest daughter is studying Engineering and I’m surprised by how few women are in the program, even today. I can imagine when you were starting out, in the late 1990s and early 2000s, it was even more male-dominated? 

Yes, but the global energy sector was very conscious about the need to attract more diversity into the field. The sector in particular was booming, and Schlumberger was quite forward thinking when it came to recruiting and training women. In fact, in 2002, I was sought out to work in Schlumberger’s HR department in recruiting, with a mandate of looking for more people like me. That job took me to Paris —where I did meet my life partner — and during those years, I was able to hire, with my team of 12 recruiters, more than 3,000 new recruits a year for the company. 

“During my career in the energy sector, there were many people helping move women leaders forward, and then it was our turn to do greater things — to develop other women and be role models for the next generation of women in the industry.”

That’s impressive! I imagine with your own success, you were a very relatable role model for the women they were hoping to attract.  

Yes, and I felt it was my duty to be that role model. During my career in the energy sector, there were many people helping move women leaders forward, and then it was our turn to do greater things — to develop other women and be role models for the next generation of women in the industry.

What about in your current role, in yet another industry dominated by men? 

I have the same dedication. As a woman and a minority in Shawinigan, I believe it’s my responsibility to pave the way for others. I didn’t get to where I’m at today without help and support, and the more I help and mentor others, the more fulfilled I feel. From helping daughters of my friends who are pursuing an education in engineering, to mentoring my team at Lafrance, or participating on panels or in events, I’m always giving time to others. 

And it goes beyond gender. At Lafrance, we have not only increased the representation of women in our workforce to 20%, but we also went from one nationality in the company when we started, to 12 today — and we only have a staff of 40 people. I can tell you that creating a diverse company isn’t the easy path — finding the right people and getting everyone to understand each other and work together takes courage and patience — but it’s been the right move towards prosperity and inclusion.  

With all your experience, what advice do you offer other women who want to follow you on a similar path? 

The advice I offer other women is the same advice I give my own kids — when you fall down, stand back up and move on, with courage and resilience. Dream big and go after your dream. 

Also, I believe it’s important for women to know that the time for burnout is over. I’ve been able to have this whole career without burnout, and that’s because I’ve taken time to take care of myself — physically and mentally. I ask for help and accept help, because none of us can do this on our own. Especially if you want to focus on your career, have a family, and raise a child, having the right help and support in place is essential. 

As a career woman and mother, another thought I want to share on motherhood is this:  We are moms not because we gave birth, but because we take care of children. Many children in this world have parents that are absent from their daily lives, for whatever reason; for me, it is a grace to have nephews, godchildren, and family or friends’ children that we can take care of, who consider us mothers or aunts. In some African or Indian cultures, for example, it is very natural to raise a kid that does not belong to you. If during our career as women, we cannot give birth for whatever reason, the avenue of taking care of other children is really fulfilling in life. My father has always said that we are not made only from our parents, but with the help of our teachers, neighbors, and community. It takes a village to raise a child.   

I consciously chose to have kids in my 40s because I wanted to focus on building a career, and also I wanted to be in a position to give quality time to our kids. My dad always said, ‘Travel far, but do it while you’re young.’ And he was right. Most recently, I’ve been happy to slow down a bit, to run Lafrance here in Québec, and raise our two children. My next chapter is all about giving back, sharing my expertise as a global leader, and inspiring the upcoming generation. We must leave a better world for our kids, and this will be done by leading by example while being responsible.

Sarah White puise dans son courage pour conduire le changement et être elle-même authentique.

Sarah White

On dit souvent qu’il faut du courage pour être entrepreneur, mais je pense que c’est plus compliqué que cela. Après avoir travaillé pendant près de 27 ans auprès d’entrepreneurs à BDC, j’ai appris que chaque personne avait sa propre définition du mot courage. 

Parfois, il s’agit du courage d’un innovateur qui lance une idée inédite n’ayant jamais été éprouvée jusqu’ici dans le monde. D’autres fois, il s’agit de la capacité à faire face à n’importe quel obstacle et à le transformer en une occasion de croissance. Il arrive aussi qu’un entrepreneur doive faire preuve de courage pour être simplement lui-même et bâtir son entreprise comme il l’entend (un problème pour de nombreux propriétaires d’entreprises sous-représentés – problème que mon équipe et moi aidons à résoudre). 

Il est rare que ces trois définitions s’appliquent, mais c’est le cas pour Sarah White et Denise Taschereau, cofondatrices de Fairware. Au cours des 16 dernières années, elles ont fait de leur entreprise de Vancouver, qui a démarré dans le garage de Sarah, le premier fournisseur nord-américain de produits promotionnels durables et éthiques.

Non seulement Sarah et Denise ont maintenu leur engagement ferme pris dès le début quant à l’impact sur l’environnement et la communauté (elles possèdent la certification B Corporation [BCorp] depuis des années), mais elles se sont également inspirées de leurs propres difficultés en tant que petite entreprise appartenant à des membres de la communauté queer, qui plus est à des femmes, pour orienter leurs politiques d’entreprise. Elles ont délibérément mis en place une équipe diversifiée et surtout, une culture qui encourage à être soi-même au travail. 

J’ai rencontré Sarah pour qu’elle nous parle de son parcours personnel et entrepreneurial, notamment de son engagement permanent en faveur de l’approvisionnement éthique et des pratiques commerciales durables, de l’importance qu’elle accorde aux objectifs ainsi qu’à la diversité et à l’inclusion, et de sa capacité à survivre et à prospérer en période d’incertitude. Sarah est une force à ne pas négliger. Elle s’est engagée, avant tout, à se servir du monde des affaires pour faire le bien. 

Laura : Lorsque vous et Denise avez lancé Fairware en 2005, l’accent mis sur la durabilité et la volonté d’améliorer le monde par le biais des affaires était une idée relativement nouvelle. Comment vous est-elle venue?

Sarah : Fairware a vu le jour parce que mon amie Denise, qui est désormais ma partenaire commerciale et qui travaillait à l’époque comme Directrice, développement durable et relations communautaires à MEC dans le domaine de la durabilité et de l’approvisionnement éthique, avait constaté que de nombreuses marques de qualité offraient des cadeaux publicitaires fabriqués dans des conditions suspectes. À cette époque, le sujet de la responsabilité sociale des entreprises commençait à être abordé dans la presse et un peu partout dans le monde, et il y avait un décalage avec ces grandes marques qui distribuaient des produits inconvenants. C’est de cette constatation qu’est née l’idée de Fairware. 

« Notre objectif a toujours été d’aligner nos valeurs d’entreprise sur nos valeurs personnelles. »

Laura : Comment l’idée a-t-elle été reçue à l’époque? Comment vous êtes-vous aperçues que les choses évoluaient? Je suppose que les entreprises sont aujourd’hui plus ouvertes à parler des pratiques durables. 

Sarah : Si le développement durable est aujourd’hui bien plus ancré dans les esprits, ce n’était certainement pas le cas à l’époque. Dès le départ, lorsque nous prenions le téléphone pour appeler un fournisseur potentiel, nous lui disions « nous aimerions discuter de l’origine de vos produits », et souvent, on nous raccrochait au nez. 

Au fil des ans, cette conversation a considérablement évolué. Nous avons commencé avec la conformité et la sécurité des produits, puis nous nous sommes intéressées aux droits des travailleurs et à l’impact environnemental. Depuis quelques années, nous discutons avec d’autres distributeurs de l’antiracisme et de la justice sociale. Nous discutons avec les fournisseurs d’emballages durables d’une représentation diversifiée dans les catalogues. Ce que nous vivons aujourd’hui est en net contraste avec la situation qui prévalait au début de notre parcours entrepreneurial. 

Aujourd’hui, nous allons également au-delà de notre chaîne d’approvisionnement traditionnelle pour travailler avec des entreprises qui ont un impact – des entreprises à vocation sociale, souvent locales, appartenant à des entités issues de la diversité – qui n’auraient pas autrement la capacité de répondre à de grosses commandes d’entreprise. Nous consultons ces entreprises pour les aider à fixer leurs prix et à renforcer leurs capacités afin qu’elles soient en mesure de créer des produits à notre intention. Ainsi, notre succès nous permet non seulement d’aider les autres à se développer, mais aussi de contribuer à construire un écosystème qui soutient nos convictions en matière de durabilité et d’équité.   

Franchement, si nous avons créé notre entreprise, ce n’est pas parce que nous aimons les babioles, mais parce que nous voulions faire bouger les choses. Notre objectif a toujours été d’aligner nos valeurs d’entreprise sur nos valeurs personnelles. 

Laura : Et je sais que cela s’applique non seulement à la façon dont vous faites affaire avec vos clients et vos fournisseurs, mais aussi à la manière dont vous avez façonné la culture d’entreprise de Fairware. Pouvez-vous nous dire en quoi vos valeurs personnelles et même vos expériences personnelles ont joué un rôle à cet égard?

Sarah : Je plaisante parfois en disant que j’ai créé une entreprise simplement pour pouvoir m’habiller comme je l’entendais et être en accord avec moi-même, mais franchement, je pense que c’est en grande partie la vérité. Donner le ton de l’acceptation et de l’inclusion confère un certain pouvoir, et en me montrant telle que je suis, j’espère encourager les autres à en faire de même. Pour vous donner une idée de la culture que nous avons créée, une année à Halloween, un de nos employés s’est habillé en tenue de travail, juste pour nous embêter. 

Mais être moi-même n’a pas toujours été facile. Étant de genre non conforme, j’ai souvent été mégenrée et confrontée à l’homophobie et à la misogynie, sous forme de micro-agressions. Alors que de nombreux membres de la communauté des entreprises progressistes se considèrent très au fait des questions d’antiracisme, de LGBTQ+, etc., nous nous sommes rendu compte cette année que la plupart d’entre nous ne l’étaient pas. Nous avons tous encore beaucoup à apprendre et à faire.  

Laura : Nous savons que de nombreux propriétaires d’entreprises LGBTQ+ cachent cet aspect de leur identité pour éviter les répercussions. À votre avis, qu’est-ce qui vous a donné le courage de faire preuve de tant d’ouverture et de transparence pour vous montrer comme vous êtes?

Sarah : Le parcours a été long. Je suis avec ma partenaire depuis 36 ans et j’ai deux enfants adultes. Avoir des enfants en tant que couple homosexuel était pour le moins avant-gardiste dans les années 1990. Je ne suis pas certaine d’avoir beaucoup changé depuis, mais j’hésite maintenant moins à être moi-même, je suis plus consciente des problèmes qu’éprouvent les personnes LGBTQ+ et j’en parle ouvertement. 

Toutefois, pour le bien de mes enfants, même à l’époque, je n’ai jamais cherché à dissimuler qui j’étais vraiment, même si c’était difficile pour eux d’avoir une maman qui ne ressemblait pas aux autres mamans. Si j’avais dû changer à l’époque, mes enfants en auraient conclu qu’il n’est pas acceptable d’être soi-même et que l’on doit se conformer pour ne gêner personne. De plus, certains d’entre nous n’ont pas d’autre choix que de s’accepter. Certaines personnes peuvent passer pour cisgenres, d’autres non. Je veux que les autres se reconnaissent en moi et sachent qu’eux aussi ont leur place dans le monde de l’entreprise. 

« Pour nous, la culture consiste à laisser les gens mettre leur propre diversité à contribution. »

Laura : Pouvez-vous indiquer aux propriétaires d’entreprise qui espèrent créer la même culture inclusive que la vôtre – y compris ceux qui n’ont pas vécu les mêmes expériences – quelques tactiques précises que vous avez utilisées pour harmoniser votre équipe avec vos valeurs?

Sarah : Pour nous, la culture consiste à laisser les gens mettre leur propre diversité à contribution. Bien que Denise et moi ayons toujours été des militantes – elle en politique, et moi dans le milieu communautaire – nous faisons de notre mieux pour ne pas engager des personnes comme nous. Nous encourageons tous ceux qui travaillent avec nous à intégrer leurs propres intérêts et passions à l’entreprise. Nous sommes également très transparentes sur notre site Web et dans nos offres d’emploi : si vous postulez pour travailler avec nous, vous rejoindrez un environnement de travail inclusif. Si cela ne vous convient pas, vous ne postulerez pas.

De plus, ce n’est pas parce que la durabilité est un sujet qui nous passionne, à Denise et à moi, qu’elle doit susciter le même degré d’intérêt chez nos employés. Lors d’un entretien d’embauche, nous posons la question suivante : « Sous quelle forme contribuez-vous au développement durable dans votre vie quotidienne? ». Si la réponse est : « Je recycle, mais je veux en savoir plus », cela nous suffit. Avant tout, nous recherchons des personnes ouvertes et intéressées. 

Lorsque nous accueillons de nouveaux employés, nous appliquons une pratique que j’ai apprise durant un atelier sur la réconciliation. Nous demandons au nouveau membre du personnel de donner son nom, son nom traditionnel s’il en a un, et son identité culturelle, ainsi que toute information à son sujet dont il souhaite faire part à l’équipe. Dans une entreprise comptant moins de 20 employés, on parle au moins 11 langues différentes. La diversité est incontestablement ancrée dans notre culture. 

Laura : Vous êtes également une société certifiée B Corporation, ce qui signifie que vous vous êtes engagées à créer un impact positif pour vos employés, ainsi que pour les communautés et l’environnement. Ce n’est pas chose facile, mais vous l’avez fait en 2010, en tant que l’un des membres fondateurs de la Canadian B Corp. Comment s’est déroulée cette expérience et pourquoi était-elle si importante pour vous?

Sarah : Au début, nous étions une petite entreprise dont l’équipe était restreinte. Nous nous sommes demandé si, étant donné que nous observions déjà ces pratiques de toute façon, nous disposions de la capacité ou du temps nécessaire pour nous soumettre au processus rigoureux d’obtention de cette certification. Mais à mesure que nous rencontrions des personnes du milieu des affaires de Vancouver qui avaient les mêmes idées que nous, nous avons commencé à comprendre qu’il ne s’agissait pas seulement de nous, mais de faire partie d’un mouvement qui utilise les entreprises comme une force pour faire le bien. 

L’obtention de la certification B Corp a contribué à structurer nos engagements, à nous responsabiliser et à nous montrer les points que nous devions améliorer. Aujourd’hui encore, cette certification nous pousse à aller plus loin, à réfléchir à des choses auxquelles nous n’aurions pas pensé autrement et à nous dépasser pour atteindre nos objectifs. Cela va de la gestion de la chaîne d’approvisionnement aux pratiques durables, en passant par la culture interne, les salaires, les engagements sociaux, et bien plus encore. 

Nous avons eu beaucoup de chance d’avoir BDC comme partenaire de financement, car non seulement vous nous avez fourni d’excellents conseils et services au fil des ans, ainsi que de l’aide pour renforcer nos capacités, mais vous avez vous-même obtenu la certification B Corp, ce qui signifie que nous avons encore plus de valeurs en commun. 

« L’obtention de la certification B Corp a contribué à structurer nos engagements, à nous responsabiliser et à nous montrer les points que nous devions améliorer. »

Laura : Je suis certaine que votre engagement à construire une entreprise basée sur des valeurs et une culture inclusive a joué un rôle primordial dans le succès de Fairware, mais qu’en est-il pendant les périodes difficiles? Comment avez-vous, vous et votre entreprise, vécu les 18 derniers mois d’incertitude engendrée par la pandémie? 

Sarah : En tant que jeune entreprise, nous avons survécu à la récession de 2008-2009, ce qui nous a donné un bonne idée du comportement à adopter pendant la pandémie de COVID-19. Lorsque la pandémie a frappé, nous venions de terminer une année durant laquelle nous avions engagé des dépenses importantes, ainsi qu’une rénovation majeure de nos bureaux. D’ailleurs, notre équipe de Vancouver avait été configurée pour travailler à distance en raison de cette rénovation, puis personne n’est revenu au bureau à cause de la COVID-19. 

Nous avons alors compris que nous avions très peu de marge de manœuvre; Nous savions que nous devions procéder à des mises à pied et que si nous tergiversions, nous pourrions perdre l’entreprise. Ce furent les moments les plus durs et les plus pénibles de notre vie. Nous avons dû licencier la moitié de notre effectif. Vous parlez d’un impact sur la culture. Heureusement, nous sommes restées proches de tout le monde et avons aidé ces gens à accéder à des ressources et à du soutien. Petit à petit, nous avons pu les réembaucher grâce aux subventions du gouvernement. 

Pendant la pandémie, comme vous le savez, de grandes questions sociales ont également surgi, notamment le mouvement Black Lives Matter et, plus récemment, la découverte de tombes non marquées d’enfants autochtones assassinés. Malgré tous ces événements, nous avons continué à parler, à travailler et à apprendre. Notre objectif et nos valeurs sont demeurés les mêmes. Nous nous réunissons quotidiennement en ligne et, petit à petit, les gens commencent à revenir au bureau.

Malgré les défis auxquels sont confrontés le monde des affaires et notre secteur, la COVID-19 a fourni à certaines entreprises une bonne occasion d’utiliser les budgets normalement alloués aux événements ou aux conférences pour montrer de la bienveillance à leurs employés en leur remettant des colis et des paniers, et nous avons pu les aider dans cette démarche. Nous sommes demeurés engagés à n’offrir que des produits et des cadeaux pratiques qui ne finiraient pas à la décharge, et nous avons mis au point un programme qui permet à une personne qui ne souhaite pas recevoir de cadeau de choisir de faire un don en son nom. 

Dans l’ensemble, nous en sommes sorties plus fortes et plus dévoués que jamais à notre mission. Et nous nous réjouissons de voir notre bureau nouvellement rénové, qui était trop calme, rempli de gens à nouveau.

Sarah White taps into her courage to drive change — and be her authentic self.

Sarah White

As Vice President, Client Diversity at BDC, Laura Didyk is leading the bank’s efforts to understand and address the challenges faced by underrepresented and underserved entrepreneurs — whether they be racialized, identify as women, identify as members of the LGBTQIA2S+ community, be living with a disability, or exist within a combination of these identities. She’s sharing their journeys through conversations, and this month it’s with Sarah White, co-founder of Fairwaire, North America’s leading provider of sustainable, ethically sourced promotional products.

 

It is often said that being an entrepreneur takes courage — but I think that’s a bit of an oversimplification. After nearly 27 years of working with entrepreneurs at BDC, I’ve learned that courage tends to take on different meanings for each individual. 

Sometimes it’s the courage to be an innovator, bringing a new and unproven idea out into the world. Sometimes it’s the ability to face down any obstacle and turn it into an opportunity for growth. Sometimes it’s a courageous act by an entrepreneur to simply be their authentic self, and build their company their own way (an issue for many underrepresented business owners — one that me and my team are working on improving). 

Rarely is it all three, as is the case with Sarah White and Denise Taschereau, co-founders of Fairware. Over the past 16 years, they have built their Vancouver-based business — which got its start in Sarah’s garage — into North America’s leading provider of sustainable, ethically sourced promotional products.

Not only have Sarah and Denise maintained a steadfast commitment to environmental and community impact since day one (they’re a Certified B Corporation (BCorp) and have been for years) — but they’ve also tapped into their own struggles as a queer-owned, women-owned, small business to guide their corporate policies. They’ve intentionally built a diverse team and, more importantly, a culture where people are encouraged to bring their true selves to work. 

I sat down with Sarah to unpack her personal and entrepreneurial journey, including her ongoing commitment to ethical sourcing and sustainable business practices, her intense focus on purpose, diversity, equity, and inclusion, and her ability to survive and thrive during uncertain times. Sarah is a force to be reckoned with — committed, above all else, to use business as a force for good. 

Laura: When you and Denise launched Fairware in 2005, a focus on sustainability and bettering the world through business was relatively novel. How did the idea come about?

Sarah: Fairware started because my friend, and now business partner, Denise was the Director of Sustainability and Community at MEC in sustainability and ethical sourcing, and she found that many really good brands were giving away swag that was manufactured under suspect conditions. This was at the time that corporate social responsibility was bubbling up in the press and around the world, and the disconnect between good brands giving away bad stuff meant there was a gap — which was how the idea for Fairware was born. 

“To be honest, we started our business not because we love chachkies, but because we wanted to drive change. Our purpose was always to align our business values with our personal values.”

Laura: How was the idea received then? And how have you seen that evolve? I imagine companies today are more open to conversations around sustainable practices. 

Sarah: While sustainability is now much more embedded in the mainstream, it certainly wasn’t then. From day one we’d pick up the phone, call a potential supplier, and say, ‘we’d like to talk to you about where your products come from’ — and we were often hung up on. 

Over the years, that conversation has evolved significantly. It began with compliance and product safety, and moved into workers’ rights, environmental impact, and over the last few years, we’re now talking with other distributors about anti-racism and social justice. We are talking to suppliers about sustainable packaging and diverse representation in the catalogues. What we are seeing is night and day from the beginning of our entrepreneurial journey. 

Today, we are also reaching beyond our traditional supply chain to work with impact businesses — diverse-owned social enterprises that are often local — that wouldn’t otherwise have the capacity for large corporate orders. We consult with these companies to help them with pricing and capacity building so that they can create products for us. So, through our success, we’re not only lifting others up, we’re also helping to build an ecosystem that supports our beliefs on sustainability and equity.   

To be honest, we started our business not because we love chachkies, but because we wanted to drive change. Our purpose was always to align our business values with our personal values. 

Laura: And I know that applies not only to how you do business with your customers and suppliers, but also to how you’ve shaped the corporate culture at Fairware. Can you share a bit about how your personal values and even your personal experiences have played a role in that?

Sarah: I sometimes joke that I started a business just so that I could dress and be how I wanted to be — but honestly, there’s a lot of truth in that. There’s power in setting the tone of acceptance and inclusion, because when I show up as myself, I hope I make it easier for others to do the same. To give you a sense of the culture we’ve created, one Halloween, our staff dressed up in business attire just to bug us. 

But being my true self in the world hasn’t always been easy. Because I’m gender non-conforming, I’ve often been misgendered, and I’ve experienced homophobia and misogyny in the form of microaggressions. While a lot of folks in the progressive business community see themselves as up to speed with anti-racism, LGBTQ+ issues, etc., what we’ve learned this year is that most of us aren’t. Some of us have a ton of work and learning to do.  

Laura: We know that many LGBTQ+ business owners actively hide this aspect of their identity to avoid repercussions. What do you think gave you the courage to be open and transparent about who you are?

Sarah: That journey has been a long one. I’ve been with my partner for 36 years and I have two adult kids. Having kids as a gay couple in the 1990s was pretty trailblazing. I’m not sure I’ve actually changed too much since then, but I do have more courage now to be myself, I feel more aware of LGBTQ+ issues, and I openly speak out about them and myself. 

But for my kids’ sake, even back then, I never wanted to change who I was, even if it was tough for them having a mom that didn’t look like all the other moms. If I were to have changed then, I would have given my kids the message that it’s not okay to be who you really are, that you must conform for others’ comfort. Plus, some of us don’t have a choice but to embrace who we are. Some people can pass as cisgender, and others can’t. I want others to see themselves in me and know they too have a place in the corporate world. 

“For us, culture is about letting people bring their own diversity to the table. While Denise and I have always been activists — her in politics, and me in community work — we try our best not to hire people like us. We encourage everyone who works with us to bring their own interests and passions to the company.”

Laura: For business owners that hope to create the same inclusive corporate culture that you have — including those that don’t have the same lived experience to draw from — can you share a few specific tactics you’ve used to align your team and your values?

Sarah: For us, culture is about letting people bring their own diversity to the table. While Denise and I have always been activists — her in politics, and me in community work — we try our best not to hire people like us. We encourage everyone who works with us to bring their own interests and passions to the company. We’re also very transparent on our website and in our job postings that if you apply to work with us, you’ll be joining an inclusive work environment, and if that doesn’t resonate with you, you’re not going to apply.

Also, while Denise and I are both hugely passionate about sustainability, our employees don’t necessarily have to be. We’ll say in an interview, ‘how does sustainability show up in your life?’ and if the response is, ‘I recycle, but I want to learn more about it,’ that’s good enough for us. We want people who are open and interested, above all else. 

When we on-board new staff we have a practice that I borrowed from participating in a reconciliation workshop. We have the new staff member say their name, their traditional name if they have one, and how they identify culturally, plus anything else they want the team to know about them. In a company of fewer than 20 employees there are at least 11 different languages spoken. Diversity is unquestionably ingrained in our culture. 

Laura: You’re also a Certified B Corporation, which means you’ve committed to create a positive impact for your employees, as well as for communities and the environment. It’s not an easy feat — and you did it back in 2010, as one of the founding members of the Canadian B Corp. What was that experience like and why was it so important to you?

Sarah: In the beginning we were a small company with a small staff. We wondered, if we are doing all of this anyway, do we have the capacity or time to undergo the rigorous process to gain this certification? But as we began to meet more like-minded folks in the Vancouver business community, we began to see that this wasn’t just about us, it was about being part of a movement that uses business as a force for good. 

Becoming B Corp certified helped give structure to our commitments, provided accountability, and showed us where we needed to improve. To this day it pushes us to go further, to think about things we wouldn’t have otherwise, and to stretch us to meet goals. This is everything from supply chain management, to sustainable practices, to internal culture, to wages, to social commitments — and more. 

We’ve been really fortunate to have BDC as a funding partner, because you’ve not only provided great advice and service over the years, helping us build capacity, but you’ve become B Corp certified, which means we have even more values aligned. 

“Becoming B Corp certified helped give structure to our commitments, provided accountability, and showed us where we needed to improve.”

Laura: I am sure your commitment to building a values-based business with an inclusive culture has played a huge role in Fairware’s success, but what about during the tough times? What have the last 18 months of pandemic uncertainty been like for you and your business? 

Sarah: As a young business, we survived the recession of 2008/2009, and that gave us a lot of insight into how to behave during COVID. We had just come out of a significant year of spending and had completed a major office renovation right before the pandemic hit. Incidentally, our team in Vancouver was set up to work remotely because of that reno —and then because of COVID, no one came back to the office. 

From there, we knew our runway was short — we knew we’d have to lay people off, and procrastinating could lead to losing the business. Those were the hardest and most brutal moments of our lives. We had to let half of our staff go. Talk about an impact on culture. Thankfully, we stayed close with everyone, and helped them access resources and support. Slowly, we were able to hire people back, thanks to Government subsidies.

During the pandemic, as you know, some major social issues also came up, including the Black Lives Matter movement, and more recently the discovery of unmarked graves of murdered Indigenous children. Through it all we kept talking, kept working, and learning. Our focus and values haven’t shifted at all. We meet daily online and slowly, people are starting to come back into the office.

And despite the challenges to the corporate world and our industry, COVID provided a nice opportunity for some companies to take their budgets that they weren’t spending on events or conferences and show their employees some love with packages and baskets — and we were able to help with these. We remained committed to only providing products and gifts that were practical and wouldn’t end up in the landfill, and we developed a program that if someone opted out of the gift, they could choose to have a donation made in their name instead. 

All in all, we came out stronger and more committed than ever to our mission. And we’re certainly excited to see our newly renovated office that’s been all too quiet, filling up with people again.

Comment la communication narrative peut aider les entrepreneur.es à se sentir eux-mêmes au travail, y compris ceux dont le genre est marginalisé.

Bradley Sensabaugh

Au travail, vous montrez-vous tel.le que vous êtes, autrement dit, êtes-vous vous-même? 

Nombreux sont ceux et celles qui parmi nous peuvent répondre « oui », sans réaliser à quel point c’est un privilège. Pour la communauté LGBTQ2S+, et les personnes transgenres et non binaires en particulier, ce n’est pas aussi simple. Il existe encore des pratiques, des croyances et des barrières systémiques qui font qu’il est difficile, voire dangereux, d’être soi-même sur le lieu de travail.  

De plus, vous pouvez éprouver ces difficultés quel que soit votre statut, employé.e ou entrepreneur. Selon un sondage mené par la CGLCC (Chambre de commerce LGBT+ du Canada) et l’Institut Deloitte, sur les quelque 28 000 entreprises appartenant à des personnes LGBTQ+ au Canada – combinant un chiffre d’affaires de plus de 22 $ milliards et un effectif plus de 435 000 Canadiens – une sur deux a délibérément caché le fait que ses propriétaires étaient des personnes LGBTQ+, et trois sur dix ont été victimes de discrimination. 

Afin d’approfondir ces questions et de découvrir des solutions potentielles, j’ai rencontré Brad Sensabaugh, conseiller principal, Diversité et inclusion, à BDC. Brad s’est joint à BDC il y a quelques mois à peine, mais en peu de temps, il a eu un impact déterminant sur notre stratégie de diversité et d’inclusion. Homme transgenre engagé à faire connaître les défis auxquels sa communauté est confrontée, il a passé près de dix ans en tant que spécialiste de la diversité et de l’intégration à rendre le milieu de travail plus inclusif pour tous les groupes marginalisés.  

Brad a expliqué pourquoi il est plus difficile d’être soi-même pour certaines personnes, en quoi la communication narrative peut contribuer à changer ce paradigme et comment nous pouvons tous être de meilleurs alliés à l’avenir. 

 

Laura : Je suis persuadée que pour certaines personnes, il est difficile de se faire à l’idée de ne pas pouvoir être soi-même au travail. Commençons si vous le voulez bien par explorer les raisons pour lesquelles certaines personnes, comme les membres de la communauté transgenre, ne peuvent tout simplement pas être elles-mêmes sur le lieu de travail?  

Brad : Je pense que pour les personnes trans, non binaires et de divers autres genres, le concept de dévoilement est incommensurable. Imaginez donc les défis que cela pose sur le lieu de travail. De bien des façons, nous pouvons être dévoilés sans le vouloir. 

Par exemple, il se peut que notre carte d’identité ne corresponde pas à notre expression de genre, comme c’est le cas pour un homme transgenre dont la carte d’identité indique qu’il est de sexe féminin. L’acte extrêmement banal et simple de s’identifier légalement peut être un processus intimidant, avec parfois des conséquences telles que l’échec d’une affaire ou une occasion manquée, et quelquefois aussi une sécurité compromise. 

Cela peut aussi se manifester très simplement, sous forme d’exclusion. Lorsqu’elles entendent parler de parité des sexes, c’est-à-dire d’une représentation de 50 % de femmes et de 50 % d’hommes, les personnes non binaires ont en quelque sorte le sentiment de ne pas exister.

 

« Imaginez que vous essayiez de fournir le nom d’une personne citée en référence et que vous deviez expliquer pourquoi cette personne ne vous reconnaîtrait pas sous votre nom ou votre genre actuel. »

 

Laura : Qu’en est-il pour les entrepreneur.es? Selon une étude canadienne, environ 50 % des propriétaires d’entreprises LGBTQ+ choisissent de ne pas divulguer cette partie de leur identité.    

Brad : Pour commencer, c’est souvent une question de sécurité. Bien que de multiples droits et protections soient en vigueur ici, au Canada, nombreuses sont les personnes qui craignent encore la transphobie et l’homophobie et choisissent donc de ne pas être complètement franches ou transparentes – de peur que cela ait un impact sur le succès de leur entreprise, ou pire. D’autres entrepreneurs et entrepreneures doivent faire attention lorsqu’ils font affaire dans des pays ou des territoires – même dans certaines parties des États-Unis – dépourvus de ces droits et protections. Cette réalité peut être encore plus préoccupante. 

Les personnes appartenant à la communauté transgenre ont parfois des trous dans leurs antécédents en matière d’emploi, de crédit ou de logement. Imaginez que vous essayiez de fournir le nom d’une personne citée en référence et que vous deviez expliquer pourquoi cette personne ne vous reconnaîtrait pas sous votre nom ou votre genre actuel. Cette difficulté peut également se présenter lorsqu’il faut fournir des relevés de notes ou des diplômes. Tout cela peut susciter le sentiment de ne pas agir avec franchise et une attention plus insistante à l’endroit d’une personne transgenre. 

Il ne s’agit là que de quelques exemples. Chaque membre de la communauté a son propre vécu qui définit la mesure dans laquelle il ou elle se sentira à l’aise pour partager son histoire. 

Laura : Je sais que vous vous sentez à l’aise pour partager votre propre histoire, et j’aimerais en savoir plus. Comment avez-vous commencé votre carrière dans le domaine de la diversité et de l’inclusion?  

Brad : La défense des intérêts des autres et un sens aigu de la justice ont toujours fait partie de ma vie – ce sont des valeurs qui m’ont été inculquées par mes parents dès mon plus jeune âge. Ensuite, tout au long de mon propre parcours en tant qu’homme trans déclaré, j’ai vécu directement certains des défis, obstacles et problèmes auxquels les personnes trans peuvent être confrontées dans les environnements de travail. Mais cela ne m’a pas empêché de regarder ma vie en face; ce n’était pas quelque chose que j’allais essayer de cacher. J’ai saisi les occasions d’entamer le dialogue sur ce que signifie être un homme transgenre. 

J’ai longtemps soutenu la communauté transgenre de façon parallèle. Puis, il y a environ dix ans, j’ai commencé à évoluer professionnellement dans le domaine de la diversité et de l’inclusion, et j’ai beaucoup appris sur d’autres communautés également. J’ai décidé de devenir un expert en matière de diversité et d’inclusion, en mettant l’accent sur l’inclusion. Car si la diversité est une question de mesure, l’inclusion est une question d’impact – et c’est là, je pense, que nous pouvons vraiment faire évoluer les choses dans les organisations. Ces convictions et ces valeurs s’accordent parfaitement avec le fait de travailler pour une entreprise qui a une optique sociale comme BDC, et je me suis senti extrêmement bien accueilli depuis mon arrivée, il y a quelques mois.  

Laura : Je suis heureuse de l’entendre. En quoi, à votre avis, votre propre expérience a-t-elle façonné votre façon d’aider les autres communautés marginalisées? 

Brad : Ce que j’ai appris durant ma transition touche aux concepts de privilèges et de stéréotypes. De nombreuses personnes trans sont visiblement trans, un terme qui, je considère, ne s’applique plus à moi. Je veux dire par là que si nous nous rencontrions par hasard, vous ne me percevriez probablement pas comme un trans, mais comme un homme cisgenre. C’est un privilège dont je jouis, contrairement à d’autres membres de ma communauté et à de nombreuses autres minorités visibles. Je ne suis pas dévisagé ou menacé à cause de mon apparence et je ne subis pas de moqueries. 

Cela n’a pas toujours été le cas, à l’instar de nombreuses personnes transgenres. C’est pour cette raison que je me sens obligé d’affirmer qui je suis et de rappeler à tout le monde qu’il ne suffit pas de regarder une personne pour savoir si elle est transgenre. En partageant mon histoire personnelle, je contribue modestement à corriger ce qui se dit sur ce sujet ainsi que tant d’autres idées fausses. 

 

« La communication narrative est indissociable de l’éducation; elle nous aide à élargir nos horizons et à ouvrir les esprits. »

 

Laura : Comme vous le savez, nous avons ajouté une composante de communication narrative à notre stratégie de diversité et d’inclusion à BDC, en présentant des témoignages d’employés et de clients pendant le Mois de l’histoire des Noirs, le Mois de l’histoire des femmes, le Mois de l’histoire des Autochtones, etc. Comment voyez-vous le rôle de la communication narrative dans l’inclusion? 

Brad : La communication narrative est indissociable de l’éducation; elle nous aide à élargir nos horizons et à ouvrir les esprits. L’évolution et la compréhension qui en résultent peuvent être très puissantes. Plus nous écouterons et nous nous sentirons à l’aise pour poser des questions, et plus nous admettrons honnêtement nos lacunes et demanderons davantage de renseignements, mieux nous serons tous informés.  

Chaque entrepreneur.e a une histoire qui contribue d’une manière ou d’une autre à son entreprise, et c’est également le cas pour chaque membre du personnel. Personne ne fait son parcours tout seul. Lorsque j’ai commencé ma transition, j’ai réalisé que mon histoire n’était pas uniquement la mienne. Mes parents ont eu leur propre parcours en devenant les parents d’un fils trans, et mon frère, qui avait autrefois une sœur, avait dorénavant un frère. Ainsi, je vivais ma propre expérience, ma propre histoire et ma propre vérité, et ils vivaient les leurs. Vous ne pouvez pas vous attendre à connaître absolument tout de l’expérience de quelqu’un d’autre. 

L’acceptation et la compréhension progressent lorsque nous accordons aux autres le bénéfice du doute, que nous leur permettons de vivre leur propre parcours et que nous cherchons à trouver des moyens d’être de meilleurs collègues, amis et alliés en cours de route. 

Laura : Y a-t-il des ressources que vous pouvez recommander aux personnes qui ne sont pas non binaires ou transgenres afin de les aider à mieux comprendre et à devenir de meilleurs alliés?

Brad : Il existe des organisations exceptionnelles qui offrent non seulement un soutien aux personnes non binaires et transgenres, mais qui proposent également des ressources – FAQ, témoignages, conseils précis, etc. – pour aider toutes les personnes, ainsi que les organisations, à améliorer leurs connaissances et leur compréhension.

Je commencerais par citer The 519, un centre communautaire situé à Toronto qui dispose de nombreuses ressources pour les entreprises. Fierté au travail Canada est un excellent outil pour les entrepreneurs, et Pflag Canada aidera les particuliers et les familles. Enfin, il existe une excellente ressource au Québec : Jeunes identités créatives

 

« Être un véritable allié ou une véritable alliée exige des actions, et pas seulement de l’empathie ou de la sympathie. Quelquefois, cela peut vous mettre mal à l’aise, mais il vaut mieux agir et en tirer des leçons que de ne pas agir du tout. »

 

Laura : Ces connaissances et cette compréhension sont si importantes. Et si on passait à l’action? Avez-vous des conseils sur la façon dont un allié ou une alliée peut offrir son soutien? 

Brad : J’aime l’idée de se demander cinq fois « Pourquoi? » avant de commencer à poser des questions concernant la communauté. Ce que je veux dire, c’est que vous exprimez votre souhait de devenir un allié ou une alliée pour cette communauté : Pourquoi? La réponse à cette question pourra vous donner des pistes d’action. Ensuite, posez la question « Pourquoi? » encore et encore et vous déterminerez plus précisément ce que vous pouvez faire ou ce sur quoi vous souhaitez vous concentrer. Souvent, le fait de demander aux autres « Que puis-je faire? » sans y réfléchir soi-même peut sembler être de la paresse. Commencez plutôt par lancer une idée : « Voici ce que j’aimerais faire », puis posez la question : « Qu’en pensez-vous? »

Être un véritable allié ou une véritable alliée exige des actions, et pas seulement de l’empathie ou de la sympathie. Quelquefois, cela peut vous mettre mal à l’aise, mais il vaut mieux agir et en tirer des leçons que de ne pas agir du tout. Il suffit souvent d’une seule personne pour briser la glace, défendre quelqu’un, ou agir – et cela suffit pour que tout le monde en parle. Nous voulons parvenir à parler ouvertement, afin de provoquer le changement. 

Laura : Quel est le changement que vous aimeriez voir se produire concernant le genre? 

Brad : Je voudrais que nous commencions à réfléchir à la parité des genres en comprenant que les femmes et les hommes n’ont pas toujours l’apparence, la voix ou le comportement « dont on a l’habitude ». L’appellation des femmes transgenres est souvent erronée, au téléphone et en personne. Mais pour être honnête, il en va de même pour les femmes cisgenres. Je pense qu’en tant que société, nous avons beaucoup d’attentes quant à l’apparence, à la voix et au comportement d’une femme, et chaque variation provoque un déclic.

J’aimerais que nous réfléchissions davantage à la diversité parmi les femmes, les hommes et les personnes non binaires. Le genre n’est pas la seule chose qui nous définit, ou qui fait de nous ce que nous sommes. Mais quelles que soient les expériences et les identités qui s’entrecroisent et nous façonnent, nous méritons tous de vivre et de travailler en étant vraiment nous-mêmes. 

How storytelling can help entrepreneurs break down gender bias at work.

Bradley Sensabaugh

As Vice President, Client Diversity at BDC, Laura Didyk is leading the bank’s efforts to understand and address the challenges faced by underrepresented and underserved entrepreneurs — whether they be racialized, identify as women, identify as members of the LGBTQIA2S+ community, be living with a disability, or exist within a combination of these identities. This month, she’s speaking with Bradley Sensabaugh, BDC’s own Senior Advisor, Diversity and Inclusion, on addressing gender bias at work.

 

When you go to work, are you showing up as you, as in your true, authentic self? 

Many of us can say yes — without realizing how much of a privilege it is. For the LGBTQ2S+ community, and transgender and non-binary people in particular, it’s simply not that easy. There are still practices, beliefs, and systemic barriers that make the workplace a challenging or even unsafe place for expressing who they really are.  

And these challenges can be present whether you’re an employee or an entrepreneur. According to a survey conducted by CGLCC (Canada’s LGBT+ Chamber of Commerce) and Deloitte Institute, of the approximately 28,000 LGBTQ+ -owned companies in Canada — who have total revenues of more than $ 22 billion and employ more than 435,000 Canadians — one in two had purposely hidden the fact that their company has LGBTQ+ ownership, and three in 10 had faced discrimination. 

To further explore these issues and uncover potential solutions I sat down with BDC’s own Senior Advisor, Diversity and Inclusion, Brad Sensabaugh. Brad only joined BDC a few months ago, yet in a short time he’s had a big impact on our diversity and inclusion strategy. A transgender man who is committed to raising awareness around the challenges his community faces, he’s spent nearly a decade making the workplace more inclusive for all marginalized groups as a Diversity and Inclusion specialist.  

Brad shared his insights on why showing up as your authentic self can be more challenging for some, how storytelling can play a role in changing that paradigm, and how we all can be better allies going forward. 

 

Laura: I’m sure for some people, it’s difficult to understand the concept of not being able to bring your true self to work. Can we start by exploring why some individuals, such as members of the transgender community, face barriers just being their authentic self in the workplace?  

Brad: I think for trans, non-binary and other gender diverse people, the concept of coming out is really big. You can imagine how, in the workplace, this presents challenges. In many ways, we can be outed without our choice. 

For example, our ID might not match our gender presentation — as in a transgender man might still have an ID that lists him as female. The extremely mundane and simple act of legally identifying oneself can be an intimidating process, sometimes with consequences such as loss of business or opportunity, and sometimes compromised safety as well. 

And sometimes it can manifest in really simple ways — such as not being included. For Non-Binary people, there is a sense of literally being non-existent when we hear people talk about gender parity meaning 50% representation of women and 50% men.

 

“Imagine trying to provide a reference, and having to explain why that reference would not know you under your present name or gender. There can be the same difficulty providing transcripts or diplomas. All of this can culminate in a sense of not being forthcoming with someone, which can further enhance the scrutiny being placed on a trans person.” 

 

Laura: What about for entrepreneurs? According to one Canadian study, about half of LGBTQ+ business owners choose not to disclose this part of their identity.    

Brad: To begin with, it’s often about feeling safe. While there are many rights and protections offered here in Canada, many still fear transphobia and homophobia and choose not to be completely honest or transparent for that reason — worrying that it will impact the success of their business, or worse. Other entrepreneurs have to worry about doing business in countries or jurisdictions — even parts of the US — where those rights and protections do not exist at all. That reality can be even more concerning. 

For people within the transgender community, they may have to navigate around gaps in their employment, credit, or housing history. Imagine trying to provide a reference, and having to explain why that reference would not know you under your present name or gender. There can be the same difficulty providing transcripts or diplomas. All of this can culminate in a sense of not being forthcoming with someone, which can further enhance the scrutiny being placed on a trans person. 

Those are just a few examples. Everyone within the community has their own lived experiences which contributes to their comfort around sharing their story. 

Laura: I know you’re comfortable sharing your own story, and I’d love to hear more about it. How did you get started down a career path of Diversity and Inclusion?  

Brad: Advocacy for others and a strong sense of justice have always been part of my life — they’re values my parents instilled in me at a young age. And then, with my own journey as a trans identified man, I experienced firsthand some of the challenges, barriers and issues that can confront trans people in professional work environments. Still, I saw it as the truth of my life; it wasn’t something I was going to try to hide. I welcomed the opportunity to open the discussion around what it means to be a transgender man. 

I supported the trans community for a long time from the side of my desk. Then about 10 years ago I moved into the diversity and inclusion space professionally, and learned a great deal about other communities as well. My focus turned toward becoming a Diversity and Inclusion subject matter expert, with a focus on inclusion. Because while diversity is measurement, inclusion is impact — and that’s where I think we can really make the greatest difference across organizations. These beliefs and values align really well with working for a purpose-driven organization like BDC, and I’ve felt extremely welcome since I arrived a few months ago.  

Laura: That’s great to hear. How would you say your own experience has shaped your approach to helping other marginalized communities? 

Brad: What I’ve learned throughout my transition relates to the concepts of privilege and stereotypes. Many trans people are visibly trans, a term which I would say no longer applies to myself. By that I mean, if we met randomly, you wouldn’t likely perceive me as trans, you would likely perceive me as a cisgender man. This is a privilege I carry, which others in my community — and in many other visible minorities as well — do not. I am not stared at or mocked or threatened because of my visual appearance. 

This wasn’t always the case for me and not the case for many trans people. It is for this very reason that I feel compelled to be out and to remind everyone that you don’t always know when someone is trans just by looking at them. Sharing my personal story is one small way to contribute to changing the narrative on this, and so many other misconceptions. 

 

“There’s a huge educational component to storytelling; that’s how we broaden horizons and open minds. The growth and understanding we experience as a result can be very powerful.”  

 

Laura: As you know, we’ve added a storytelling component to our Diversity and Inclusion strategy at BDC, featuring employees’ and clients’ stories during Black History Month, Women’s History Month, Indigenous History month, and many others. How do you see storytelling playing a role in inclusion? 

Brad: There’s a huge educational component to storytelling; that’s how we broaden horizons and open minds. The growth and understanding we experience as a result can be very powerful. The more we listen and become comfortable asking questions and the more we can honestly admit the things we do not know and request more information, the better informed we all will be.  

Every entrepreneur has a story and that contributes to their business in some way, as does every employee. And no one is on their journey in isolation. When I began my transition, what I realized was that my story wasn’t just mine. My parents had their own journey, becoming the parents of a trans son, and my brother who once had a sister, now had a brother. So, while I knew my experience, my story, and my truth, they had their own journey as well. You can never expect to know anyone else’s experience absolutely. 

What increases acceptance and understanding is when we give others the benefit of the doubt, allow them to experience their own journey, and look to find ways to be better colleagues, friends, and allies along the way. 

Laura: For those who are not non-binary or transgender, are there any resources you can recommend that can help with increasing our understanding, so we can become better allies?

Brad: There are some great organizations that not only offer support to non-binary and transgender individuals, they also have resources — from FAQs to shared stories to specific guidance — to help individuals and organizations increase their knowledge and understanding.

I’d start with The 519, which is a Toronto-based community centre with lots of corporate resources. Pride at Work Canada is great for entrepreneurs to tap into, and Pflag Canada is helpful for individuals and families. Finally, there is a great French language resource based out of Quebec called Gender Creative Kids

 

“True allyship requires action, not just empathy or sympathy. Sometimes this may make you uncomfortable, but it’s better to act and learn from it, then to not act at all.”

 

Laura: That knowledge and understanding is so important. What about taking action? Do you have advice on how an ally can offer support? 

Brad: I like the idea of asking yourself “Why?” five times before you start asking the community questions. What I mean is, you say you want to be an ally for this community: Why is that? The answer you come up with may give you some actions you can take. Then ask “Why?” again and again and you’ll hone in on specific things you can do or focus on. Often asking others, “what can I do?” without giving it any thought on your own can come across as lazy. Instead begin with an idea, “Here is what I would like to do,” and then ask, “How would you feel about that?”

True allyship requires action, not just empathy or sympathy. Sometimes this may make you uncomfortable, but it’s better to act and learn from it, then to not act at all. Often it just takes one person to break the ice, to stand up for someone, to take action — and that’s enough to get everyone talking about it. We want to get to that open dialogue, that conversation, in order to see change come about. 

Laura: What’s one change you would like to see, when it comes to gender? 

Brad: I want us to start thinking about gender parity by understanding that women and men don’t always look or sound or behave in “typical” ways. Trans women are mis-gendered a lot, over the phone, and in person. But to be honest, so are cisgender women. I think as a society we have a lot of expectations for how a woman should look, sound, and behave, and any variation is a trigger for us.

I would like us to think more about the diversity within women, men, and non-binary people. Gender isn’t the only thing that defines us, or makes us who we are. But no matter what intersecting experiences and identities shape us — we all deserve to live and work as our true selves. 

Rencontrez la femme à la tête du premier fonds de capital de risque dirigé par des Noirs et soutenu par du capital institutionnel au Canada.

Lise Birikundavyi

En tant que vice-présidente, Clients – Diversité à BDC, Laura Didyk dirige les efforts de la banque visant à comprendre et à relever les défis auxquels sont confrontés les entrepreneurs sous-représentés et mal desservis, qu’ils soient racialisés, qu’ils s’identifient comme femmes, qu’ils s’identifient comme membres de la communauté LGBTQIA2S+, qu’ils vivent avec un handicap ou qu’ils aient une combinaison de ces identités. Elle présente leurs parcours dans le cadre d’entrevues, et ce mois-ci, elle reçoit Lise Birikundavyi, directrice et gestionnaire de fonds de Black Innovation Capital.

 

Au Canada, moins d’un fonds de capital de risque sur dix est géré par une femme. En ce qui concerne les fonds soutenus par du capital institutionnel, on trouve une seule femme noire aux commandes : il s’agit de Lise Birikundavyi. Elle est directrice et gestionnaire de fonds de Black Innovation Capital, un fonds de capital de risque de 10 millions de dollars, soutenu par BDC Capital et lancé en juin 2021, qui investit dans des entreprises technologiques en démarrage dirigées par des Noirs. 

Avant de prendre la barre de Black Innovation Capital, Lise a travaillé dans le domaine de la finance internationale pour plusieurs institutions. Elle a grandi à Montréal, mais son parcours l’a menée en Argentine, en Chine, au Ghana, en Côte d’Ivoire et à Toronto (ce qui fait en sorte qu’elle puisse s’exprimer en français, en anglais, en espagnol et un peu en mandarin). Au fil de ses études et de sa carrière, elle a orienté son travail vers l’entrepreneuriat social et l’investissement d’impact. 

Lise croit fermement à la possibilité de mettre à profit les forces des marchés de capitaux pour générer une richesse plus inclusive et réduire la pauvreté de façon durable. J’ai rencontré Lise pour en savoir plus sur son impressionnant parcours, qui a abouti au récent lancement de Black Innovation Capital. 

Laura : Vous avez consacré une grande partie de votre carrière à la finance à but social. Quel a été le point de départ de ce cheminement? 

Lise : Tout a commencé lorsque je suis retournée au Burundi pour la première fois, à 18 ans. J’ai grandi à Montréal, mais je suis née là-bas. C’est un pays qui a connu son lot de problèmes, notamment la pauvreté, la guerre civile et les difficultés d’accès à l’éducation. Je ne savais pas à quoi m’attendre en arrivant, mais j’ai été émerveillée par la beauté du pays et l’intelligence de ses habitants. 

J’ai été également frappée par le fait que pour la plupart des gens la réussite passe par le travail dans une organisation internationale. Il y avait très peu d’entreprises locales alors que les opportunités semblaient multiples. Lorsque que je réfléchissais avec amis et cousins sur des compagnies qui pourraient voir le jour et régler certains problèmes, on me répondait souvent « c’est une bonne idée, tu devrais créer cela » ou « Oui, pourquoi tu ne viendrais pas commencer cette initiative? ». Et je me disais toujours : « Mais, je ne vis pas ici, pourquoi ne le faites-vous pas? ». Je me suis rendu compte de fil en aiguille que l’aide humanitaire avait son rôle à jouer, de façon bien involontaire, dans la diminution de l’esprit entrepreneurial.  

“J’ai réalisé qu’il s’agissait là d’une véritable autonomisation, qui soutenait la création de modèles dans différentes sociétés en donnant aux populations vulnérables les moyens de bâtir leurs propres solutions.”

Quelques années plus tard, pendant mon séjour en Argentine, j’ai découvert la notion d’entrepreneuriat social. J’ai lu Comment changer le monde : Les entrepreneurs sociaux et le pouvoir des idées nouvelles de David Bornstein et j’ai commencé à me renseigner sur l’entrepreneuriat et sur la microfinance. Cette idée de pouvoir faire le bien tout en renforçant les capacités et en gagnant de l’argent m’a plu. J’ai réalisé qu’il s’agissait là d’une véritable autonomisation, qui soutenait la création de modèles dans différentes sociétés en donnant aux populations vulnérables les moyens de bâtir leurs propres solutions. Cela aurait ensuite un effet d’entraînement au sein de leurs communautés, sans que personne ne se sente redevable puisque le bénéfice financier serait partagé. 

Laura : C’est génial. Je sais que vous avez commencé votre carrière dans les fonds spéculatifs. Comment vous êtes-vous ensuite orientée vers l’investissement d’impact? 

Lise : J’ai adoré travailler dans le monde des fonds de couverture, mais je savais que je pouvais faire quelque chose de plus, sans pour autant savoir comment accéder au domaine du développement avec cette perspective d’autonomisation. Une amie m’a parlé de l’investissement d’impact, puis j’ai commencé à me joindre à un groupe de femmes du secteur bancaire à Montréal qui organisait régulièrement des événements pour en parler et réfléchir à la façon dont nous pourrions développer ce concept au Canada. 

J’ai décidé de m’engager dans la voie de l’investissement d’impact en m’intéressant aux marchés émergents. J’ai fait mon MBA à Shanghai avec trois objectifs en tête : apprendre le mandarin, créer un réseau solide et mieux comprendre la relation entre la Chine et l’Afrique. Tout ce que j’ai fait là-bas tournait autour de l’investissement d’impact, et j’en ai profité pour élaborer soigneusement mes prochaines actions. 

Au début, je me suis concentrée sur les marchés émergents dans une perspective de développement. L’objectif était de faire en sorte que d’énormes problèmes puissent être résolus en donnant aux gens les moyens de le faire, tout en générant des revenus aux fonds pour lesquels je travaillais à l’époque. 

Laura : Qu’avez-vous fait après votre passage à Shanghai? 

Lise : Je suis revenue en Amérique du Nord. Puis, lorsque je suis tombée enceinte de mon premier fils, j’ai décidé d’aller vivre au Ghana pour y travailler pendant mon congé de maternité. J’avais toujours voulu vivre sur le continent africain et je supposais, naïvement, que je m’ennuierais en restant à la maison avec un bébé. J’étais prête pour une nouvelle aventure et je voulais poursuivre mon travail de sensibilisation. Au Ghana, j’ai appuyé Ingénieurs sans frontières, Canada. Nous avons trouvé une communauté là-bas et ce fut une belle expérience. Nous avons ensuite passé trois ans en Côte d’Ivoire, sur la côte sud de l’Afrique de l’Ouest, où je gérais un fonds de technologies éducatives pour la Jacobs Foundation.

Laura : Et ensuite, vous avez créé Black Innovation Capital. Comment avez-vous eu cette idée?

Lise : Lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette aventure avec Isaac Olowolafe pour fonder Black Innovation Capital, cela me semblait similaire au travail que j’avais fait auparavant, bien qu’il s’agisse d’un marché complètement différent. Je travaillais auprès d’une population extrêmement talentueuse qui ne reçoit pas le financement qu’elle devrait, en vue de l’aider à créer de la richesse pouvant être réinvestie au sein de leur communauté. Pour nous, avec le Black Innovation Fund, il ne s’agit pas d’une communauté en opposition à une autre, mais plutôt d’une incitation à une plus grande participation de toutes les communautés au secteur du capital de risque. Il est question de diversité et d’inclusion, et de la contribution de chacun à un meilleur système. 

Le fait que BDC soit devenue notre investisseur principal a eu une contribution importante à la création du fonds. Nous avons apprécié l’expérience et le soutien que nous avons reçus, particulièrement au niveau de l’aide apportée aux nouveaux gestionnaires de fonds. Nous avons officiellement lancé le fonds le 7 juin de cette année et sommes actuellement en train de négocier nos premiers investissements. 

Laura : Quelle est la vision de Black Innovation Capital? Qu’est-ce qui le distingue des autres fonds de capital de risque?

Lise : Nos objectifs sont de contribuer à la création d’entreprises technologiques dirigées par des Noirs, d’offrir un rendement supérieur à nos investisseurs et d’accroître la diversité dans l’écosystème du capital de risque. Globalement, notre thème principal est donc la diversité. 

Toute entreprise dans laquelle nous investissons doit comprendre au moins 25 % d’actionnariat ou de cadres dirigeants noirs et être une entreprise technologique en phase de démarrage. Nous nous attendons à ce que les équipes viennent d’horizons divers, car même au sein des communautés noires, on observe généralement des origines et des perspectives riches et diversifiées. 

“Jusqu’à présent, nous avons constaté une résilience intrinsèque au sein des entreprises que nous examinons. Beaucoup d’entre elles ont eu de la difficulté à trouver des financements et ont dû faire preuve d’une grande créativité pour en arriver là où elles en sont aujourd’hui.”

Jusqu’à présent, nous avons constaté une résilience intrinsèque au sein des entreprises que nous examinons. Beaucoup d’entre elles ont eu de la difficulté à trouver des financements et ont dû faire preuve d’une grande créativité pour en arriver là où elles en sont aujourd’hui. Nous voyons également beaucoup de produits et de services inclusifs, qui résolvent les problèmes sous différents angles et perspectives. Et c’est exactement ce que nous recherchons : des entreprises en démarrage qui font les choses différemment, qui répondent à des besoins qui ne sont pas actuellement satisfaits et qui apportent de sérieuses améliorations à des concepts déjà existants. 

Laura : Alors, le Black Innovation Capital est-il un fonds d’investissement à impact? 

Lise : Pour moi, l’investissement d’impact consiste à faire le bien tout en ayant un retour sur investissement qui soit positif. Bien que Black Innovation Capital ne soit pas à proprement parler un fonds d’impact, il a néanmoins un impact qui me tient à cœur. Je comprends ce que c’est que d’avoir l’impression de devoir travailler plus dur que les autres, de ne pas être évalué selon les mêmes critères et de ne pas avoir le droit à l’erreur. En créant des outils qui aident à la création de richesse ou à l’autonomisation en général, je rêve d’un monde où nous n’aurons pas à avoir de telles conversations avec nos enfants et où la diversité deviendra la norme. Pour moi, c’est ça le véritable impact. 

Laura : Le financement par capital de risque convient-il à tout le monde? Qu’en est-il des autres options pour les entrepreneurs noirs, comme les prêts? 

Lise : C’est formidable de voir émerger davantage de soutien pour les entrepreneurs noirs, comme le Programme de démarrage pour entrepreneur.es noir.es ou le Fonds de prêts pour l’entrepreneuriat des communautés noires. Ces deux programmes offrent un financement et un mentorat, ce qui constitue une combinaison importante pour la croissance d’une entreprise. Le choix entre un programme de ce type, l’octroi de prêts, ou l’investissement en capital de risque dépend vraiment de l’entrepreneur et de son entreprise, car les deux sont assortis de conditions différentes et répondent à des besoins différents. 

Quand notre fonds investit dans une entreprise, nous devenons actionnaires et donc un partenaire d’affaires. Nous nous rendons disponible afin que l’entrepreneur puisse nous appeler  pour obtenir de l’aide lorsqu’elle ne sait pas quelle décision prendre. Nous restons présents sur le long terme car nous sommes des partenaires de croissance et nous assumons le risque avec l’entrepreneur. 

Il est important d’obtenir des conseils pour déterminer quel est le meilleur modèle de financement pour chacun. 

Laura : Nous savons que les entrepreneurs noirs ont de la difficulté à trouver des capitaux et des modèles inspirants. Quels sont, selon vous, les facteurs à l’origine de cette situation et comment envisagez-vous d’y remédier? 

Lise : Les raisons pour lesquelles les entreprises appartenant à des Noirs obtiennent disproportionnellement moins de capitaux sont nombreuses. Il est important de reconnaître que les préjugés inconscients existent dans tous les domaines, y compris dans celui de l’investissement. Les gens ont tendance à faire confiance à des personnes et à des concepts qu’ils connaissent bien, donc ne prennent pas toujours des décisions sur la base de leurs valeurs, de leur expérience ou d’une solide analyse de rentabilité. 

Nous avons également souvent vu des programmes de mentorat qui ne sont pas assortis d’un accès au capital. Or, le succès repose sur la combinaison de ces deux éléments. Nous nous efforçons de résoudre ce problème de mentorat excessif et de sous-investissement. 

“L’objectif est de changer la perspective des jeunes générations et de leur faire voir qu’il leur est possible de faire tout ce à quoi elles aspirent.”

On observe aussi parfois un manque de sensibilisation des entrepreneurs qui ne savent pas où ni comment trouver du soutient. Les communautés d’investissement sont cloisonnées et manquent souvent de diversité. Cela peut entraîner un manque de confiance chez certains entrepreneurs noirs. Même s’ils ont une bonne idée, ils ne croient pas nécessairement qu’elle intéressera d’autres personnes. 

Ainsi, le fait qu’Isaac et moi représentions un homme noir et une femme noire à la tête de cette initiative nous positionne comme un reflet de la population qu’on souhaite servir. L’objectif est de changer la perspective des jeunes générations et de leur faire voir qu’il leur est possible de faire tout ce à quoi elles aspirent. Nous investirons dans des entreprises qui finiront par connaître un franc succès et leurs dirigeants deviendront des modèles de réussite pour leurs communautés.

Laura : Quel conseil donneriez-vous aux femmes noires entrepreneures qui sont confrontées à des obstacles liés leur sexe et à leur race?

Lise : Mon conseil est tout simplement d’oser, de se concentrer sur son objectif et de connaître sa valeur. Beaucoup de femmes noires sont audacieuses, elles n’ont pas peur d’être plus fortes et d’aller là où elles ne devraient pas être. Donc c’est de garder cet esprit car nous n’avons rien à perdre. Je crois que nous devons apprendre à nos filles à s’instruire continuellement, à ne jamais avoir peur d’exprimer une opinion si elle est fondée sur la vérité, même si elle semble impopulaire, et à saisir les possibilités qui se présentent. Ce n’est pas parce que nous avons peu de modèles de réussite qui nous ressemblent dans un certain domaine que nous devons nous imposer des limites. Finalement, ne pas oublier de soutenir les autres tout au long du chemin! 

Laura : Dans cinq ans, qu’envisagez-vous pour le Black Innovation Fund?

Lise : J’aimerais voir beaucoup d’exemples de réussite, pour les entreprises dans lesquelles nous investissons, pour nous-mêmes et, surtout, pour le secteur du capital de risque en général. Nous nous efforçons également de modifier l’optique d’investissement en formant des professionnels noirs dans le domaine de l’investissement qui travailleront dans l’écosystème du capital de risque afin de renforcer la diversité au niveau de la prise de décision. Nous espérons que cette tendance devienne la norme, à la fois dans les entreprises qui recherchent des fonds d’investissement et dans celles qui réalisent ces investissements. Dans cinq ans, j’espère voir des fonds de plus grande taille pour les initiatives dirigées par des personnes issues de communautés diverses dans le domaine du capital-investissement et du capital de risque. J’espère que 15 à 20 ans plus tard, ces fonds n’existeront plus, parce qu’ils ne seront plus nécessaires et que la diversité fera partie du quotidien.

Meet the woman at the helm of the first institutionally backed, Black-led venture fund in Canada.

Lise Birikundavyi

As Vice President, Client Diversity at BDC, Laura Didyk is leading the bank’s efforts to understand and address the challenges faced by underrepresented and underserved entrepreneurs — whether they be racialized, identify as women, identify as members of the LGBTQIA2S+ community, be living with a disability, or exist within a combination of these identities. She’s sharing their journeys through conversations, and this month it’s with Lise Birikundavyi,  principal & fund manager for Black Innovation Capital.

 

In Canada, fewer than one in ten venture funds have a woman as a managing partner. Narrow that down to Black women and institutionally-backed funds, and there’s only one: Lise Birikundavyi. She is principal & fund manager for Black Innovation Capital, a $10 million VC fund that invests in Black-led tech start-ups, backed by BDC Capital, and launched in June 2021.  

Before taking the helm at Black Innovation Capital, Lise worked in finance internationally for a number of institutions. Raised in Montreal, her journey has taken her to Argentina, China, Ghana, Côte d’Ivoire, and back to Toronto (picking up French, English, Spanish, and a bit of Mandarin along the way). Through her education and career, she’s steered her work towards social entrepreneurship and impact investing. 

Lise is a firm believer in using the forces of capital markets as a basis for the more inclusive wealth creation and sustainable poverty alleviation. I caught up with Lise to discuss her impressive journey, culminating in the recent launch of Black Innovation Capital. 

 

Laura: You’ve focused a lot of your career on finance with a social purpose. How did you get started down this path? 

Lise: It started when I was 18 and went back to Burundi for the first time — I grew up in Montreal, but I was born there. It’s a country that’s had its share of issues; poverty, civil unrest, and access to education are some of the main ones. I didn’t know what I’d find when I arrived, but I was amazed by the beauty of the country and the intellect of the people. 

One thing that really struck me is that most people’s idea of success meant working at a large institution or at an international organization. There weren’t many locally owned businesses. When I talked with people about their entrepreneurship ideas, they would always say, “you should start one,” or “you should do it.” And I kept thinking, I don’t live here, why don’t you do it? I realized that an unintended consequence of humanitarian aid was that it was weakening the entrepreneurial spirit.

“I realized that this was real empowerment — supporting the creation of role models in different societies by giving them the means to build something on their own which would then have a ripple effect in their communities.”

A few years later in Argentina, I stumbled upon the idea of social entrepreneurship. I found the book How to Change the World: Social Entrepreneurs and the Power of New Ideas by David Bornstein and began learning about microfinance. I liked the idea of doing good while building capacity and making money. I realized that this was real empowerment — supporting the creation of role models in different societies by giving them the means to build something on their own which would then have a ripple effect in their communities, without anyone feeling indebted as the financial benefit would be shared. 

Laura: I love that. I know you started out working in hedge funds, though — how did you steer your career into impact investing? 

Lise: I loved working in the hedge fund world but I knew there was something more I could be doing, I just didn’t know how to enter the development space from an empowerment perspective. A good friend started talking to me about impact investing, and I began to meet with a group of women bankers in Montreal organising regular events to talk about what it was and exploring how we could develop it in Canada. 

I decided I would try to create my own pathway in impact investing with an outlook for emerging markets. I went on to do my MBA in Shanghai with three goals: to learn Mandarin, to create a strong network, and to understand the China-Africa relationship. Everything I did there was around impact investing, and I took the opportunity to carefully craft my next steps. 

At the beginning, my focus was emerging markets with a development outlook. The goal was to make sure huge problems could be solved by empowering people to solve them, while making money for the fund I was working for at the time. 

Laura: What came next for you after Shanghai? 

Lise: I came back to North America, but when I got pregnant with my first son, I decided we should go live and work in Ghana. I had always wanted to experience living on the African continent and I assumed, naïvely, that I would get bored staying home with a baby. I was up for another adventure and wanted to continue my impact work. In Ghana, I worked supporting Engineers Without Borders, Canada. We found a community there and it was a beautiful experience. We then spent three years in Côte d’Ivoire, a country located on the south coast of West Africa, where I was managing an edtech fund for the Jacobs Foundation.

Laura: And then your next step was Black Innovation Capital. How did that come about?

Lise: When I decided to start this adventure with Isaac Olowolafe to found Black Innovation Capital, it felt similar to the work I had done in Africa — despite it being a completely different market. The fund was about economic empowerment, working with a population that is not receiving the funding it should, and wanting to help them create wealth that can be reinvested in the community. For us, it’s not about one community versus another, it’s about the greater participation of all communities in the VC space. It’s about diversity and inclusion and everyone contributing to a better system. 

Having BDC come on as our anchor investor really helped to bring the fund together; we’ve loved the experience and the support we’ve received in everything from working out the funding model to facilitating first time fund managers. We launched officially June 7 of this year, and are currently in negotiations for our first investments. 

Laura: What’s the vision for Black Innovation Capital? What sets it apart from other VC funds?

Lise: Our hope is to help build successful Black-led tech businesses, deliver returns to our investors, and increase the diversity in the venture capital ecosystem. So overall, our main theme is diversity. 

Any business we invest in must be Black-led — that’s at least 25% of ownership or executive management — and an early-stage tech company. We expect the teams will come from various backgrounds, because within Black communities you tend to see many different backgrounds and perspectives. 

“So far, what we’re finding among the companies we’re looking at is this embedded resilience. Many have had a hard time finding financing and have had to be really creative to get to where they are at now.”

So far, what we’re finding among the companies we’re looking at is this embedded resilience. Many have had a hard time finding financing and have had to be really creative to get to where they are at now. We are also seeing a lot of inclusive products and services, solving problems from different angles and perspectives. And that’s exactly what we’re looking for: start-ups that are doing things differently, addressing needs that aren’t currently being met, and bringing about serious improvements to concepts that already exist. 

Laura: So, is Black Innovation Capital an impact fund? 

Lise:  To me, impact investing is doing good while doing well — making money while creating a positive change in society. While Black Innovation Capital isn’t technically an impact fund, it does have an impact that’s very close to my heart. I understand what it is to feel like you have to work harder than the rest, that you’re not measured against the same standards and making a mistake is not an option. In creating tools that are helping with wealth creation or empowerment in general, I dream of a world where we don’t have to have these conversations with our children. Where diversity becomes the norm. To me, that’s the real impact. 

Laura: Is VC funding right for everyone? What about other options for Black entrepreneurs, like loans? 

Lise: It’s great to see more support emerging for Black entrepreneurs, such as the Black Entrepreneurship Startup Program or Black Entrepreneur Loan Fund. Both offer funding and mentorship which is an important combination for growing your business. Choosing between a program like these, extending loans, or VC investment really depends on you and your business — because both come with different terms and serve different needs. 

One of the biggest differences between venture capital and a loan is the loan is paid back on set terms. With venture capital, we mainly use equity, which means that we invest in your company and our return on investment generally depends on how well your company does, so the kind of partnership you have with a VC fund can often be a bit more hands-on. We’d expect you to call us for support when you don’t know what decision to make. We’re there for the long run, we’re partners in growth, and we really take the risk along with you. 

In any instance, what is most important is to get advice to determine what is the best financing model for you and your business. 

Laura: We know that Black entrepreneurs struggle to secure capital and find role models. What do you see as some of the issues causing this, and how do you hope to address them? 

Lise: There are many reasons Black-owned businesses aren’t getting capital. It’s important to recognize that unconscious bias exists everywhere, including in investing. People typically invest in individuals and concepts they are familiar with, not always based on their values, experience or a sound business case. 

What we often see are mentorship programs that don’t come with access to capital. To be successful, you need both. We’re trying to solve this issue of over-mentoring and under-investing. 

“From a role model perspective, it’s really nice that Isaac and I represent a Black man and a Black woman leading this initiative. The goal is to change the perspective for younger generations and make them see that it is possible for them to do whatever they decide to do.”

On the part of the entrepreneurs, there is also sometimes a lack of awareness — they don’t know where to go for help. The investment communities are siloed and often lack diversity. That can lead to a lack of confidence for some Black entrepreneurs. Even if they have a good idea, they don’t necessarily believe others will be interested in it. 

From a role model perspective, it’s really nice that Isaac and I represent a Black man and a Black woman leading this initiative. The goal is to change the perspective for younger generations and make them see that it is possible for them to do whatever they decide to do. We will be investing in companies that will eventually create massive success stories, and those leaders will become models of success as well.

Laura: What’s your advice for Black women entrepreneurs, who face barriers both because of their gender and their race?

Lise: My advice is simply to be daring, laser-focused, and know your value. A lot of Black women are actually fearless, not afraid to be louder and go where they should not be. Many feel they have nothing to lose. I want us to teach our daughters to educate themselves, to never be afraid to express an opinion if rooted in truth, even when it seems unpopular, and to seize opportunities when they present themselves. Just because we haven’t seen many others who look like us be successful in a certain field, it doesn’t mean we should put limits on ourselves. And, be sure to support others along the way! 

Laura: In five years from now, what do you envision for the Black Innovation Fund?

Lise: I’d like to see a lot of success stories, for the companies we invest in, for ourselves, and as importantly for the VC space in general. We’re also working to shift the investing lens by training Black investment managers who will be placed in the VC ecosystem to help create more diversity at the decision making level. We hope for that to be the norm — more diversity not only in the companies seeking investment dollars but in those making the investments. In five years, my hope is to see larger size funds for Black-led or BIPOC-led initiatives in the private equity and venture capital space. In 15-20 years, I hope they no longer exist because they won’t be needed anymore — that diversity will be business as usual.

Rencontrez la nouvelle équipe de BDC qui rend le financement plus équitable.

Les entrepreneurs sont parmi les plus forts agents de changement dans nos communautés, et comptent également parmi les plus inspirants. Grâce à leur cran, leur ténacité, leur passion et leurs compétences, ils créent une entreprise à partir d’une vision.

Je suis fière d’avoir passé les 26 dernières années de ma carrière à travailler avec des entrepreneurs à BDC. Depuis plus de 75 ans, BDC reste une institution financière dédiée aux entrepreneurs exploitant des petites et moyennes entreprises. Nous ne nous contentons pas de fournir du financement, des conseils, des outils et des ressources, nous établissons également des relations significatives avec nos clients afin de leur offrir un service à valeur ajoutée. 

Au cours de toutes ces années, j’ai pu moi-même constater que le parcours d’un entrepreneur est jalonné de réussites, d’obstacles et de quelques revirements. J’ai également appris que l’accès au financement, aux conseils commerciaux et à un réseau de soutien peut être particulièrement difficile à trouver pour les entrepreneurs mal desservis. 

« Notre engagement est d’écouter et d’apprendre, en travaillant avec nos équipes internes et nos partenaires externes pour comprendre ces défis uniques en se fondant sur la recherche, des conversations et des données. »

Que signifie le terme « entrepreneur mal desservi »? Ces entrepreneurs sont souvent membres de communautés marginalisées; ils peuvent être racialisés, s’identifier en tant que femmes ou en tant que membres de la communauté LGBTQIA2S+, vivre avec un handicap, ou exister dans une combinaison de ces identités. Souvent, ces entrepreneurs sont confrontés à davantage d’obstacles au départ lorsqu’il s’agit de créer ou de développer une entreprise, et ces défis ont été exacerbés par la pandémie. 

Conscients de ces défis, nous avons travaillé à l’élaboration d’une approche inclusive et efficace de la diversité des clients. Notre engagement est d’écouter et d’apprendre, en travaillant avec nos équipes internes et nos partenaires externes pour comprendre ces défis uniques en se fondant sur la recherche, des conversations et des données. Ensuite, nous développerons des solutions produisant des résultats tangibles et mesurables. 

Toute la banque est engagée dans la mise en œuvre de cette stratégie. Ses cinq directeurs régionaux m’aident à mener la charge, chacun se concentrant sur un segment de clientèle précis. Ces cinq personnes ont des idées, des connaissances et des expériences diverses à transmettre, ainsi qu’une passion pour aider les entrepreneurs à atteindre leur plein potentiel et à prospérer dans tous les aspects de leurs activités. 

Je vous présente Monica, Brooke, Chelsea, David et Nancy qui forment l’équipe d’experts en diversité de la clientèle avec laquelle j’ai le plaisir de travailler pour rendre le financement des entrepreneurs canadiens plus équitable.

« Tous les entrepreneurs méritent l’espace et le temps nécessaires pour partager leurs succès et leurs difficultés, en particulier ceux qui sont mal desservis. »

Monica James

Monica James

Directrice Régionale, Clients- Diversité, Winnipeg, Manitoba

La diversité et l’inclusion font partie intégrante de tout ce que je fais à BDC. Depuis que j’ai rejoint la banque, en 2003, je me suis profondément investie dans le soutien et l’orientation des entrepreneurs autochtones, dans l’atteinte de leurs objectifs et dans la célébration de leurs réalisations. Officiellement, je dirige la stratégie nationale de la Banque qui répond aux besoins des entrepreneurs autochtones, afin qu’ils puissent surmonter les obstacles, se développer et prospérer. Je suis également la responsable autochtone de la stratégie interne de BDC pour honorer l’appel à l’action 92 de la Commission de vérité et de réconciliation. 

En tant que fière femme crie de la Nation des Cris de Peter Ballantyne et ayant été élevée dans le nord du Manitoba, mes efforts s’inspirent de mon expérience personnelle. Je comprends les défis uniques auxquels sont confrontés de nombreux entrepreneurs autochtones des régions rurales et éloignées. Je sais également ce qu’il faut pour que les règles du jeu soient responsables et équitables dans le domaine de l’entrepreneuriat et de la finance, et je suis déterminé à faire en sorte que tous les entrepreneurs aient accès aux outils et aux ressources dont ils ont besoin pour réussir en affaires. 

Tous les entrepreneurs méritent l’espace et le temps nécessaires pour partager leurs succès et leurs difficultés, en particulier ceux qui sont mal desservis. J’ai appris que la meilleure façon d’avoir une influence est de croire en leur capacité à réussir, de les aider à développer leur activité, de les soutenir en achetant leurs produits et services, et de créer de la visibilité en promouvant leurs marques auprès des autres.

« Moi-même chef d’entreprise, je comprends le stress qui peut résulter du lancement et de la croissance d’une entreprise. »

Brooke Gordon

Brooke Gordon

Directrice Régionale, Clients- Diversité, Waterdown, Ontario

Je suis passionnée par le soutien aux femmes propriétaires d’entreprises tout au long de leur parcours professionnel, et j’ai rejoint BDC en 2017 avec cet objectif précis. Je combine également près de deux décennies d’expérience dans le soutien aux organisations en matière de planification stratégique et de réalisation de changements. 

Moi-même chef d’entreprise, je comprends le stress qui peut résulter du lancement et de la croissance d’une entreprise. Après avoir souffert du syndrome du côlon irritable (SCI) pendant des années, j’ai eu envie de devenir coach de santé certifiée et d’animer un balado sur ce que signifie vivre en santé. Mon parcours professionnel personnel a influencé mon travail à BDC, non seulement par l’expérience vécue dont je peux m’inspirer, mais aussi du point de vue du bien-être. Les recherches montrent régulièrement que les femmes, entrepreneurs immigrantes, et de minorités visibles ont plus de problèmes de santé mentale et de bien-être, et 51 % des entrepreneurs souhaitent un meilleur équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée

Si vous êtes entrepreneur et que vous vous sentez stressé, j’ai deux conseils à vous donner. Premier conseil : bougez! Des formes d’exercice plus douces, comme la marche, peuvent vous aider à rassembler vos idées et à faire le plein d’énergie, en plus de faciliter la digestion. Deuxième conseil, réservez du temps à la fin de chaque semaine pour passer en revue vos revenus et vos dépenses de la semaine, et prévoyez ce qui se passera dans 13 semaines. C’est un moyen tangible de développer votre intuition avec les chiffres (pour tous ceux qui doutent de leur acuité financière, sachez que vous pouvez acquérir une compétence en la mettant en pratique). Si l’on considère que la trésorerie est la source de stress la plus souvent mentionnée par les propriétaires d’entreprise, c’est un excellent moyen de favoriser la tranquillité d’esprit. 

« J’ai été à la fois la personne la plus jeune et la seule personne noire dans de nombreux rôles, et je comprends les difficultés et les défis que représente le fait de se retrouver dans des espaces majoritairement blancs. »

Chelsea Prescod

Chelsea Prescod

Directrice Régionale, Clients- Diversité,
Toronto, Ontario

L’autonomisation et la mobilisation des jeunes, des femmes et des entrepreneurs issus de la diversité est la passion qui m’habite. Je crois en l’entrepreneuriat équitable et j’ai choisi cette voie pour pouvoir aider le plus grand nombre possible d’entrepreneurs, en particulier ceux issus de communautés mal desservies, à créer une richesse générationnelle et à faire tomber les barrières systémiques. J’ai un parcours professionnel et entrepreneurial éclectique, et je possède seize ans de leadership dans l’engagement civique. 

En tant que femme d’origine afro-caribéenne, fille d’un chef d’entreprise et d’un entrepreneur en série, j’ai vu et vécu ce que c’est que de diriger une entreprise en tant que personne de couleur. J’ai été à la fois la personne la plus jeune et la seule personne noire dans de nombreux rôles, et je comprends les difficultés et les défis que représente le fait de se retrouver dans des espaces majoritairement blancs. Je sais ce que l’on ressent quand on ne s’intègre pas et que l’on doit « changer de code » pour s’en sortir. En outre, je comprends que l’accès au financement et aux réseaux constitue un obstacle important pour de nombreux entrepreneurs noirs, ainsi que pour d’autres communautés marginalisées par le système. Dans mon rôle, je veux aider ces propriétaires d’entreprise à naviguer dans l’écosystème complexe de l’entrepreneuriat, en veillant à ce qu’ils soient conscients des ressources à leur disposition, de la manière d’obtenir le financement et des nouvelles possibilités qu’offre le marché pour les aider à développer leur entreprise. Il est temps que tout le monde s’assoie à la table.

Ce qui me motive chaque jour, c’est de construire un avenir meilleur et équitable pour mes jumeaux, Justice et Freedom. Je veux qu’ils vivent dans un monde où ils sont jugés sur le contenu de leur caractère et non sur leurs origines. Je veux que leur avenir soit sans limites. Je suis fière de faire partie d’une organisation qui me permet d’être un agent du changement et d’égaliser les chances pour un si grand nombre de personnes. 

« Grâce à cette représentation, j’ai été plus à même de croire qu’en tant que minorité visible, je peux occuper une position d’influence. En étant visible, j’espère montrer à tous les entrepreneurs issus de la diversité qu’ils sont compris et qu’ils sont soutenus. »

Daniel Kim

David Kim

Directeur Régionale, Clients- Diversité,
North Vancouver, BC

L’esprit d’entreprise, c’est une histoire de famille. J’ai moi-même été entrepreneur, et mon épouse et sa mère, deux femmes influentes dans ma vie, sont toutes deux propriétaires d’entreprises. Bien qu’elles aient bénéficié du soutien généreux de leurs clients respectifs, elles ont malheureusement été confrontées, en tant que femmes d’origine asiatique, à la discrimination en tant que minorité visible. 

Dans le cas de ma belle-mère, il s’agissait de l’histoire typique d’une immigrante, avec les obstacles supplémentaires d’une nouvelle langue, le manque de fonds et de connaissances financières, sans compter l’absence de réseau et une compréhension limitée de l’écosystème commercial. De plus, elle avait une famille à faire vivre. Obligée de compter sur sa jeune fille pour interagir avec les institutions, elle évitait souvent de chercher du soutien, car personne ne la comprenait vraiment. Elle rappelait fréquemment à ses enfants l’importance de travailler dur et de persévérer. Le fait de voir quelqu’un en position d’autorité et de leadership qui lui ressemble l’aurait rassurée et lui aurait donné confiance pour développer son entreprise. 

Pourquoi est-ce que je crois que cela aurait pu aider à soulager l’anxiété et le stress de ma belle-mère, qui luttait pour développer son entreprise? Au début de ma carrière bancaire, j’ai fait l’expérience du pouvoir des modèles visibles. J’ai passé un entretien d’embauche avec quelqu’un qui me ressemblait et, bien que je ne l’aie pas consciemment réalisé au début, cela m’a donné confiance et inspiré. Grâce à cette représentation, j’ai été plus à même de croire qu’en tant que minorité visible, je peux occuper une position d’influence. En étant visible, j’espère montrer à tous les entrepreneurs issus de la diversité qu’ils sont compris et qu’ils sont soutenus.

« L’attention portée aux femmes a toujours fait partie intégrante des postes que j’ai occupés à la Banque, et je suis même allée jusqu’à accompagner des femmes entrepreneurs à plusieurs missions commerciales internationales. »

Nancy Goudreau

Nancy Goudreau

Directrice Régionale, Clients- Diversité,
Montréal, Québec

Lorsque je me suis jointe à BDC, il y a 10 ans, après avoir travaillé pendant plus de 15 ans dans le domaine du développement des marchés et du capital de risque, le mandat de l’organisation m’a interpellée, et j’étais ravie de pouvoir utiliser mon expérience et mon réseau pour accélérer le développement des entrepreneurs canadiens. Au cours des premiers mois, j’ai réalisé que les femmes entrepreneurs n’étaient pas à l’aise avec le financement et que la plupart d’entre elles ne savaient pas à quel point BDC était accessible. J’ai eu la chance de croiser la route de la présidente du Réseau des femmes d’affaires du Québec (RFAQ), qui mettait sur pied une merveilleuse initiative visant à développer les entreprises appartenant à des femmes en leur offrant la possibilité de travailler avec de grandes organisations.

À partir de ce moment-là, j’ai eu la piqure et j’ai amorcé mon plus brillant parcours vers l’inclusion, en mettant l’accent sur l’accessibilité pour les femmes. Je suis rapidement devenue présidente d’une grande initiative du RFAQ appelée Développement économique féminin (DEF), qui aide plus d’une douzaine de chefs d’entreprise influents, hommes et femmes, à accélérer et à accroître leur influence dans notre communauté d’affaires. Cette initiative m’a permis de nouer des liens incroyables avec les femmes chefs d’entreprise que j’ai rencontrées, et leurs histoires de réussite sont devenues mes points forts quotidiens, m’inspirant la certitude que je faisais une différence.

Depuis, je suis restée très active en participant à l’élaboration de la stratégie de BDC pour les femmes en entrepreneuriat, qui était déjà bien avancée avant même qu’elle ne devienne officiellement une priorité nationale. L’attention portée aux femmes a toujours fait partie intégrante des postes que j’ai occupés à la Banque, et je suis même allée jusqu’à accompagner des femmes entrepreneurs à plusieurs missions commerciales internationales pour m’assurer qu’elles se sentaient soutenues et habilitées à saisir toutes les occasions qui se présentaient à elles. Maintenant que mon influence s’est étendue à d’autres groupes sous-représentés, je suis très enthousiaste à l’idée de pouvoir reproduire et appliquer cette approche stimulante pour aider leurs entreprises à prospérer et à se développer.

Meet the new team at BDC making financing more equitable.

Entrepreneurs are some of the strongest agents for change in our communities, and some of the most inspirational as well. They use their grit, tenacity, passion, and skills to build a business out of a vision.

I’m proud to have spent the last 26 years of my career working with entrepreneurs at BDC — which for over 75 years has remained a dedicated financial institution for entrepreneurs operating small to medium-sized businesses. We not only provide financing, advice, tools and resources, we also build meaningful relationships with our clients to provide value-added service. 

Over all those years, I’ve seen firsthand how the entrepreneurial journey can be filled with successes, hurdles, and a few pivots. I’ve also learned that access to financing, business guidance, and a supportive network can be particularly challenging for underserved entrepreneurs to find. 

What does it mean to be an ‘underserved’ entrepreneur? They are often members of marginalized communities; they may be racialized, identify as women, identify as members of the LGBTQIA2S+ community, be living with a disability, or exist within a combination of these identities. Often, these entrepreneurs face more barriers to entry when it comes to starting or growing a business — and these challenges have been exacerbated through the pandemic. 

“Our commitment is to listen and learn, working with our internal teams and external partners to understand these unique challenges through research, conversations, and data.”

Acutely aware of these challenges, at BDC we have been working to develop an inclusive and impactful approach to Client Diversity. Our commitment is to listen and learn, working with our internal teams and external partners to understand these unique challenges through research, conversations, and data. Then, we will develop solutions with tangible, measurable outcomes. 

The whole bank is engaged with delivering this strategy, with five regional managers, each with a specific client segment focus, helping me lead the charge. These five individuals have diverse insights, knowledge, and experiences to share, plus a passion for helping entrepreneurs reach their full potential and thrive in every aspect of their business. 

Below, meet Brooke, Nancy, Monica, David, and Chelsea — the team of client diversity experts I have the pleasure of working with to make funding for Canadian entrepreneurs more equitable.

"All entrepreneurs deserve the space and time to share their successes and struggles — especially those that are underserved."

Monica James

Monica James

Regional Manager, Client Diversity, Winnipeg, Manitoba

Diversity and inclusion are weaved into everything that I do at BDC. Since joining the bank in 2003, I have been deeply invested in providing support and guidance to Indigenous entrepreneurs, championing their goals, and celebrating their accomplishments. Officially, I lead the Bank’s national strategy addressing the needs of Indigenous entrepreneurs, so they can overcome barriers, grow, and thrive. I’m also the Indigenous Lead for BDC’s internal strategy to honour the Truth and Reconciliation Call to Action #92

As a proud Cree woman from the Peter Ballantyne Cree Nation and having been raised in northern Manitoba, my efforts are informed by my own personal experience. I understand the unique challenges many rural and remote Indigenous entrepreneurs face. I also know what is required for an accountable and equitable playing field in the realm of entrepreneurship and finance, and I’m driven to ensure that all entrepreneurs have access to the tools and resources they need to be successful in business. 

All entrepreneurs deserve the space and time to share their successes and struggles — especially those that are underserved. I’ve learned that the biggest ways I can have an impact are believing in their ability to succeed, helping to nurture their business, supporting them by purchasing their products and services, and creating visibility by promoting their brands to others.

"I’m also an entrepreneur myself, so I understand the stress that can come from starting and growing a business."

Brooke Gordon

Brooke Gordon

Regional Manager, Client Diversity, Waterdown, Ontario

I am passionate about supporting women business owners through their entire business journey, and I joined BDC in 2017 with that specific goal — plus nearly two decades of experience supporting organizations in strategic planning and effecting change. 

I’m also an entrepreneur myself, so I understand the stress that can come from starting and growing a business. After suffering from irritable bowel syndrome (IBS) for years, I was inspired to become a certified health coach and host a podcast about what it means to live a healthy life. My personal business journey has informed my work at BDC not only through the lived experience I can draw from, but also from the perspective of wellbeing — research consistently shows that women, entrepreneurs of immigrant origin, and visible minorities have more mental health and well-being challenges, and 51% of entrepreneurs want a better work life balance.  

For any entrepreneur feeling stressed, I have two tips I can share with you. Number one: get moving! Gentler forms of exercise, like walking, can help focus your thoughts, ease digestion, and replenish your energy. Number two: set aside time at the end of each week to review your income and expenses for that week, and forecast what you expect to happen 13-weeks from now. It is a tangible way to build your intuition with the numbers (for anyone doubting their financial acumen, know you can learn a skill by putting it into practice), and considering cash flow is the most often mentioned source of stress from business owners, it’s a great way to create peace of mind. 

"I have been both the youngest person and the only Black person in many roles, and I understand the difficulties and challenges navigating oneself in predominantly white spaces."

Chelsea Prescod

Chelsea Prescod

Regional Manager, Client Diversity,
Toronto, Ontario

Empowering and mobilizing youth, women, and diverse entrepreneurs is the work that I live and breathe. I believe in equitable entrepreneurship and chose this path so I could help as many entrepreneurs as I can, particularly those from underserved communities, to build generational wealth and break down systemic barriers. I have an eclectic professional and entrepreneurial background, as well as sixteen years worth of leadership in civic engagement.  

As a woman of Afro-Caribbean descent who is the product of a business leader and a serial entrepreneur, I have seen and experienced what it is like to run a business as a person of colour. I have been both the youngest person and the only Black person in many roles, and I understand the difficulties and challenges navigating oneself in predominantly white spaces. I know what it feels like to not fit in and have to ‘code switch’ to get by. Moreover, I understand that access to financing and networks are significant barriers for many Black entrepreneurs, as well as other systemically marginalized communities. In my role, I want to help these business owners navigate the complex entrepreneurial ecosystem, ensuring they’re aware of the resources available to them and how to get the financing and new market opportunities they need to scale their business. It is time that everyone gets a seat at the table.

What drives me daily is building a better and equitable future for my twins, Justice and Freedom. I want them to live in a world where they are judged by the content of their character and not their background. I want their future to be limitless. I am proud to be part of an organization where I can be an agent of change and level the playing field for so many.

"With their representation, I was more able to believe that as a visible minority, I can be in a position of influence. By being visible, I hope to show all diverse entrepreneurs that they are understood — and they are supported."

Daniel Kim

David Kim

Regional Manager, Client Diversity,
North Vancouver, BC

Entrepreneurship runs in my family. I’ve been an entrepreneur myself, and my spouse and her mother two influential women in my life — are both business owners. They have experienced the generous support of their respective customers and unfortunately, as women of Asian descent, faced discrimination as a visible minority. 

In my mother-in-law’s situation, it was the typical immigrant story — with the added barriers of a new language, little funds and a lack of financial literacy, plus no network and a limited understanding of the business ecosystem. And she had a family to support. Having to rely on her young daughter to interact with institutions, she often avoided seeking support, as there was no one who fully understood her. Instead, she frequently reminded her children of the importance of working hard and persevering. Seeing someone in a position of authority and leadership that looked like her would have given her comfort and confidence when growing her business. 

Why do I believe that could have helped with my mother-in-law’s anxiety and stress as she struggled to grow her business? Early in my banking career, I experienced the power of visible role models. I interviewed for a role with someone who looked like me, and though I didn’t consciously realize it at first, that sparked a sense of confidence and provided inspiration. With their representation, I was more able to believe that as a visible minority, I can be in a position of influence. By being visible, I hope to show all diverse entrepreneurs that they are understood — and they are supported.

"Focusing on women has always been an integral part of the positions I’ve held at the Bank — I’ve gone as far as accompanying women entrepreneurs on several International Trade Missions."

Nancy Goudreau

Nancy Goudreau

Regional Manager, Client Diversity,
Montreal, Quebec

When I joined BDC 10 years ago — after more than 15 years working in the market development and venture capital space — the mandate of the organization called to me, and I was thrilled to be able to use my experience and network to accelerate the development of Canadian Entrepreneurs. In the first few months, I realized that women entrepreneurs weren’t comfortable with financing, and most didn’t know how approachable BDC was. I was fortunate to cross paths with the President of the Reseau des Femmes d’Affaires du Quebec (RFAQ), who was building a wonderful initiative aimed at scaling women-owned businesses by providing them with opportunities to work with large organizations.

From then on I was hooked, and began my best and brightest journey into inclusion, with a focus on opening doors for women. I quickly became president of a great initiative at RFAQ called Développement Économique au Féminin (DEF), helping more than a dozen influential business leaders — both men and women — to accelerate and grow their impact in our business community. It led me to form incredible bonds with the women entrepreneurs I met, and their success stories have become my daily highlights, inspiring me with the knowledge that I was making a difference.

Ever since, I stayed highly involved by helping develop BDC’s Women Entrepreneur Strategy, which was going strong even before it was officially made a national priority. Focusing on women has always been an integral part of the positions I’ve held at the Bank — I’ve gone as far as accompanying women entrepreneurs on several International Trade Missions, to ensure they felt supported and empowered to take on any opportunities coming their way. Now, to see my influence grow to include other underrepresented groups, I’m beyond excited to be able to replicate and apply this nurturing approach to help their business thrive and grow.

Laura Didyk explique comment les femmes entrepreneurs peuvent réussir dans l’adversité.

Laura Didyk BDC VP

Nous sommes à la mi-novembre et cela fait maintenant huit mois que la pandémie de COVID-19 bouleverse notre quotidien. Comme certaines d’entre vous, je suis toujours en télétravail et je m’emploie à trouver de nouvelles façons d’entretenir les liens avec des femmes entrepreneurs partout au pays.

Si la crise de la COVID-19 nous a toutes mises à rude épreuve, je crois qu’elle nous a aussi amenées à donner le meilleur de nous-mêmes. Le plus inspirant pour moi est de voir la persévérance et la résilience dont les femmes entrepreneurs font preuve. L’avenir de nombreux secteurs n’a jamais paru aussi incertain, et pourtant ces leaders audacieuses ne cessent de chercher de nouvelles perspectives pour leur entreprise, leurs clients et leurs employés, et de se préparer pour l’avenir. 

Comment est-ce possible? L’histoire nous a appris qu’une mauvaise économie crée parfois des occasions et, pour citer Winston Churchill, « il ne faut jamais gaspiller une bonne crise ». En fait, certaines des entreprises les plus emblématiques du monde sont issues d’une tourmente économique et de la nécessité de faire les choses autrement. Les entreprises Disney et HP ont été lancées pendant la Grande Dépression, et la récession de 2008-2009 a été le terreau fertile de la révolution numérique qui nous a donné Uber, Airbnb et Square, des entreprises désormais incontournables dans la plupart de nos vies. 

Un peu plus tôt cette année, j’ai lancé cette chronique dans le but de présenter des entretiens édifiants avec des femmes entrepreneurs qui non seulement traversent cette crise, mais trouvent le moyen de prospérer. Mon objectif? En inspirer d’autres à suivre leur exemple. Dans un monde trouble, la seule certitude que j’ai est que rien ne peut empêcher ces femmes de réaliser leurs rêves, pas même une pandémie mondiale! 

Dans le cadre de cette série, je me suis entretenue avec des propriétaires d’entreprise pour apprendre tout ce que je pouvais sur les outils nécessaires à la survie d’une entreprise, la manière d’aider ses employés en temps de crise, et les moyens d’atteindre les consommateurs et de maximiser les perspectives de ventes, entre autres choses. Dans le dernier billet de cette série, je vous présente trois conseils qui m’ont marquée et qui, selon moi, aideront chaque propriétaire d’entreprise, tous secteurs, tailles ou stades de développement confondus. 

Le pouvoir de la pensée positive

Les femmes tendent à être plus exigeantes envers elles-mêmes. Nous nous poussons à en faire plus, à nous améliorer et à ne rien laisser tomber. Cette incessante quête de l’excellence peut être accablante et miner la confiance en soi. Mais comme l’ont démontré ces femmes entrepreneurs, le doute se surmonte en persévérant, en s’acharnant et en suivant son instinct, même si c’est difficile. Pour citer Evelyne Nyairo, fondatrice de la gamme de produits de soins corporels socialement responsables Ellie Bianca, il faut garder le cap. « Avez-vous des craintes? Oui. Avez-vous des doutes? Oui. Mais foncez quand même. »

Plus les temps sont durs, plus il faut être inventive.

Pendant une pandémie mondiale, aucune recette n’étant infaillible, il faut trouver des façons créatives de s’adapter à des circonstances qui évoluent. Bobbie Racette, fondatrice de l’entreprise technologique Virtual Gurus, constatait que les propriétaires d’entreprises en démarrage et de petites entreprises en arrachaient pendant cette crise. Elle leur a donc offert une aide administrative gratuite ou à prix réduit. Ce coup de pouce semble avoir porté ses fruits, car beaucoup de ces propriétaires sont devenus des clients payants, faisant augmenter son chiffre d’affaires de 66 %. Andrea Mulligan, copropriétaire de Sleeping Giant Brewing Company, a vu ses employés se démener pour trouver une garderie afin de pouvoir revenir au travail. Voyant une occasion de leur prêter main-forte, elle a ouvert une garderie dans une partie de sa brasserie auparavant utilisée pour des événements. Elle l’a depuis rendue accessible à d’autres membres de la collectivité.   

Ne laissez pas une crise saboter la culture de votre entreprise.

Rester fidèle aux valeurs fondamentales de votre entreprise est crucial en temps de crise. Pour Maude Rondeau de Luminaire Authentik, il est important de continuer à concevoir et à fabriquer tous ses produits au Québec. De ses modestes débuts dans son garage à un atelier de production et d’entreposage de 5 000 mètres carrés (53 000 pieds carrés), elle vend désormais ses produits partout en Amérique du Nord. Demeurant fidèle à ses valeurs, elle continue de fabriquer ses produits au Québec. Pour Evelyne Nyairo, l’important c’est d’être un exemple pour sa fille et les amies de celle-ci. Pour reprendre ses propres paroles, « si elles ne voient pas nos réalisations, si elles ne nous voient pas exceller, elles continueront à tourner en rond. Rien ne me rend plus heureuse que de voir une autre femme réussir. Je veux simplement voir autant de femmes que possible créer de grandes entreprises. »

L’année a certes été difficile pour les entreprises – grandes et petites – mais, malgré les sombres perspectives, il existe de nombreux exemples inspirants de femmes entrepreneurs qui prospèrent au sein de leurs entreprises et des collectivités qu’elles servent. À BDC, nous sommes là pour fournir les outils, les conseils, les capitaux ou le soutien nécessaires non seulement pour que les entreprises survivent, mais aussi pour qu’elles soient florissantes. 

En 2018, la Banque s’est fixé l’ambitieux objectif de fournir 1,4 milliard de dollars à des femmes entrepreneurs pour qu’elles puissent lancer et développer leur entreprise. Aujourd’hui, je suis fière de dire que nous avons atteint cet objectif plus tôt que prévu et que nous continuons à investir dans les femmes parce qu’elles sont essentielles à la réussite économique du Canada et parce que nous voyons un grand potentiel dans leur capacité à développer leur entreprise et à la hisser au niveau supérieur. À toutes celles d’entre vous qui vivent de l’anxiété ou du désespoir en ces temps difficiles, je tiens à dire que nous voyons ce que vous faites et ce qui vous attend, et que nous sommes prêts à vous aider à réussir. Et nous ne sommes pas les seuls. 

Sachez que votre bond ou votre pas hésitant en avant pourrait avoir un effet d’entraînement. Comme l’a dit Evelyne Nyairo, « Lancez-vous en premier, et vous pourriez bien en inspirer d’autres à en faire autant ».

Laura Didyk on how women entrepreneurs can thrive in the face of adversity.

Laura Didyk BDC VP

It’s mid-November — eight months since the COVID-19 pandemic upended everyday life — and, like some of you, I’m still working from home, trying to find new ways to stay connected with women business owners across the country.

While COVID-19 has tested all of us, I believe it also brought out the best in us. What I’ve found most inspiring, is the steadfast persistence and resilience of women entrepreneurs. The future for many industries has never seemed so uncertain, yet these bold leaders remain focused on creating new opportunities for their companies, clients and employees, as they plan for the future. 

How is this possible? If history has taught us anything it’s that a bad economy sometimes creates opportunity (it was Winston Churchill who said “never let a good crisis go to waste”). In fact, some of the world’s most iconic companies were born out of tough economic times and the need to think differently. Disney and HP launched during the Great Depression and it was the Great Recession in 2008/2009 that ushered in the digital revolution and introduced us to Uber, Airbnb, and Square, companies that are now staples in most of our lives. 

Earlier this year, I began this column to share uplifting interviews with women entrepreneurs who are not only surviving this crisis, but also thriving through it. My aim? To inspire others to follow their lead. In a world of uncertainty, the one certainty I found is nothing can stop these women from chasing their dreams, not even a global pandemic. 

During this series, I spoke with business owners to unpack everything from the tools needed for businesses to survive and how to support your employees during a crisis, to finding new ways to reach consumers and fill the sales funnel. For my final post of this series, I’m sharing three pieces of advice that stuck with me and that I believe will help every business owner regardless of the industry, size or stage of your business: 

The power of positive thinking.

Women tend to be harder on themselves than anyone else. We push ourselves to do more and try harder, while keeping every ball in the air. This relentless pursuit of greatness can be overwhelming, opening the doors for self-doubt to creep in. But as these entrepreneurs showed us, doubt can be overcome with persistence and hard work, and trusting your gut no matter how difficult. As Evelyne Nyairo, the founder of the socially conscious Ellie Bianca skincare line said, the plan has to continue. “Are you going to be scared? Yes. Are you going to doubt? Yes. But do it anyways.”

When tough times hit, get creative. 

There is no tried-and-true way of running a business during a global pandemic so it’s important to find new, creative ways to adapt to ever-changing circumstances. Bobbie Racette, founder of the tech company Virtual Gurus, saw that start-ups and small business owners were really struggling during this crisis, so she offered them free or discounted admin support. This helping hand seems to have paid off because many have since converted to paying clients and Bobbi’s business has grown 66%. Andrea Mulligan, co-owner of Sleeping Giant Brewing Company, saw her employees struggling to find childcare so they could get back to work. Seeing an opportunity to help, she opened a daycare in a part of their brewery that was previously used for events and has since opened it to other members of the community.   

Don’t let a crisis sabotage your company culture.

Staying true to your company’s core values is critical as you navigate your business through a crisis. For Maude Rondeau of Luminaire Authentik, it is important to her to design and manufacture all her products in Quebec. From humble roots in her garage to a 53,000-square-foot production and storage facility, and selling across North America today, she kept that commitment and still makes everything locally. For Evelyne Nyairo it’s being a strong role model for her daughter and her daughter’s friends. In her own words, “…If they don’t see us do it, if they don’t see us excelling, they will continue going around in circles. And there’s nothing that gives me more happiness than when I see another woman succeed. I just want to see as many women as possible build big businesses.”

It has certainly been a difficult year for businesses big and small, but amid all the gloomy headlines there have also been many inspiring examples of women entrepreneurs flourishing in their businesses and in the communities they serve. At BDC, we are here to provide the tools, advice, capital or support required to not just survive, but thrive. 

In 2018, BDC set an ambitious goal to provide $1.4 billion to women entrepreneurs to start and grow their businesses. Today, I am proud to say we reached that target ahead of schedule and continue to invest in women because they are vital to Canada’s economic success and because we see so much potential in their ability to grow and take their business to the next level. So, for any of you feeling anxiety or despair during these challenging times, I want you to know we see you and are here for what’s ahead to help you succeed. And we’re not the only ones. 

Know that your leap — or tiptoe forward — could start a chain reaction. As Evelyne Nyairo said, “Be the first to jump in, and you might just be giving someone else permission to do the same.”

How Sleeping Giant Brewing Company has planned (and pulled back on) their growth.

As Vice President and National Lead, Women Entrepreneurs at BDC, Laura Didyk used to spend most of her time traversing the country, interacting with women business owners. She’s keeping those conversations going virtually — and this month it’s with Drea Mulligan, co-founder and CEO of Sleeping Giant Brewing Company, based out of Thunder Bay, Ontario.

 

When Drea and Kyle Mulligan founded Sleeping Giant Brewing Company in 2012, she was working as a kindergarten teacher, and he was a family physician with a home brewing hobby. Armed with a business plan, a talent for brewing, and a shared passion for beer, the husband and wife team started with two taps and a hand-painted sign, and steadily grew their business into a multi-million dollar craft brewing company — and all without letting go of their original professions. 

Based in Thunder Bay, the brewery is named after the nearby Sleeping Giant, a large mountainous formation on the North shore of Lake Superior — the first of many nods to a city and region that they love. Now in a 12,000+ square-foot production facility, tap room, and event space (that has recently been transformed into a daycare) their distribution network stretches across much of Ontario and into Manitoba.  

In the five years that they have been BDC clients, we have seen them through strategic growth, a major move, ownership restructuring, and more. I caught up with Drea to find out more about her unique entrepreneurial journey, navigating the challenges of 2020, and her advice for other business owners.

 

Laura: I love your story, because it’s the quintessential entrepreneurial tale of turning your passion into a business. This all started because you and your husband were craft beer enthusiasts, right?

Andrea: Yes, we were those people who’d sit at the local bar and talk with strangers about beer, and how diverse it was, and how interesting. That’s where it started. 

Then my husband Kyle began home brewing, and things kept progressing with his passion and talent for brewing. Seeing people try Kyle’s beer, and the great feedback we got — we knew we wanted to eventually open a brewery. We were thinking, maybe we’ll do it when we retire, but we decided to take that first step of writing a business plan. Of course, the beauty of a business plan is it tricks you into saying, “Hey, I’ve got this whole plan, let’s open a business.”

Laura: So you decided to take the plunge. How quickly did it all come together?

Drea: We finished our business plan in the spring/summer of 2011. We incorporated our company in September, moved into our first location by the end of December, and sold our first growler of beer in June 2012. 

To be able to flip that in six months, and have our business up and running — some people will say you’re lucky, but I say, maybe it’s a bit of luck, but it was also a bit of common sense, focus, and a lot of hard work. We paced ourselves and were responsible. We followed our instincts. I’ll never forget when I talked to an owner of a larger craft brewery in Ontario before we opened, and he said, “Whatever your budget is, double it.” We said, “No way.” Our focus was to brew good beer, pay the bills, and make a bit of money. That was our little mantra when we were getting started. 

But people make that mistake. They want it all, and they want it all now. Our success came from being methodical while taking risks, being reserved and in control. It’s been a lot of us digging in our heels because we weren’t ready to grow faster than what we could control. We know the capacity to grow is still there — and it’s easy to get there if you’re following the growth somewhat organically, versus trying to be ahead of it. 

Laura: What I’ve noticed is that you take risks like any other entrepreneur, but you’re very strategic and intentional. Even though you knew it could and will be big, you started with the thinking that you were going to get there at your own pace.

Drea: Yes, we always had the plan to grow our business from the start. I was never afraid of failing. What made me nervous was I knew we were going to be successful. That’s not arrogance — it’s just I knew the supportive city, I knew what we were doing to bring a craft beer culture to Thunder Bay just as the resurgence of craft beer was taking off. I trusted our instincts and there was no option for failure. 

Laura: The city has always been a big part of your brand and business — from your beer names, to the local ingredients you use, to all the product collaborations you do, to giving back with Craft Cares. Was that focus very intentionally done or did it evolve organically?

Drea: In the beginning it was definitely intentional, because we love our city so much. It’s a beautiful place to live, great people — and even before we opened we knew we wanted to make Thunder Bay proud. So it started out intentional, became part of the fabric of our business right away, and it has developed organically after that. We’re now an anomaly in the brewery industry — unlike a lot of other breweries in Ontario, we sell so much of our beer out of our front door to our local community.

Laura: And you’re still active in the community in other ways, in that you’re still teaching, and your husband is still practicing. What has it been like trying to navigate two worlds?

Drea: That’s one thing I never thought about when we first opened. I never thought we wouldn’t be able to work our jobs. I’ve had to take leaves to be at the business, but I’m always torn because I love teaching. It’s not easy to manage, but Kyle and I are a good team and support each other. Our staff are also crucial to us being able to manage and grow our business while maintaining careers

I try to organize myself as best that I can. I also allow myself to not be perfect, because you can’t be when you’ve got a lot of balls in the air. I’m very open about that to my staff, I’ll let them know, I’m sorry, I can’t do this, or I didn’t get back to that specific email because I just opened a classroom during the COVID-19 pandemic. We cut each other some slack.

Our SGBC team is strong, which is really important. They understand our situation and support us, not just the brewery, but also as a couple, and as working members of the brewery. This is what everyone signed up for — to have Kyle be a physician, and he’s not there every day. He’s in contact all the time. I’m teaching, and I’m still available. Normally, I’m there right after school, or I go in on the weekends. It’s not easy, and it’s definitely not perfect, but we’re still doing it at this point in time. 

Laura: And what about with the added dimension of a global pandemic?

Drea: The pandemic was not in our business plan! I laid off 24 people immediately. The 10 people who were left, we put our heads down and we worked so hard for months and months. Kyle and I tried to put our needs after the needs of our staff, because we had to be there to support them. They supported each other, too. They didn’t argue, they didn’t complain. They did whatever needed to be done. It was a wild time, and has already made for some unique reminiscing with staff.

Now we have staff that are returning. How does the staff that lived and worked through that cope with returning staff with a different COVID experience of being at home, or being laid off? We’re still navigating those waters. I think the important thing is communication. We do our best to talk through it, to talk about what’s going on, to try to check in with each other. We try.

Laura: That’s a great segue into how you ended up opening a daycare on site. How did that new venture start? 

Drea: By the beginning of July, I was hearing grumblings from our staff about the lack of childcare options they had due to Covid-19. I’m a mom, I know how important childcare is, and what an impact it has on your family and your own ability of what you can do, and also how it impacts the development  of your children. 

Over a coffee one night I was telling Kyle about these grumblings and said, “I wish we could open a daycare.” He looked at me and replied, “Why can’t we?”   

It came together quickly from there. I held a meeting with all our employees with families, and said, “Here’s the plan. We’re going to open a childcare facility. We’re going to be unlicensed and you are going to have the priority to have your children here. I just need to know who’s in or who’s out.” 

We had already thought about how many people had to be in for us to do this, and made the decision that we only needed one. Kyle and I, our thought process was, If we can do this, we should do this. So now the Barrel House, which is our new, private event space, is also the Sleeping Giant Childcare Centre. We plan on getting it licensed, so we can have space for more children from the community. 

Laura: Outside of COVID, what have been your biggest challenges you’ve faced while navigating your growth?

Drea: To become more ‘corporate’ and to become a CEO, and what that role truly means. I’ve struggled to make an org chart; there is a hierarchy, but to put it on paper, it’s an interesting process when we are trying to maintain the grassroots of the brewery. Going from ground zero to a now multi-million dollar business with still a lot of room to grow, it’s a big responsibility and it can be overwhelming. 

That’s why it’s so great to talk with other women in business who are further ahead of me and have created large, successful businesses. And just before COVID hit, we had begun working with BDC to create a 3 year Strategic Action Plan. This alone is helping us all speak the same language and reach and strive for the same goals. Planning, organization, and follow through are essential tools for any growing business.

Laura: What advice would you give to others who are following their passion and becoming an entrepreneur?

Drea: We’ve learned after eight years that we trust our instincts. That’s my best advice: You have to trust yourself. Also, failure shouldn’t be an option. Mistakes are welcome, but when you hit a roadblock, there’s always a solution — you just have to find it. You can’t be ego-driven.

Lastly, try to take care of yourself. Every single time I drive by Sleeping Giant, with that view of Lake Superior — it’s just a little bit of a centering spot for me. As an entrepreneur, you need to find those little moments in your day where you breathe. Every time I look at it, and I look at it a lot, I’m reminded about my company and our city, and how awesome things are going and how lucky we are.  The future continues to be bright!

 

En pleine pandémie, Luminaire Authentik a repensé son modèle d’affaires en mettant l’accent sur l’expérience client.

En tant que vice-présidente et leader nationale, Entrepreneuriat au féminin à BDC, Laura Didyk passait beaucoup de temps avant le confinement à parcourir le pays pour échanger avec des femmes entrepreneurs. Poursuivant ces conversations de manière virtuelle, elle s’est entretenue ce mois-ci avec Maude Rondeau, fondatrice et présidente de Luminaire Authentik, une entreprise québécoise de création et de fabrication de luminaires.

 

Après l’obtention de son diplôme en administration des affaires, Maude Rondeau a évolué pendant 13 ans dans le monde de la mode, mais elle rêvait depuis toujours d’être à son compte. Lassée des voyages d’affaires et du peu d’occasions d’exprimer sa créativité, Maude décide, en 2015, de démissionner pour se consacrer à sa passion : la conception de luminaires.  

Depuis son domicile, Maude fonde l’entreprise Luminaire Authentik dans le but de combler une demande pour des produits stylés et originaux à prix abordable. Soucieuse des besoins de ses clients, elle a vu son entreprise croître au cours des cinq années suivantes.

Si tous ses produits sont toujours conçus et fabriqués au Québec, Maude a déménagé ses pénates du sous-sol de sa maison à un atelier de production et d’entreposage de 5 000 mètres carrés. Aujourd’hui, ses produits sont vendus partout en Amérique du Nord à des particuliers et à des entreprises, en ligne et dans trois salles de démonstration exclusives.  

J’ai demandé à Maude comment elle a réussi à développer son entreprise tout en l’adaptant efficacement pendant la pandémie afin de garder le cap.   

 

Laura : J’aime toujours parler des débuts. Comment avez-vous eu l’idée de Luminaire Authentik et comment l’avez-vous concrétisée?

Maude : J’ai travaillé pendant 13 ans dans le monde de la mode, où j’ai acquis beaucoup d’expérience en vente, en marketing et en distribution de marques. Je devais toutefois beaucoup voyager et, à 33 ans, j’en ai eu assez des déplacements d’affaires et des salons professionnels. J’étais également lasse de devoir faire les choses en me conformant à un moule. La tête pleine d’idées, j’avais toujours rêvé d’avoir ma propre entreprise. 

D’un autre côté, tous ces voyages ont nourri mon amour pour l’architecture et l’éclairage et ma passion pour le design. Forte de cette sensibilité et de mon expérience en commerce, j’ai vu une occasion d’affaires. Il y a cinq ans, le choix de luminaires abordables ayant du style était limité. Les produits étaient soit très coûteux soit très bon marché; il n’y avait pas de juste milieu. 

J’ai décidé de quitter mon emploi et commencé à fabriquer des luminaires dans mon sous-sol. J’ai rencontré quelqu’un qui m’a aidée à comprendre les éléments de la construction, et une fois bien établie sur cette assise, j’y ai ajouté une touche personnelle. 

Laura : Cette touche personnelle fait aujourd’hui partie intégrante de votre modèle d’affaires, n’est-ce pas? 

Maude : L’important, c’est l’expérience du client. Les gens sont heureux de participer à la conception de leur propre produit – qu’ils soient des architectes travaillant sur un projet spécifique ou des clients qui veulent créer leur propre éclairage de maison (avec l’aide de nos experts, bien entendu). En nous occupant de la conception, de la fabrication et de la distribution des produits, nous avons pu obtenir le bon prix et vivre cette expérience avec les clients. 

Laura : À en juger par l’état actuel de votre entreprise, cette formule a été très fructueuse. Pouvez-vous m’en dire plus sur votre parcours au cours des cinq dernières années?

Maude : Nous avons fait nos débuts dans mon garage de 65 mètres carrés et, deux ans plus tard, nous avons emménagé dans un atelier de près de 300 mètres carrés. Nous aurions pu rester là, mais je voulais ajouter un circuit de distribution, celui des hôtels et des entreprises, ce qui exigeait une accélération de la production et plus d’espace d’entreposage des produits finis. Il y a un an, nous nous sommes installés dans des locaux de 5 000 mètres carrés, dont près de 1 500 servent d’atelier. Cela a créé beaucoup de nouvelles perspectives et de l’espace pour croître.

 

« Suivez votre instinct, n’ayez pas peur et soyez épaulé par les bonnes personnes. »

 

Laura : Une telle croissance en cinq ans, c’est très rapide, non? Comment avez-vous réussi à gérer tout cela et quels enseignements en avez-vous tirés?

Maude : Il est difficile de répondre à cette question, car je dois encore aujourd’hui gérer la croissance. Mon conseil est de toujours suivre son instinct. Je l’applique tous les jours. De plus, il ne faut pas craindre de passer à l’action, car l’inaction empêche de croître. 

En début de croissance, le principal défi d’un entrepreneur est toujours l’embauche de personnel. Il n’est pas facile de trouver les bonnes personnes, au bon moment. Je suis entourée d’une équipe formidable, mais certains postes semblaient impossibles à pourvoir. Une fois que c’est fait, cependant, l’atteinte de vos objectifs est possible. C’est impossible de tout faire par soi-même. Je n’y suis pas arrivée toute seule. Mon équipe m’épaule, et je dirais que c’est le facteur le plus complexe et le plus important dans la croissance de l’entreprise.

Laura : La pandémie a-t-elle eu une incidence sur vos projets de croissance? Vous avez mentionné que vous commenciez à exploiter le marché hôtelier, mais ce secteur a été l’un des plus durement touchés par la pandémie. 

Maude : La pandémie de COVID-19 a indéniablement freiné nos projets de croissance. De grands projets avec des hôtels ont été annulés. Si je compare les projections budgétaires pour l’année et la situation réelle, c’est un désastre. Mais la comparaison ne doit pas se limiter aux chiffres. Nous vivons une situation anormale.

Les ventes interentreprises, avec les hôtels et les restaurants, par exemple, sont sur pause, mais elles reprendront – on ignore seulement à quel moment. Il s’agit donc maintenant de trouver de nouvelles façons de composer avec le changement et de nouvelles pistes d’exécution de notre plan d’affaires. J’ai vite compris que la seule façon de traverser cette crise était d’être le plus proche possible des clients. Le volet des ventes commerciales étant fermé, nous avons misé sur l’approche résidentielle.

Tous ces gens confinés à la maison ont commencé à investir dans leur espace, parce qu’ils s’y retrouvaient « coincés ». Cela nous donnait une formidable occasion d’offrir un service à la clientèle plus personnalisé et plus accessible, et de concevoir et de fabriquer de nouvelles collections de produits aptes à susciter l’enthousiasme. Nous voulions être perçus comme une entreprise locale novatrice et dynamique.

Laura : Comment y êtes-vous arrivés? Pouvez-vous nous donner des exemples de mesures que vous avez prises pour stimuler vos ventes dans le secteur résidentiel?

Nous avons toujours eu un volet de commerce électronique, mais nous avons investi beaucoup de temps et d’énergie pour améliorer grandement l’expérience des clients en ligne.

Une semaine après le début de la pandémie, j’ai compris que nous ne pouvions pas recevoir de clients, mais que nous pouvions leur proposer des visites virtuelles de la boutique. Nous pouvons maintenant joindre des clients partout au Canada par rencontre virtuelle privée avec un conseiller en éclairage, ce qui est même mieux, car nous pouvons voir leur espace de vie et leur faire des suggestions. Cela a débouché sur un modèle d’affaires auquel je n’aurais jamais pensé auparavant. 

Nous avons également créé une plateforme 3D, axée sur un outil que nous avions développé à l’origine pour que les architectes et les concepteurs puissent comprendre toutes les possibilités d’intégration de nos composants. Nous l’avons rendu plus convivial à l’intention des consommateurs. De leur domicile, nos clients peuvent à présent voir toutes les formes, couleurs et fonctions qui s’offrent à eux. Nous leur offrons 2 800 possibilités! Ils auraient la même expérience de personnalisation en boutique, mais nous l’avons recréée virtuellement, en leur donnant les outils pour concevoir leur propre éclairage et l’accès à des conseillers.

Le mariage de ces deux éléments a été la clé du succès. Cela nous a aidés non seulement à traverser la crise, mais aussi à éclipser des entreprises n’offrant pas de tels outils ou services. L’adaptation et la rapide mise en marché de ces outils et services ont demandé beaucoup d’énergie, mais cela nous donne aujourd’hui accès à de nouveaux clients au Canada et aux États-Unis.

Laura : Comment se porte votre entreprise physique? Vous avez toujours des salles de démonstration à Montréal et à Cowansville, et un nouvel emplacement ouvrira ses portes à Toronto en septembre prochain, à un moment où de nombreux détaillants réduisent leurs activités. 

Maude : Comme je le disais plus tôt, il faut se montrer stratégique et ne pas craindre de passer à l’action. Les gens travaillent à domicile, et cela deviendra la norme pour beaucoup d’entre eux. Ne voyageant pas et ne fréquentant pas les restaurants autant qu’avant, les gens ont de l’argent à investir dans leur milieu de vie. Notre avenir est dans le résidentiel. Nous devons avoir pignon sur rue à Toronto pour exploiter davantage ce marché très porteur. Les outils virtuels sont efficaces, ils nous aident à traverser cette crise, mais rien n’est comparable à l’expérience complète, qui s’est améliorée à cause de la pandémie.

À la réouverture de notre boutique de Montréal, les clients pouvaient venir sur rendez-vous seulement, et même si tout revient à la normale, nous allons conserver ces rencontres privées. L’expérience du client est bien meilleure lorsqu’il bénéficie d’un accès exclusif à toute la boutique et de l’attention complète d’un conseiller en éclairage. L’ouverture sur rendez-vous seulement signifie que nous avons besoin de moins d’espace et qu’il est plus facile d’y assurer l’hygiène.

Laura : Il semble que vous ayez réussi à créer l’expérience client que vous recherchiez, et qu’ironiquement, la pandémie vous ait montré un moyen plus efficace d’y parvenir.

Maude : Absolument. Je n’aurais jamais pensé qu’il serait plus efficace d’ouvrir la boutique sur rendez-vous seulement. Si nous regardons la conversion des ventes en boutique, c’est comme le jour et la nuit. C’est tellement bien que ce n’est pas comparable. Nous investissons le temps qu’il faut avec un client motivé, et cela porte ses fruits.

Laura : Je suis heureuse de l’entendre. Forte de vos succès jusqu’à présent, quels conseils donneriez-vous à d’autres entrepreneurs qui peinent à traverser la pandémie?

Maude : C’est simple : suivez votre instinct, n’ayez pas peur et soyez épaulé par les bonnes personnes. Entourez-vous bien et regardez droit devant.

How Luminaire Authentik made a pandemic pivot with customer experience in mind — and found better ways to do business

As Vice President and National Lead, Women Entrepreneurs at BDC, Laura Didyk used to spend most of her time traversing the country, interacting with women business owners. She’s keeping those conversations going virtually — and this month it’s with Maude Rondeau, founder and president of Luminaire Authentik, a Quebec-based lighting designer and manufacturer.

 

After earning her business degree, Maude Rondeau spent 13 years working in fashion — but she had always dreamed of being an entrepreneur. By 2015, she’d had enough of business travel and the lack of an outlet for her creative ideas, and so she quit to pursue an opportunity that aligned with her passions: lighting design.  

Working out of her house, Maude created Luminaire Authentik, filling in a gap in the market for mid-priced products featuring creative designs. By understanding and catering to her customers, her business continued to grow over the next five years.
Everything is still designed and manufactured in Quebec, though they’ve transitioned from Maude’s basement into a 53,000-square-foot production and storage facility, and now sell across North America, both to consumers and businesses, through a combination of eCommerce and three exclusive showrooms.  

I caught up with Maude to talk about how she was not only able to scale her business quickly, but also successfully pivot during the pandemic to keep her company on the right track.   
 
Laura: I always like to start with the origin story. How did you get the idea for Luminaire Authentik, and get it launched?

Maude: I worked in the fashion industry for 13 years, and I got a lot of experience with sales, marketing, and branding. But I had to travel a lot, and by 33 years old, I was fed up with traveling and doing trade shows. I was also fed up with doing things that had to fit in a box — I had so many ideas, and it was always my dream to have my own project. 

At the same time, all that traveling brought me a love for architecture and lighting, and a passion for design. Having that sensibility, plus my business background, I saw an opportunity in the market. Five years ago, we didn’t have really creative, accessible lighting design. It was either very high-end or super cheap, and right in the middle, there was nothing. 
I decided to just quit my job and started making lamps in my basement. I eventually met someone who helped me really understand the elements of the construction, and once I had that base, I was able to add in personalization. 

Laura: And that personalization is a big part of your business model now, right? 

Maude: It’s all about the customer experience. People get emotional about being a part of their own design. Whether that’s architects designing for a specific project, or customers that want to have the experience of creating their own lighting for their homes (with our experts to help of course). And by handling the design, manufacturing, and distribution, we were able to have the right price, as well as this experience with the clients. 

Laura: Looking at how your business is doing now, that formula worked really well. Can you tell me a bit about that trajectory of the last five years?

Maude: We started with just 700 square feet in my garage, and two years later we moved into a 3,000 square foot workshop. We could have stayed there, but I wanted to be able to reach out to a new channel of distribution, working with hotels and businesses — which not only required a higher volume of production, but also more room to stock the finished product. One year ago, we moved into our 53,000 square foot facility, and we’re taking 16,000 of it for the workshop. It opened the doors to lots of new possibilities, and there’s room to grow. 

 

“Follow your gut, don’t be scared, and have the right people supporting you.”

 

Laura: Doing all of that in five years is, from a business perspective, a rapid timeline for growth. How have you managed it successfully, and what lessons have you learned from it?

Maude: That’s a hard question, because even today the growth is something I have to manage. My first piece of advice is to always follow your gut. That’s something that I apply every day. Also, don’t be scared of taking action, because without taking action you’re not able to grow. 

Once you start to grow, human resources is always the first challenge for an entrepreneur. It’s not easy to find the right people, at the right time. I have an amazing team, but it was a challenge — some positions seemed impossible to fill. But once you do, that’s the key to reaching your objectives. You’re not able to do anything by yourself. I didn’t do this by myself. I have my team with me, and I would say, it’s the most challenging and the most important thing that has affected the growth of the business.

Laura: Has the pandemic affected your growth plans? You mentioned you were starting to tap into the hotel market, but this sector has been one of the worst hit. 

Maude: COVID has definitely put a pause on our growth plans! We had some massive cancellations from hotels. If I look at what the budget was for the year and what the actual situation is, it’s a disaster. You just can’t compare with numbers. It’s not a normal situation we are in.

The B2B sales, like hotels and restaurants, these I see as taking a pause — it will come back eventually, we just don’t know when. So now, it’s a matter of finding new ways to embrace the change, and finding new ways or new channels to keep up with the plan. I quickly realized that the only way to survive this crisis was to be as close as possible to our clients. On the commercial side everything was closed, so the key to our approach has been residential.

All these people at home started to invest in their own space — because they were stuck in it. For us, it was a great opportunity to be much more present than ever in terms of customer service, in terms of accessibility, and in terms of designing and creating new collections to generate excitement. We wanted to be seen as a local, fresh, and driven company.

Laura: And how did you manage that? Can you share some of the specific actions you took to foster your residential business?  

Maude: We’ve always had an eCommerce business, but we invested a lot of time and energy making big improvements to the customer experience online.

Just a week after the pandemic, I realized, ‘We’re not able to receive customers, but we can offer them virtual visits inside the store.’ Now we can reach clients all over the country through private virtual meetings with a lighting expert — which is actually better, because we’re able to see their living area and make suggestions. It opened up a business model that I would never have thought of before. 

We also created a 3D platform, based on a tool we were originally developing for architects and designers to understand all the mixing and matching they could do with our components. We tweaked it to make it more user-friendly for consumers, and now our clients can be at home, see all the different categories they can play with, change the colors — we have 2,800 possibilities! It’s the same experience they would have in store, building and personalizing, but we’ve recreated it virtually, giving them the tools to design their own lighting as well as access to expert advice.

Having these two mixed together has been a real success. It has helped us to not only survive, but also to outshine other companies that didn’t have these tools or services. It took a lot of energy to adapt and get to market so quickly, but now we’re accessing new customers across Canada and the US.

Laura: And what about your brick-and-mortar business? You still have showrooms in Montreal and Cowansville, plus a new location opening in Toronto this September, at a time when many retailers are scaling back. 

Maude: It goes back to not being scared, and being strategic. People are working from home, and a lot of that is going to stay. They aren’t traveling or eating out as much as normal, so they have money to invest in their space. Our future is in residential. Toronto is a big market opportunity, and we need to have a presence on the street to tap into it more. The virtual tools work, they are helping us to get through this, but nothing compares to the full experience — which has improved because of the pandemic.
When our Montreal store reopened it was by appointment only, and even if everything goes back to normal, we’re going to stick with these private VIP meetings. The customer experience is so much better when they have the whole store to themselves, and the undivided attention of an expert. On our end, opening by appointment only means we don’t need as big a space, and it’s easier to keep things sanitary.

Laura: So it sounds like you’ve really nailed what you want the client experience to be, and the pandemic inadvertently showed you a way to do it better.

Maude: Absolutely. I never would have thought that it would actually be more impactful to only have appointments. If we look at the conversion of the sales for the stores, it’s like night and day. It’s so good it’s not comparable. The right time is invested with the right clients, and that is paying off.

Laura: That’s great to hear. Based on your success so far, what advice would you give to other business owners trying to navigate the pandemic?

Maude: Super simple: follow your gut, don’t be scared, and have the right people supporting you. Build your team and just look forward!

How to build a multi-million dollar, inclusivity-first tech business out of an economic crisis.

As Vice President and National Lead, Women Entrepreneurs at BDC, Laura Didyk used to spend most of her time traversing the country, interacting with women business owners. She’s keeping those conversations going virtually — and this month, it’s with another Calgary-based leader with a passion for inclusion, Virtual Gurus founder, Bobbie Racette.

When Bobbie Racette first founded Virtual Gurus — a business offering remote administrative assistant services on a contract basis — she didn’t even have a website.   

Four years later, and Virtual Gurus is a thriving tech company, matching businesses with virtual assistants and freelancers using a proprietary matchmaking algorithm. The Virtual Gurus Academy trains new assistants, helping to fill their own pipeline with diverse talent. And they just launched the beta version of Ask Betty, a new by-the-task virtual service that’s integrated with the Slack app. 

A Cree-Metis woman who prides herself on building an inclusivity-first company, Bobbie says her most important goal is to create more jobs — and she’s already leading a team of about 250, with 6000 ‘Virtual Gurus’ in their database. 

I caught up with Bobbie to talk about building and scaling her business, putting her values first, and being a role model. 


Laura: I want to start by asking about your origin story. You launched Virtual Gurus in 2016 — at a time when Alberta was in its worst recession in decades — and you still managed to build a seven-figure business. Can you share a bit more about that journey?

Bobbie: Virtual Gurus was really built because of that economic crisis. The first people to get laid off in a recession are always the administrators — so when the recession hit, the administration departments of all these companies in Alberta got laid off. There were thousands and thousands of administration people running around trying to find work, and at the same time, all these businesses still needed admin people, but they couldn’t afford a full-time admin person.  

I had been laid off from my oil and gas job, my EI was running out — I really was borderline homeless at the time. I literally had $300 in my pocket when I officially started it.

In the beginning, I was the virtual assistant. I was charging pretty low rates, but I was able to pay my rent from that. Then I built the website myself. When I got to 19 clients I brought in another virtual assistant — she’s still with the company today — and we went from there, bringing on more and more. 

We only hire Canadians right now, and we hire a lot of marginalized folks. People who are often forgotten. People who want to learn how to work from home, like single stay-at-home moms who can’t afford childcare, or trans women, who felt in their previous office jobs they couldn’t be themselves. We have a mandate with hiring freelancers — the onboarding team knows it, and the freelancers applying know, because they see it on the website — that we will always be 95% self-identified women, 65% are people of color, and 45% are part of the LGBTQ+ community.


Laura: Have you had challenges scaling while also maintaining those values? 

I had to toggle a lot with the fact that we’re not offshore, so we can’t pay our workers $2 an hour, which isn’t uncommon with services like this. But that’s the whole point of me starting — I wanted to be able to figure out a way to pay a fair wage while still making good margins for Virtual Gurus. It took a couple years of playing with the pricing. 

A lot of people didn’t think that Virtual Gurus would be scalable, because how can you scale the human aspect of it? We didn’t have the matchmaking algorithm, until about a year ago. But I was determined to just keep pushing and proving that we were able to do this. I started realizing what people really needed. We built it into a two-sided marketplace, where not only are we trying to make sure we’re bringing in the clients and taking care of that, but we also recruit and take care of the virtual assistants, the freelancers, and the remote workers that manage the back end. It’s a whole community. 


Laura: And how are things going with the business lately? Has the pandemic had an impact? 

Bobbie: I just had my board of directors meeting for my Q2 update — I bootstrapped up to a million, then closed my first funding round right before COVID hit — and all my investors are extremely happy. Looking at our numbers, we’re not hockey sticking, but we’re going up nicely. With COVID, what’s happened to a lot of businesses wasn’t the case for us. 

Obviously, we took a hit too — because April was ‘hardcore panic month,’ I’ll call it. While I’m panicking, my CSM team had to deal with all of the clients panicking, quitting or needing to pause. We came up with solutions that we could provide them and said, “Try not to panic” — because once the panic mode is over, pivot mode is going to kick in. And then when pivot mode kicks in for your business, at the end of the day you’re still going to need our services. 

At the same time, we’d realized that a lot of our startup friends were taking major hits and their staff have been laid off, so we gave 110 startups free services and then we gave all SMBs 40% off for a month — which worked out, because now most of them have turned into paying clients. Our clientele went up 66%.

The main point was to help these people, so that they can keep their companies afloat. I knew we were going to take a hit — but we’re a monthly subscription service, and the thinking was that they could potentially turn into paying clients. If not, they’d fall off, and that’s fine — because in the future they’d remember when Virtual Gurus came in and helped them. 

 

It felt good to be the Indigenous Entrepreneur of the Year. It felt good to have them there to witness it. I think it was a very proud moment for my family. A very proud moment for me, of realizing my resilience. I stuck to this, I kept going, I didn’t give up. I didn’t believe the naysayers and I proved them wrong. 

 

Laura: That’s really a win-win strategy. I think it takes a savvy entrepreneur to see the value in giving their product away for free, at a time when most businesses are thinking about preserving revenue. Which is a great segue into what I’d like to ask you about next: last year you were named the Indigenous Entrepreneur of the Year and Woman Entrepreneur of the Year, Prairies Region, by Startup Canada. What was it like getting that recognition for what you’ve accomplished?  

Bobbie: I actually took my moms to Toronto for it, and they didn’t know that I’d won. It was more of a trip of giving back to my moms, thanking them for everything that they’d pushed me through. 

They would fly to Calgary for a family talk, and it wasn’t, ‘You’ve got to do this for the family, because you’re making money,’ it was, ‘This is your baby. You’ve got this.’ They knew that it was something I was passionate about. No mom wants their kid to give up on something they’re passionate about.

Taking them to the awards was my way of thanking them. It felt good to be the Indigenous Entrepreneur of the Year. It felt good to have them there to witness it. I think it was a very proud moment for my family. A very proud moment for me, of realizing my resilience. I stuck to this, I kept going, I didn’t give up. I didn’t believe the naysayers and I proved them wrong. 


Laura: You’ve talked openly about coming up against discrimination as an Indigenous, LGBTQ+, woman entrepreneur. Has it always been important to you to share that part of your story? 

Bobbie: For the first two or three years that I started, I didn’t want to share that story at all. I was very quiet about being lesbian, raised by two lesbian moms. I was very quiet about being Indigenous. If you look at any of the articles from before 2018, they don’t really discuss me being Indigenous — I just focused on being a woman in tech more than anything.

In the beginning of 2018, I started getting asked to be a mentor for Indigenous youth in business. That changed it all for me. I would do a speech in an auditorium, and they were all wanting to take pictures with me, saying, “Oh my God, it’s Bobbie Racette!” That made me realize I can’t shy away from this anymore. I have got to be loud and proud about my Indigenous culture. 

Then the same thing happened with the LGBT part of it. I got asked to speak at Venture Out. That’s where it really started. So many people said, ‘If you can do it, I can do it.’ And I was like, ‘Okay, trifecta!’


Laura: It’s wonderful that you’re embracing being a mentor and a role model. Thinking back to when you started, that few hundred dollars in your pocket, did you ever picture yourself where you are now? 

Bobbie: Honestly, five years ago, if you would have asked me if I would be where I am right now — no, absolutely not. I didn’t have a career directive. I didn’t know what I was going for. I didn’t know what I was doing. I was working as an administrator, worked in oil and gas as a safety technician. I don’t think I knew that I had it in me to be an entrepreneur. Now, when I think of it, I’m like, ‘Oh, yes, this is what I should have been doing 10, 15, or 20 years ago.’


Laura: And looking ahead, where do you hope to be? 

Bobbie: Providing work to 10 times more people than I’m providing work to now. That’s the most important part for me. 

A skincare line is thriving in the pandemic — by pivoting, and staying the course

As Vice President and National Lead, Women Entrepreneurs at BDC, Laura Didyk used to spend most of her time traversing the country, interacting with women business owners. Now working from home, she’s keeping those conversations going — starting with the founder of Ellie Bianca skincare, Evelyne Nyairo. 

 

When Evelyne Nyairo was 16, she moved from Kenya to Canada on her own. Full of ambition, optimism and courage, she managed to put herself through both a Bachelor and a Masters of Science degree with a focus on the environment and chemistry. 

A serial entrepreneur, she’s been a longtime client of BDC. In 2013, she launched Ellie Bianca — an all natural, environmentally sustainable, and socially conscious skincare line. Speaking with Eveylne, it’s clear that her now sixteen-year-old daughter Ellie provided far more inspiration than a brand name. Ellie Bianca is a company built on Evelyne’s desire to be an example to her daughter of what women are capable of, and to empower other women to succeed (from sourcing ingredients from women-run co-ops in Chad and around Africa, to mentoring other women entrepreneurs in Canada and around the world).

I caught up with Evelyne to find out how the pandemic has been impacting her business — Ellie Bianca has launched three new products since the start — and what’s keeping her motivated.

 

LAURA: Let’s start with the most important question — how are you doing? 

EVELYNE: It has been good. Business has been busy — we’ve been going non-stop, which has kept my mind off all the trouble. And I’m loving the fact that I am at home, and I see Ellie every day.

 

LAURA: I know your daughter Ellie inspired the name of your brand, Ellie Bianca, but I don’t know the whole story of how you got started in skincare. Can you share a bit of that?

EVELYNE: Well, prior to Ellie Bianca, I was running an environmental engineering company, working mainly with oil and gas clients. I travelled all over the world for projects, and on one of those trips, I found myself in Central Africa, in Chad. One of the first things I noticed was how beautiful the women’s skin looked. They were just glowing. I’ve always loved skincare products, so I asked about it, and it turns out they were using shea butter. In the south of Chad there are shea trees all over. Being the scientist that I am, I started researching shea and other species native to this eco-region, understanding the chemical properties and associated skin benefits.

Another thing I quickly noticed in Chad was how hard the women worked. They’re on the farms, they are in the market selling — and sadly, the men are on the other side of the market drinking beer. On my second trip, I had been working in the hot sun the whole day, and I asked my guide where I could buy some mangoes. He takes me to this wild mango field where the husband is sitting on the side enjoying the shade, and the kids and the mom are working. 

It is the woman who helps me, who gives me the mangoes, but when I go to pay her, my guide snatches the bill and tells me I have to pay the man, because it will be seen as a sign of disrespect if I don’t. After some protest I reluctantly did it, but in that moment I was brought back to the boardrooms right here in Calgary, where I’ve dealt with some of my own challenges. And I thought, this happens everywhere in different forms. I knew I had to do something, to start something, that was going to advance women. I thought of my own daughter, Ellie, and other young girls like her. They need to see women overcoming challenges, they need to see us rising and they will learn to do the same.

I started off sourcing shea butter from women-run co-ops in Chad, and now everything we do, from our ingredients to package design, we make it a priority to support women. We are also an all-woman team. 

 

LAURA: You launched in 2013. Fast forward to 2020, and you have a broad skincare line that you’re selling worldwide. And then the pandemic hits… 

EVELYNE: When the lockdown began, I kept getting all these notifications from Service Canada saying, ‘We are short with hand sanitizers.’ They were calling on industry to step forward, so I started to think, what will it take if I was to formulate this? I went to the office and I started putting a plan together. 

 

LAURA: What was that process like, planning and formulating and launching a new product during a pandemic? 

EVEYLYNE: There was so much to consider. Figuring out the ingredients, testing the formulation, sourcing everything for production. I needed to do costing and pricing. Figure out bottles, UPC codes, and labels. I needed to get government approval, get the NPN number from Health Canada. First and foremost, I needed to keep my team safe, so there were about seven days where I was just working by myself during the day in the office, then in the lab at night, trying to coordinate everything from financing to packaging, with people in different time zones. We had our first shipment to our distributor by April 17, and launched online on May 1. 

 

LAURA: Is that your quickest go-to-market for a product?  

EVELYNE: Yes, that was definitely the quickest product I have ever launched. It’s funny how everything came together, from my label designer to the ingredient supplier. It was just nonstop, fire after fire, but then everybody was rising up to help. UPS was working with me through the night, making calls, getting packaging from China. They made sure that at least a few of my bottles made it on the flight coming into Canada — because there was a limit of 100 kilos a day from China. I was shocked by how everyone just jumped on to make it possible for us to get those products into market.

 

“For me, I’m doing it for my daughter, I’m doing it for my daughter’s friends, because if they don’t see us do it, if they don’t see us excelling, they will continue going around in circles. And there’s nothing that gives me more happiness than when I see another woman succeed.”

 

LAURA: And you launched another new product — Radiance Serum — on April 3rd, just three weeks after COVID-19 was declared a global pandemic. I’m assuming those plans were in the works prior, so how did you have to adapt? And how did it go?

EVELYNE:  I had been formulating the Radiance Serum for the last two years, to support the physiological changes that happen as women transition into menopause. Then the pandemic hit, and suddenly I was wondering, what do we do? Do we launch the product? Do we not launch the product?”

I consulted with my team, and we agreed we just had to continue as if there was no pandemic going on. There were a few things we had to change, of course. Normally we would have a demo program going and all of that got cancelled — we quickly adapted by providing samples to stores, so they could continue to build that brand awareness for us. We had to focus on our online presence as well, and make sure that we’re providing an easy experience to buy online,  including free shipping in North America. 

It was nerve-wracking, but I kept telling myself, ‘Trust the process.’ And then our first batch sold out within two weeks. Actually, in terms of launch success, this has performed better than any other new product of ours.

 

LAURA: That’s amazing. You’ve had success pivoting quickly with hand sanitizer, and staying the course with your Radiance Serum. What do you think helped you through two great launches?

EVELYNE: It’s a few things. Like I said, trust in the process. Are you going to be scared? Yes. Are you going to doubt? Yes, but do it anyways. The plan has to continue, because ultimately, when I look on my wall, I see my targets, I see the goals. So, I keep working on the plan, adjusting it as we go, being flexible, but always bearing the targets in mind. This is a little detour, but still, the destination hasn’t changed. 

The other piece is taking care of yourself, because stress is such a big deal. I’m always taking those mental health days, going to the mountains where my phone doesn’t work, taking that step back, and thinking, I’m still strong enough, I can be resilient, there’s absolutely nothing that does not have a solution to it. 

It’s also thinking about what motivates you, which for me, is my daughter. When all this happened, I was motivated to build something that, a few years down the road, she can say, ‘You know what I saw when we had the pandemic? My mom launched this new product and this is how we survived.’ I strongly believe that young girls can not be the women they don’t see.

 

LAURA: It sounds like it really comes back to that original mission of yours, to build a brand that inspires your daughter and helps women?

For me, I’m doing it for my daughter, I’m doing it for my daughter’s friends, because if they don’t see us do it, if they don’t see us excelling, they will continue going around in circles. And there’s nothing that gives me more happiness than when I see another woman succeed. I just want to see as many women as possible build big businesses. We need to move away from that idea of, ‘I’m doing my own little thing in the corner.’  

My mother was one of the pioneers in our county in Kisii, Kenya, talking about gender equality and development for women. I don’t want her work to be in vain, in a world where we’re still talking about the same thing over and over. We have it in our power as women to take action, but sometimes we need someone else’s help to conquer that fear so that we feel more confident to actually jump in the water — somebody has to start swimming in that cold, deep water first. 

My advice: Be the first to jump in, and you might just be giving someone else permission to do the same.

 

I’m the National Lead, Women Entrepreneurs at BDC — here’s how my role has changed.

It started out as a semi-normal week. I was in Ottawa for an event, and booked for another in BC the following week — in my role, I’m accustomed to traversing the country — when I was told BDC had put on a travel moratorium, and I had to go back home to Calgary. 

That was Wednesday. By Friday, we had all of our 2,300 employees working from home. As the only Canadian bank devoted exclusively to entrepreneurs, we knew that all of our clients — as well as a broader community of business owners across the country — had just as suddenly had their worlds upended. 

Many of us, myself included, were quickly trained and deployed into new jobs to help entrepreneurs. I volunteered to be a relief loan writer, quickly filling up the time I used to spend on airplanes. Within a few weeks, we received as many loan applications as we typically do in a year. Everyone at BDC — no matter their role or title — had been mobilized to rise to the challenge and increase support. We’re doing all we can to make sure that the influx of calls are answered, online resources are available, our clients know we’re virtually here for them, and the extra capital we’re making available is getting into the hands of the entrepreneurs that need it. We have even launched a dedicated hub to help entrepreneurs navigate relief programs and access support.  

While I’m new to loan applications, throughout my more than 25 years at BDC I’ve always had the privilege of working directly with entrepreneurs. For the last five years I’ve been able to focus my energy on women business owners, and I’ve learned a lot leading the bank’s strategy to support and grow this group.  

“Another thing I’ve learned over all these years is that women entrepreneurs are persistent and resilient. It’s definitely a mindset that we all need right now — and I think it’s one that we can share with each other.”

In the best of times, women face unique challenges when starting and growing a business — from accessing capital to finding role models and mentors. Due to these and other roadblocks, women entrepreneurs earn on average 58% less revenue annually than their male peers running similar businesses. These issues are being amplified in the current economic climate, and more pressures are piling on. Many women business owners operate in the industries that have been hardest hit, like health care, wellness, and hospitality. Add on to that working from home while taking care of kids, aging parents, or both (women in Canada still take on more caregiving responsibilities, as compared to men), with the usual support systems often inaccessible. 

I know it’s challenging — which is why I’m very proud that BDC is still making it a priority to support women entrepreneurs’ success. I’m also optimistic, because another thing I’ve learned over all these years is that women entrepreneurs are persistent and resilient. It’s definitely a mindset that we all need right now — and I think it’s one that we can share with each other. 

Over the next few months, I’ll be using this column to bring you uplifting interviews with women entrepreneurs who are not only surviving this crisis, but have also started looking towards the future, finding innovative ways to thrive, and paying it forward. My hope is that these inspirational stories will help you navigate your own journey, recognize that you have a whole community rooting for you, and, perhaps most importantly, offer the belief that you can get through this, too. 

We’re nearly two months in, and I know all of us are getting a little sick of hearing that “our new normal” is an “unprecedented time,” and “we’re stronger together.” But, it’s true, we are stronger together. In my experience, it’s where the magic happens. 

Before that fateful Wednesday in March — and even more so after it — there’s power in having a network, and being a part of a community that supports and learns from each other. When women unite, they build thriving businesses faster, and now’s the time we need it most. 

Meet Laura Didyk: the National Lead for BDC’s Client Diversity Strategy

Laura Didyk

Since joining The Business Development Bank of Canada — better known as BDC, the bank for Canadian entrepreneurs — in 1994, Laura Didyk has had the opportunity to work with all types of business owners, at all stages and industries, helping them access the advice and capital needed to grow and succeed. An ally and advocate for underserved business owners and leaders throughout her career, from 2018-2020, she led BDC’s national Women Entrepreneurship Strategy which provided more than $1.4B in financing to over 5,000 women entrepreneurs over three years. Today, Laura leads the bank’s national approach to support Canada’s diverse entrepreneurs, including women, helping their businesses, and our economy, thrive.

 

My first job ever was…. scooping ice cream and making milkshakes at our neighborhood ice cream shop for the summer. In fact, the owners asked me to manage it one summer and it was my first taste of entrepreneurship and what it takes to run a business.

The best part of my role at BDC is… helping business owners reach their goals. There’s nothing more rewarding than seeing an entrepreneur move from an idea, to a business plan, to a viable business and success (and of course the whole range of emotions in between).

My proudest accomplishment is… the thousands of businesses I have helped over the years, my great marriage of 22 years, and bringing up two beautiful confident daughters.

I surprise people when I tell them… I took actuary science in university.

My best advice from a mentor was… never turn down an opportunity that is presented to you.

My best advice to women entrepreneurs is… lean on the community around you; we all want you to succeed.

The best lesson I’ve learned from women entrepreneurs is… courage and resilience.

 

“There’s nothing more rewarding than seeing an entrepreneur move from an idea, to a business plan, to a viable business and success.”

 

My biggest setback was… when she was two years old, my oldest daughter was diagnosed with Juvenile Rheumatoid Arthritis.

I overcame it by… staying positive, learning as much as I could about the disease, listening to the advice of specialists, and leaning on my community of family and friends. Today, our 17-year-old daughter is able to maintain a great quality of life and do most of the things she loves, like skiing, rowing and hiking!

The one piece of advice I give that I have trouble following myself is… don’t take on too much, it is ok to say no.

If I had an extra hour in the day, I would… take French lessons.

If you googled me, you still wouldn’t know… I love to eat! I especially love eating out and make sure that I try a new restaurant every time I eat out. It is fun for me and I love supporting local businesses!

My advice for aspiring entrepreneurs is… network, network, network.

I stay inspired by… going out and meeting women entrepreneurs.

The future excites me because… the world has realized the value in diversity. We need to seize the opportunity to make an impact.

My next step is… to work myself out of a job — because we hopefully won’t need a women entrepreneur strategy in the future.